Best Of 2017 : les meilleurs albums de l’année selon la rédaction de JF

Best Of 2017 : les meilleurs albums de l’année selon la rédaction de JF

4 rédacteurs de Just Focus font leur bilan : chacun y va de son best of 2017, dans des registres divers. C’est le best of pour tous. D’un point de vue musical, les gens écoutent des albums de plus en plus, le streaming a encore augmenté, l’accès aux musiques partout, tout le temps, est le vecteur de toujours plus de découvertes. En voici quelques unes, vous verrez qu’il y en a pour tous les goûts.

La sélection de Piotr

Je n’ai évidemment pas la prétention d’une écoute exhaustive de toutes les sorties, de la prolifique actualité musicale m’échappent forcément quelques références non encore découvertes et qui ont virtuellement une place dans ce top. Egalement, un choix est forcément injuste, car des pointures méritantes comme les derniers opus de Gorillaz, la réjouissante fraîcheur d’Ibeyi ou de Polo & Pan ne sont pas parvenus à rentrer dans ce mouchoir de poche.  Ah, et The National, pour être franc, je ne l’ai pas écouté, non pas par manque d’intérêt, mais du fait des aléas de mes écoutes. Mais il aurait probablement mérité une petite place au vu du peu de ce que j’ai écouté. Voici les 10 albums qui, longuement écoutés, ont donc conquis honnêtement  mes oreilles, par ordre décroissant de préférence : 

10 Timber Timbre – Sincerely, Future Pollution (Indie pop)

Un bon polar rien que ce Sewer BluesTaylor Kirk et sa charmante british voice, un dénouement à la guitare, une rythmique pour le tempo relevé. Des chant d’un gars qui déchante un peu quand il parle de sa tentative de revenir vers son ancien amour, dans une mise en scène et une instrumentation impressionnante.

 

9. Kendrick Lamar DAMN (Rap – soul)

Etre « California Love » en 2017, c’est comment ? Demandez à Kendrick. Dans PRIDE par exemple, ce bijou Princier, usant d’un déhanché vocal qui bluffe, un gimmick de guitare mélancolique, un flow de briseur de cœur. Pas de chichi, ce gars là vogue langoureusement dans les traces d’Outkast, de Tupac et de Snoop Dogg, le tout dans des effluves certaines de Funkadelic.

 

8. Inna  De Yard The Soul Of Jamaica (Reggae)

Inna De Yard, c ‘est un projet lancé il  a quelques années et qui se propose de réunir des légendes du reggae (Ken Boothe, Cedric Mylton, Kiddus I, Earl Chinna Smith, Junior Murvin), des contemporains de Bob Marley qui, dans l’ombre le plus souvent, ont autant contribué à forger ce son chaud et en contretemps, fait de riddims et de toaster.  Ici, pour notre plus grand bien, des morceaux réinterprétés par les maîtres, dans un dogme consistant à jouer en acoustique, en live, dans une ambiance yard, c’est à dire dans ces jardins des arrières cours des maisons des hauteurs de Kingston. On s’élève.

7. Thievery Corporation – The Temple of I & I (Electro – reggae)

On reste dans la même veine jamaïcaine, avec cette fois une initiative de cette formation anglaise, d’habitude plus électro / trip hop. Dernièrement ils s’aiment à s’aventurer dans des terres plus lointaines – la bossa nova avec leur précédent opus « Saudade » – c’est au tour de proposer un disque majoritairement touché par une chaleur Reggae roots, avec par exemple ce True sons of Zion, déjà un classique, enjoué et salutaire.

6. Kid FrancescoliPlay Me Again (Electro)

Des marseillais qui participent de ce revival français de ce genre fourre tout qu’est l’électro – ne faut il pas parler de pop, tout simplement. Ca accroche, ça plait, c’est pas consensuel non plus, c’est pas le genre de titre qui ne fait que « pas déranger » en soirée, non, il y a un flegme, une indolence dans les textes et les arrangements qu’il n’y a pas ailleurs. Si la séduction avait un album (un titre), c’est celui-ci.

