[Report] Woodkid : Un concert au Zenith Magistral !

[Report] Woodkid : Un concert au Zenith Magistral !

Woodkid est un incontournable de la scène française du moment. Derrière ce nom se cache Yoann Lemoine, un petit génie, réalisateur, musicien et graphiste, qui a très vite su se trouver une place parmi les plus grands. Désormais, on l’associe à Sofia Coppola, David Lachapelle, Dior, Lana del Rey, Rihanna, Lolita Lempika, Kanye West, Moby, Katy Perry… Des collaborations artistiques qui lui ont permis d’acquérir une notoriété fulgurante. C’est depuis 2011 qu’il s’est révélé comme un musicien incroyable. Son album The Golden Age était plus qu’attendu lors de sa sortie en mars dernier et c’est une salle du Zénith pleine à craquer qui l’a accueilli la nuit dernière.

[box_dark]Et dès les premières notes, c’est le frisson ![/box_dark]

La musique de Woodkid est une pop flirtant avec l’électro et les bandes originales de film, une musique forte en émotion, puissante et prenante. Quelle chance lorsqu’en plus on assiste à un concert avec un orchestre symphonique en accompagnement ! On est tout de suite submergé, on a la chair de poule. Tout a été fait pour que le son nous envahisse.
Derrière les musiciens, un écran projette des images que seul Yoann Lemoine peut produire : noir et blanc, scènes épurées, jeu de kaléidoscope, lueurs, reflets, symboles… Des lumières balayent la salle, se croisent et s’entremêlent ; les projecteurs sont autant de phares dans l’obscurité, de ponts vers le public, d’étoiles qui rayonnent et embrassent la scène. On frôle le mysticisme, on s’imagine dans une cathédrale où l’on participe à la messe .

Et le chant de Woodkid nous transporte. Bien qu’on puisse peut être lui reprocher d’être un peu linéaire, son timbre est suave, profond, feutré. Cette voix envoûtante qui donne de la douceur à chacune de ses compositions mélancoliques, et contraste à la fois lorsque les morceaux se veulent plus dur. Une ampleur qui séduit très rapidement le public du Zénith, conquis dès le premier titre.

Mais qui est Woodkid ? C’est un petit bonhomme barbu dont le style hip-hop est en parfait décalage avec ce qui se passe sur scène. Sa dégaine n’est ni faite, ni à faire et sa gestuelle n’est pas sans rappeler celle des rappeurs américain. Si la musique de Yoann se veut imposante, lui semble tellement intimidé lorsqu’il est devant ses fans admiratifs. Il s’adresse avec une émotion touchante et malgré sa timidité, on sent qu’il a envie de parler, qu’il veut partager ce moment pleinement. Alors il raconte combien il est heureux d’être là et nous remercie d’être aussi nombreux et enthousiaste. Il présente un peu son travail et parle de Brooklyn où il vit à présent. Bref, ce début de concert est une décharge émotionnelle violente qui prend aux tripes. Mais ce n’est qu’un pâle aperçu de ce qui nous attend.

Il annonce qu’il veut nous faire la surprise de nouveaux morceaux… Et le premier est une véritable électrocution qui déchaîne le Zénith. Un morceau très électro, rapide, rythmé avec quelques accent de Dub Step et une sublime orchestration qui lui donne encore plus d’ampleur. Les gradins se réveillent brusquement et tremblent ; la fosse hurle et applaudit. Et ce n’est que le début, puisque le titre qui suit n’est autre que Iron (qui a notamment servit pour une bande annonce d’Assassin’s Creed). La salle explose et saute à l’unisson. Lui, tel un môme, court de long en large, se jette sur l’avancé de scène, grimpe sur le dos de ses musiciens. Cette ambiance démentielle est communicative et même les plus réticents se lèvent. Le concert se termine sur une standing ovation plus que méritée !

Il s’excuse pour les longs remerciements : l’orchestre, les musiciens qui lui sont proches, le staff technique, le directeur artistique… il tâche de n’oublier personne. Il plaisante avec le public qui l’interpelle et lui demande de rentrer à la maison. Yoann y songe et a du mal à cacher son émotion. On le sent touché et il est très touchant. Il n’a pas envie de quitter la scène… Nous non plus. Il rappelle que son label est indépendant et que sa musique continuera d’être libre.

Alors qu’il disparaît de la scène et que nous hésitons à quitter les lieux, la salle s’éteint une dernière fois pour une séquence vidéo assez énigmatique… Quelques images toujours en noir et blanc, d’enfants en train de courir en souriant, de jouer, avec cette musique poignante en fond… Et puis ces quelques mots : The Golden Age, 2014 ! Doit-on s’attendre à un long métrage ? Suspense !

Si vous avez envie de découvrir cet artiste et de profiter de ce show exceptionnel, pas d’inquiétude :
Woodkid reprend sa tournée début 2014 !

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