[Critique] « L’oiseleur » – Feu! Chatterton : l’oiseau prend son envol

[Critique] « L’oiseleur » – Feu! Chatterton : l’oiseau prend son envol

Deux ans et demi après un premier album au succès fort, Feu! Chatterton est de retour avec L’oiseleur. Le groupe dandy élégant nous livre treize morceaux aux paroles et mélodies toujours aussi belles.

Feu! Chatterton, ce nom vous interpelle sûrement. Feu! Chatterton, c’est la mort du poète du 18ème siècle Thomas Chatterton, en version moderne. Parmi leurs influences, on retrouve notamment Serge Gainsbourg, Pink Floyd mais aussi Radiohead. En novembre 2015, après avoir écumé les salles parisiennes cent fois, le groupe dandy sort son premier album Ici le jour (a tout enseveli) surprenant d’énergie, de poésie et de rock intégralement en français. En découleront un disque d’or, une nomination aux Victoires de la Musique et 200 dates de concert dont un Olympia, complet. 2016 fut l’année du succès pour les parisiens toujours en costard !

 

Des paroles toujours aussi poétiques

Deux ans plus tard, Feu! Chatterton revient avec un deuxième album nommé L’oiseleur. Si l’épreuve du deuxième opus est toujours compliquée pour un groupe, lui est loin d’avoir perdu ses plumes ! L’oiseleur connaît ses prémices au cours d’un voyage en Andalousie et en Italie. Des jardins et des cimetières inspirent le groupe pour ses premiers textes aux thématiques fortes : la mort, le souvenir et la nature. Pour rendre l’album encore plus réaliste, direction les Landes pour enregistrer des sons d’ambiance dans une forêt. Enfin, retour dans un studio parisien pour peaufiner les dernières touches.

Et ça y est, voilà ! Le résultat final est épatant, leurs textes sont toujours leur principale qualité. Alors que la plupart de la scène française actuelle fuit la langue de Molière, Feu! Chatterton la réinvente et la rend belle, lyrique et poétique. Mené par le plus dandy des chanteurs Arthur Teboul, le quintet mélange toujours aussi bien les  genres. Du rock, de la pop, un peu d’électro : ça en devient compliqué de les catégoriser. Comme sur le premier album avec Côte Concorde et La Malinche, ce deuxième album a ses petits tubes rythmés et entraînants comme il faut : Grace et Zone libre. Une chose est sûre : le groupe se lâche, l’oiseau prend son envol. Les deux singles Ginger et L’ivresse le prouvent, avec un style radicalement différent mais toujours aussi puissant et une voix chaude, rauque et ensorcelante.

7/10

A écouter :
Grace, Zone libre, L’ivresse

 

Une prose rock à voir en live. Pratique, le groupe sera en concert dans toute la France à partir la fin du mois, avec notamment trois Bataclans les 9, 10 et 11 avril. Les places sont disponibles ici.

L’oiseleur sera, quant à lui, disponible le 9 mars prochain au label Barclay.

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