5. Blonde Redhead – 3 O’Clock (Indie rock)

Déjà 25 ans que ce groupe indé de New York mené par Kazu Makino vadrouille : du rock bruitiste à la pop spatiale, il s’en est passé des choses dans leur discographie. Leurs dernières compos, sous la forme d’un EP, réjouit de par la maîtrise, les arrangements baroques et délicats à la fois. Un touché vocal inimitable qui a été distillé dans un équilibre fabuleux, car il arrive à garder la part d’innocence tant familière du groupe.  

4. Godspeed You! Black Emperor Luciferian Towers (Post-rock)

Pas loin du quart de siècle également pour cette formation canadienne, et bien qu’évoquant le Mogwai des débuts, ne saurait s’associer à une mouvance réelle. Élévation baroque et progressisme électrique sont de mise dans des instrumentations au delà de la temporalité des tendances. Ici-bas, ils n’ont que fournir : les fans vont les rejoindre dans les cieux. GSY!BE, où comment les ténèbres de Lucifer tutoient une véritable kabbale sonore. Pensez à redescendre sur terre !

3. Ancient Astronauts & Azeem Broken Puppets (Rap)

Un groupe sorti un peu de nulle part – des allemands signés chez le label Switchstance Recordings – et une preuve éclatante de la possibilité européenne d’un hip hop old school, n’ayant rien à envier aux US, tout autant que très ancré dans les musiques actuelles. Ici un petit peu de deep dub berlinois dans les arrangements, un tout petit peu de lenteur propre au cloud rap, mais sans le vocodeur. Ailleurs, des arrangements à la fois organiques et reprenant le meilleur de la texture digitale. Le tout avec des flows qui fait accrocher l’amateur très distrait du genre que je suis. A mettre sous tous les sapins !

2. Jesus & Mary ChainDamage and Joy (Rock)

Leur album avait surpris tout le monde, leur passage à la Route du Rock fut une euphorique bouchée de madeleine de Proust. Enfin pour ceux, post-adulescents à tendance quarantenaire, qui les avaient suivi lors de leur âge d’or, celui du shoegazing punk, de leurs soubresauts rock’n roll désespéré, post Sex Pistols. Leur Damage And Joy, le 1 er album en 20 ans, ne sent même pas la sagesse : les frères Reid ne se prétendent rien de plus qu’être des guitaristes qui s’amusent, qui là entonnent un refrain enfantin avec une fille, ici se permettent un boogie-woogie. La fraîcheur de vivre.

1. Cigarettes After SexCigarettes After Sex (Rock)

Un groupe venant du Texas, une voix suave et fantomatique, une posture romantique, des notes qui se cueillent et se fondent de plaisir dans les oreilles. Les images et métaphores ne suffiront pas à exprimer l’effet, assez bluffant (un son reproduit dans le hall d’un escalier de fac, avec des échos inimitables). L’écho du chanteur Greg Gonzalez résonnera encore longtemps au moins jusqu’à la fin de la décennie. Rendez-vous en 2018 pour d’autres échos !

 

La sélection de Noucky

Cette année fut véritablement riche et il y aurait tant à dire. Habituée des salles de concert, j’ai eu l’occasion d’entendre pas mal de groupes en live et beaucoup dont j’ai fait des reports pour Justfocus. Il y a eu aussi les petit coup de cœur … Big WoolGunwood, Emel, Fabrizio Cammarata (mon chouchou) … Les groupes dont on attend des albums pour l’année prochaine comme Theo Lawrence and The Hearts …  Mais je ne voulais pas parler des EP ou des titres qui m’avaient marqué (la liste est extrêmement longue), mais bel et bien des albums que j’ai ajouté cette année à mes favoris et qui tournent depuis dans mes écouteurs au quotidien. Ici pas de classement, ni d’ordre de préférence… Juste ma liste à moi ^^

Chinese ManShikantaza (Hip hop/Rap – Electro)
Cet opus est une très grosse claque mais on n’en espérait pas moins de notre collectif hip hop électro français préféré. Au fil de l’écoute, on tripe à mort sur la qualité de la composition, l’éclectisme des samples ; un super patchwork zen et peaceful (mais pas que) et surtout groovy à souhait. Petit kiffe perso sur Liar qui bénéficie de la voix de Kendra Morris.


