Blackfield au Trianon

Blackfield au Trianon

Si le nom de Steven Wilson est aujourd’hui reconnu en France, celui d’Aviv Geffen n’a pas encore beaucoup de notoriété. C’est pourtant avec ce dernier que le chanteur de Porcupine Tree a créé le groupe Blackfield qu’on a pu entendre au Trianon le 6 février dernier.

Aviv Geffen est un jeune chanteur israélien, fan de Steven Wilson lorsqu’il invite Porcupine Tree à se produire dans son pays. Cette rencontre va être une révélation pour les deux chanteurs qui vont nouer une d’amitié et composer une première chanson. Ce n’est qu’en octobre 2003 que naît le groupe Blackfield, à la sortie de leur premier album éponyme. Leur quatrième album, sorti en automne 2013, Blackfield IV, a eu un accueil plutôt mitigé, ce qui n’empêche pas les fans de Steven Wilson d’attendre avec impatience son passage sur Paris. Ce dernier proclame pourtant haut et fort que Blackfield est avant tout le projet d’Aviv Geffen et qu’il n’est là que pour la production. Ce fut quoiqu’il en soit un privilège de les voir tous les deux sur la scène du Trianon.

  

Si Wilson a été annoncé en guest sur ce concert, on devine que c’est une volonté de sa part pour mettre en avant le travail de son ami israélien. Pourtant, le duo fonctionne à merveille et on apprécie leur complicité. Leur enthousiasme est communicatif et leur passion palpable. Le public est attentif, présent, pendu aux mots de Wilson lorsqu’il raconte l’histoire de sa « strato » rouge, fidèle compagne qui le suit sur tous ses projets musicaux, ou d’Aviv lorsqu’il parle de son point de vue pacifique sur le conflit israélo-palestinien.

Setlist :

Faking
Blackfield
Pills
Miss U
My Gift of Silence
Pain
DNA
Go to Hell
Jupiter
Dissolving with the Night
Where Is My Love ?
1,000 People
Some Day
Once
Summer
Oxygen
Hello

Rappel :

Glow
End of the World
Cloudy Now

Peu de morceau du dernier opus en somme.

On assiste à de sublimes moments de musique : solo de guitare de Steven Wilson ou solo d’Aviv Geffen au piano qui fait entendre sa voix si particulière. Le reste du groupe n’est pas en marge et on sent que la virtuosité des deux protagonistes entraîne les autres dans un show sans pareil. Un plaisir pour les oreilles !

 

[pullquote_right]Une rencontre incroyable, un duo sublime, une musique soignée, planante.[/pullquote_right]

Chaque annonce de titre est accueilli par des cris de joie et chaque fin de morceau avec un tonnerre d’applaudissement. Les chansons choisies sont finalement celles que tout le monde avait envie de retrouver en live et ça se sent. Le rappel tant attendu amène le concert à durer plus d’une heure et demie, pour le plus grand bonheur du public. Captivé, presque en transe, il se balance au rythme des chansons de Blackfield et frémit sur des riffs et des airs qui transportent.

Un groupe à forte portée émotionnelle, puissant et auquel on ne peut que s’attacher. Une première pour moi que j’espère ne pas être la dernière… Le groupe n’a pas annoncé de suite et on sait que Mister Wilson est un homme très occupé, alors on croise les doigts.

Mention spéciale à Petter Carlsen que j’ai découvert en première partie. Il a su hypnotiser le Trianon qui l’a écouté religieusement, saluant jusqu’à ses erreurs. Un jeune homme à la voix douce et au timbre suave que je vous recommande de suivre.

Merci à Christophe Bitton (aka Spookydae) pour les photos. Vous pouvez en retrouver d’autres sur son Flikr.

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