Soirée In Paradisium à la Gaîté lyrique : Mondkopf

Soirée In Paradisium à la Gaîté lyrique : Mondkopf

Le 25 janvier dernier se tenait à la Gaîté Lyrique une soirée électro bien particulière où l’on pouvait découvrir le son de la nouvelle génération techno. Et les héritiers de Dave Clark et Carl Cox s’en sont on ne peut mieux sortis.

Low Jack, Andy Stott, PERC, Mondkopf ; mais celui que j’attendais passait en dernier. Autant vous dire qu’il m’a fallu patienter jusqu’à 4h du matin, mais mes oreilles n’ont pas été déçues.

Voyage entre de la house sombre, raffinée et de la techno structurée, brutale, offrant des sons venus d’ailleurs à faire ressurgir vos rêves les plus psychédéliques.

Low Jack fut le premier à se lancer sur les platines. Assez planant, avec des lignes vocales délirantes, son set proposait une house prenante et vibrante.

Puis ce fut au tour d’Andy Stott. Cette fois, un rythme plus lent, un set progressif qui fait monter la pression par palier avec un son des plus étranges, une ambiance avant tout. Par étape, on se balance et le son active les membres et les sens.

Perc a profité de l’énergie de la fin du set d’Andy Stott pour ne pas nous perdre et a tout de suite commencé avec du lourd. Un son sombre, autant capable de finesse que de brutalité indue. Un autre univers, frôlant le glauque, des sons SF, du beat qui réveille et c’est préférable pour tenir jusqu’à 4h.

Enfin, voilà Mondkopf !

Son album « Rising doom » avait été salué par la critique et depuis il s’est fait remarquer par des grands noms de l’électro tel que Agoria, Boys Noize. Sollicité à plusieurs reprises sur des festivals et évènements en 2011, il créé son propre label in Paradisium en 2012, avec lequel il produit cette superbe soirée.

Son travail est vaporeux, dense, ses inspirations métalliques et ses mélodies inquiétantes. Sur fond de film de Werner Herzog, son set commence de façon inattendue. Avec lui, on retrouve la techno primitive, celle des tout débuts, celle sans chichi, sans accessoire, un diamant brut qui n’a pas été poli. Ce qu’il cherche, il l’obtient : des gens qui dansent et se laissent emporter. Progressivement, il nous fait passer d’un univers sonore à un autre, jouant sur les basses jusqu’à nous déséquilibrer et nous étourdir. Il nous retient, nous tient en haleine avant de laisser le beat repartir. Ambiance étrange et saisissante c’est en suspension, sur une autre planète, qu’il nous laisse à 5h du matin sur un son lourd qui ne donne pas envie de s’arrêter !

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