Mogli
Wanderer (Pop)
Derrière Mogli, se cache une jeune allemande, Selima Taibi, dont la musique m’est parvenu alors que je préparais la couverture du MaMA Event. Véritable petit bijoux de folk alternative, Wanderer est le compte rendu, le carnet de voyage d’une virée entre l’Alaska et l’Argentine, un parcours initiatique dans lequel on peut aisément se retrouver. Une belle présence sur scène !


Paradisia
Sound of Freedom (Pop)
Découvert plus tardivement dans l’année, le groupe Paradisia porte très bien son nom. C’est l’accord parfait de trois voix merveilleuses et enchanteresses ; c’est l’harmonie d’une harpe qui vient illuminer des compositions pop-folk touchantes et douces. Un vrai moment de grâce en concert !


Beth Ditto
Fake Sugar (Alternative – indé) 
Première album solo de la chanteuse de Gossip et autant vous dire que nombreux étaient ceux qui l’attendaient au tournant. Pour ma part, je n’ai pas été déçue. Elle s’éloigne progressivement du groupe et, même si on sent les influences de Gossip, sa musique électro rock est entraînante et m’a carrément donné la bougeotte. A écouter en live de préférence parce que c’est un super moment à passer avec cette pile électrique tellement fun qu’est Beth Ditto !

AnathemaThe Optimistic (Rock progressif)
12ème album très attendu du groupe de Liverpool, The Optimistic se révèle être une réussite. J’avais une petite appréhension mais qui a vite été balayée par les premiers titres et s’est transformé en un enthousiasme, confirmé par la richesse de cet album. C’est un véritable road trip nocturne, rythmé par une narration sonore qui nous embarque complètement. Avec des ambiances tantôt sombres, tantôt lumineuses comme un phare dans la nuit, Anathema continue de nous faire planer.

Nothing But ThievesBroken Machine (Rock alternatif)
Si j’avais déjà beaucoup aimé le premier album, j’ai adoré Broken Machine : plus sombre, plus mélancolique parfois, plus touchant, plus émouvant, plus intense, plus percutant, plus maîtrisé, plus… Vocalement, ça donne des frissons, musicalement, ça prend aux tripes. Une très belle évolution pour ce groupe qui, on le sent, a encore beaucoup à donner


The Noface
Chapter One (Rock alternatif)
Premier chapitre d’une nouvelle histoire pour les anciens membres de Skip The Use qui s’accompagne désormais de la voix de la divine Oma Jali (notre Skin française). La belle surprise de l’année avec un album définitivement rock, brut et puissant, efficace avec une voix soul sans trémolo. Sur la scène des Solidays, ce fut un vrai bonheur, entre la présence scénique incroyable d’Oma et le reste du groupe masqué ! Superbe entrée en matière dans ce nouveau roman dont j’ai hâte de lire d’autres chapitres

IbeyiAsh (Soul)
Depuis le mois de février on trépignait d’impatience à l’idée d’entendre le deuxième album des sœurs Lisa-Kaindé et Naomi Díaz. Leur soul est toujours marquée par leurs influences africaines, mais leurs chansons sont plus impactantes, plus engagées. Même si je regrette l’utilisation de l’auto-tune sur certains titres (dont elles n’ont définitivement pas besoin), j’ai adoré leur utilisation du discours de Michele Obama et ce mélange toujours aussi bien pensé de rythmes divers et variés, de chants harmonieux, de style. Une belle confirmation pour les Ibeyi !

Chill Bump Going Nowhere (Hip Hop)
Bankal et Miscellaneous sont de retour et ça s’entend ! Les deux tourangeaux nous ramènent sur terre pour évoquer, avec un flow toujours aussi bon, les problèmes d’actualités. Notre société passe au crible et Chill Bump met le doigt là où ça fait mal. De façon pertinente, sans concession, tout le monde en prend pour son grade. Mais ça fait un bien fou d’entendre tout haut ce que tout le monde ne pense plus assez tout bas. Coup de cœur pour le scratch à la fin de Save the Day sur des sons de jeux vidéos (geekette inside). Une tuerie en concert !

Nell – Not That Sleek (Rock acoustique)

Nell - Not That Sleek« At last but not least » comme on dit … Je voulais aussi vous parler de cette belle rencontre que j’ai fait cette année, d’une jeune chanteuse super talentueuse avec une sensibilité touchante et à la fois brute de décoffrage. Une personnalité authentique qui a su me parler dans ses chansons et sa musique. Une musique simple et pure qui ne s’encombre pas de superflu mais qui naturellement vient vous prendre par les sentiments. Vocalement, elle a une superbe palette de timbre et ne cesse de vous surprendre. Gros coup de cœur pour Teenage Dreams ! Sur scène, c’est une décharge électrique pleine de vie et d’humour. Elle sait aussi bien donner de l’ampleur à des reprises qu’à ses propres compositions. Nell est une belle personne, drôle et pleine de ressource à qui je souhaite un beau et long parcours. 

 

La sélection de Camille

10 albums qui m’ont touché. 10 albums qui m’ont accompagné majoritairement cette année dans les transports en commun, sur la route, en vacances. 10 albums qui ont marqué mon année.

The Amazons The Amazons (Rock alternatif)
Tout d’abord The Amazons avec leur premier album éponyme. Mon gros coup de cœur de cette année, l’album que j’ai le plus écouté cette année sans hésitation, même mon classement Spotify qui résumé l’année 2017 le prouve ! Leur album m’a accompagné partout avec leurs hits In My Mind et Black Magic qui me donnent la pêche et le sourire, et leur ballade Palace que je connais sur le bout des doigts. Bref The Amazons c’est mon album numéro 1 de cette année, le seul où je n’hésite pas une seule seconde sur le classement car il est tout simplement excellent en tout point.
Mon morceau coup de cœur : Palace et In My Mind !

London GrammarTruth Is A Beautiful Things (Indie pop)
Truth Is A Beautiful Things est le second album de London Grammar et il m’a conquis dès la première écoute avec le morceau Rooting For You où la voix de Hannah Reid me donne clairement des frissons. Et leurs morceaux tous aussi beaux que les autres qui ne peuvent que vous toucher par leur mélodie mais aussi par des paroles qui peuvent vous rappeler certains souvenirs ou simplement vous rendre mélancolique.
Mon morceau coup de coeur ? Big Picture que je vous recommande à l’infini !

Circa WavesDifferent Creatures (Indie rock)
Circa Waves m’avait conquis avec leur premier album Young Chasers mais avec Different Creatures ils m’ont mis une grosse claque. Ils ont pris en maturité, un second opus beaucoup plus rock tels que Wake Up mais aussi beaucoup plus personnel comme pour Out On My Own. Bref Circa Waves ont grandi et se sont clairement améliorés et on a hâte qu’il nous offre un troisième album pour nous surprendre.
Mon morceau coup de coeur ? Goodbye !

Liam GallagherAs You Were (Rock)
Ce très cher Liam Gallagher on l’aime ou on le déteste, et bien moi je l’aime à la folie et son album encore plus ! Dès la sortie de son premier single Wall Of Glass j’étais hystérique devant tant de talent, que c’était bon de retrouver Liam Gallagher en live et donc un peu Oasis également… Bref si la bouille boudeuse de Liam Gallagher et son comportement vous agace, laissez une chance à son album qui vaut le détour !
Mon morceau coup de coeur ? For What’s Is Worth !

Noel Gallagher’s Hugh Flying BirdsWho Built The Moon ? (Rock)
Deux Gallagher dans le même top c’est risqué ? Sûrement, mais étant une grande fan d’Oasis je ne peux les départager et clairement Noel Gallagher m’a impressionné avec son nouvel opus. Des morceaux très lointain du registre d’Oasis et de Liam mais un sans faute très clairement. C’est très simple après la première écoute j’étais tout simplement bouche bée : cet album m’a surpris tellement de fois et dans le bon sens, bref je recommande chaudement !
Mon morceau coup de coeur ? If Love Is The Law !

Sundara KarmaYouth is Only Ever Fun in Retrospect (Indie pop)
Encore un groupe venant de Reading qui a conquis mon coeur ! En effet après The Amazons, Sundara Karma m’a envoûté avec leur premier album Youth is Only Ever Fun in Retrospect. On y retrouve des morceaux qui ne peuvent que vous mettre de bonne humeur et une extrême envie de danser avec des refrains entraînant comme pour A Young Understanding, Loveblood, Explore, Olympia ou encore l’emblématique Vivienne.
Mon coup de coeur ? Happy family !

Declan McKennaWhat Do You Think About The Car ? (Rock indé)
Declan McKenna a enfin sorti son premier album et qu’est-ce qu’on l’attendait ! On peut y retrouver ses hits très engagés tels que Brazil, The Kids Don’t Wanna Come Home et Paracetamol. Malgré son jeune âge, avec cet opus le chanteur britannique nous a prouvé qu’il avait tout d’un grand. Je recommande chaudement cet album pour accompagner sur la route ou pendant vos révisions pour vous donner du courage ! Bref un album qui peut vous accompagner dans votre quotidien, dans votre vie et pourquoi pas la marquer aussi un peu.
Mon morceau coup de coeur ? Humongous !

Kasabian – « For Crying Out Loud »
Vous ne pouvez pas imaginer mon excitation quand Kasabian a annoncé la sortie de leur nouvel album et encore moins ma joie quand j’ai pu découvrir le premier extrait à travers You’re In Love With a Psycho ! Ce groupe britannique emblématique mené par ce duo Tom Meighan et Sergio Pizzorno qui sont tout simplement attendrissant sur scène avec leur complicité. Mais en concert ce groupe a surtout ce don de déchaîner son public et c’est juste magique et leur nouvel opus ne fait pas exception à la règle avec des morceaux qui ne peuvent que vous donner la pêche, de conquérir le monde ou tout simplement tenir votre promesse de tenir une heure en salle de sport…
Mon morceau coup de coeur ? Wasted !

Nothing But ThievesBroken Machine (Rock alternatif)
Je ne vais pas vous mentir au début Nothing But Thieves j’étais pas trop fan, leur premier album je l’ai à peine écouter. Quand ils ont annoncé la sortie de leur second opus ça m’a fait ni chaud ni froid, quand ils ont dévoilé le premier single Amsterdam je m’en fichais presque… Puis ils ont dévoilé Sorry et là ils m’ont clairement conquise tant au niveau du refrain, de la mélodie que les paroles. Du coup j’ai écouté leur nouvel album et voilà un opus que j’ai encore bien saigné cette année parce que je l’ai adoré avec de nombreux morceaux qui m’ont touché.
Mon morceau coup de coeur ? Soda qui est également le morceau préféré du groupe !

Royal BloodHow Did We Get So Dark ? (Rock garage)
Vous êtes énervés ? Vous avez des envie de meurtre ? Besoin extérioriser ? J’ai l’album qu’il vous faut et il s’agit de How Did We Get So Dark qui a signé le retour de Royal Blood cette année ! On y retrouve des morceaux très rock qu’on adore et nous rappelle leur premier opus qu’on avait adoré également. Promis le fait que le chanteur Mike soit incroyablement sexy n’a rien à voir avec la présence de ce disque dans mon classement. En effet c’est surtout surtout dû aux morceaux Lights Out, How Did We Get So Dark ou encore I Only Lie When I love You par exemple.
Mon morceau coup de coeur ? Sleep !

La sélection d’Aline

Plague From the Void End of Regrets (Brutal Deathcore)

Le premier EP (5 morceaux) de Plague From the Void est génial, mais les voir en live est encore mieux. Le groupe de brutal deathcore grenoblois déploie une artillerie lourde sublimée par des intros instrumentales qui leur donne un petit plus assez « fin », dans ce registre musical associé (à juste titre) à une ligne musicale comme un timbre de voix bien bourrins. Plague From the Void joue en première partie de Ultra Vomit le 31 mars aux côtés de Faith In Agony, et on sait d’avance que ça va secouer !! Préparer vous à un tremblement de terre à Grenoble et alentours durant la dernière nuit du mois de mars.

Lomepal – FLIP (Hip hop – rap)

Lomepal est le rayon d’arc en ciel dans une mare de pétrole cancérigène, un éclat d’étoile dans un océan de cynisme. Son rap incarne le spleen quotidien du jeune homme torturé et désabusé qu’il est, comme celui des 700 000 personnes qui l’écoutent, si on s’en tient au nombre de vue qu’à fait le single Sur le sol jusqu’à présent. J’ai trébuché sur les petites inflexions de sa voix A CHAQUE FOIS, et je ne suis pas tout à fait sur de m’en être encore très bien remise. Je n’ai rien à dire d’autre sur cet album de Lomepal : allez écouter FLIP !

Shaka Ponk –  Evol (Rock alternatif)

Je n’avais que très peu écouté Shaka Ponk depuis le succès de My Name is Stain en 2011, et pourtant, ils incarnent exactement le type de musique qui m’intrigue, un hybride de rock punk électrique et déjanté. Il m’a fallut 2017 et Evol’ pour comprendre tout ça. Evol’ est trash (War Dance, Rocksta), Evol’ est langoureux (Mysterious Way, Wrong Side), mystique et même un peu magique. On a envie de taper du pied dans un pogo et de faire l’amour sur Evol’. Et je pense que cela justifie largement qu’Evol’ est un bon album.

Arch Enemy Will to Power (Death Metal Mélodique)
Will to Power était sans doute l’album que j’attendais le plus de 2017, le deuxième album d’Arch Enemy depuis qu’Alyssa White-Gluz à pris le micro du groupe de death metal mélodique suédois.
Will to Power propose toujours de bons morceaux avec de splendides mélodies, ce qui fait unanimement le charme du groupe (Eagles Flies Alone, The World is Yours). Les thèmes qu’on aime sont bien là : volonté de s’affirmer, de prendre possession de ce qui nous a toujours échappé et d’obtenir le respect qui nous est dû. Ce qui est le plus nouveau dans cet album est l’introduction de la voix claire (Reason to Believe). Si le morceau s’intègre très bien dans l’album, je crains que par la suite le groupe penche pour plus de voix claire, Alyssa elle même disant qu’elle n’est pas contre ce procédé qu’elle a beaucoup utilisé dans ses précédents groupes…
Mais pour le moment, Will to Power, actuellement en pleine tournée à travers le monde, permet de beaux pogos, et je promets qu’on revient du concert la voix cassée et en sueur : tout ce qu’on aime n’est-ce pas?

Tagada Jones – La Peste et le Choléra (Punk)
Je dois avouer que j’ai choisi La Peste et le Choléra pour le morceau Mort aux Cons, que j’ai l’impression d’avoir entendu et fredonné (ok, « gueulé » serait un terme plus approprié mais du coup moins raffiné) depuis toujours. Mort aux Cons est le nouvel hymne du punk français qu’on attendait depuis le coup de génie de Trust avec Antisocial sorti en 1980. Il faut dire que le groupe a eu de quoi faire avec les élections présidentielles, et les propos émétisant d’un beau paquets d’imbéciles, constituant un tissu (bien noir et bien dégueu) pour ces douze morceaux très punk, très enragés ; déchirés. Spécial pouce bleu à Je Suis Démocratie. On monte le son des amplis, et on ne baisse pas la tête!

Laissez votre commentaire