La belle aura de la jeune Aurora à la Maroquinerie

La belle aura de la jeune Aurora à la Maroquinerie

Complète depuis presque un mois, la Maroquinerie accueillait ce 24 octobre la nouvelle étoile du nord, Aurora. La jeune femme a illuminé Paris de sa belle aura. Un concert dont on se souviendra !

Cette blondinette au teint de porcelaine et au sourire énigmatique a séduit progressivement la France depuis sa première apparition à l’Europavox en 2015.

Aurora, la jeune étoile de Norvège

Une voix hors du commun, proche de celle de Dolorès de Cranberries, avec le grain créatif de Bjork et un univers singulier, à la fois mystique et à peine sorti de l’adolescence…
Aurora nous a livré un superbe premier album cette année au mois de mars : All My Demons Greeting Me as a FriendSa musique est une pop envoûtante, entre innocence et clairvoyance, faussement douce et tendrement puissante, avec une portée émotionnelle qui ne nous a pas laissé insensible.

Chez Justfocus, on mourrait d’envie de la voir sur scène et c’est fait !

Un concert complet à la Maroquinerie

La salle est pleine. Elle fourmille de fans attentionnés venus en nombre pour la rencontrer ou la revoir.
Les lumières s’éteignent pour laisser scintiller l’aura d’Aurora. Dès le premier titre, Black Water Lilies, elle pose une atmosphère, elle nous fait entrer dans son univers. Winter Bird rempli la salle de sa voix qui commence déjà à hanter les têtes de tout ceux qui ont pu assister à ce concert ; un troisième titre finit de nous immerger !

Le public est attentif et enthousiaste. Déjà conquit, l’accueil réservé à la chanteuse est chaleureux. Aurora marque une pause pour échanger avec tous. Elle reçoit alors sur scène quelques cadeaux : un ballon avec un message d’amour et du thé. Elle est profite pour exprimer sa gratitude et remercier le jeune styliste qui l’a habillée pour ce concert ; il est présent dans la salle.

Aurora

Le concert reprend de plus bel avec Warrior. On vient de monter d’un cran et la Maroquinerie se met à chanter et à suivre la norvégienne avec une ferveur grandissante.

Little Boy in the Grass :

Un partage sincère et entier avec le public

Petit soucis de retour qu’un technicien vient ajuster sur scène. Elle reçoit d’autres présents et en profite pour plaisanter sur sa coiffure. Elle a cette timidité candide et simple. Sa petite voix la rend touchante et attachante. Comment ne pas craquer sur cette belle personne dont le regard bienveillant parcours la salle, se nourrissant du sourire et de la joie de chacun d’entre nous.

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Elle raconte qu’elle n’a pas prit le temps de visiter Paris qu’elle adore pourtant, qu’elle a de la chance de pouvoir voyager et souhaiterai revenir pour quelques jours de vacances dans la cité des lumières. On apprend qu’elle a pu rencontrer quelques uns de ses fans qui lui ont offert des crêpes au Nutella. Elle les remercie en leur disant qu’elle s’est régalé !

Aurora, la femme enfant avec une âme animal

Le concert se poursuit en acoustique. Elle commence par nous interpréter Animal Soul :

Instant en suspend qui se prolongera avec le titre Murder Song (5, 4, 3, 2, 1), reprit par la salle qui le connaît par cœur. Ses mains se tendent, ses bras embrassent la Maroquinerie. C’est un beau moment de complicité. Aurora sourit et dit : « Oh Thank you » avec cette douceur et cette chaleur émouvante. Elle adore le français et aime quand le public lui répond.
Quelqu’un cri alors : « Immaculée conception !« . La salle rit. Aurora n’a pas comprit, mais même si l’image est un peu forte, on ne peut s’empêcher de voir en la jeune femme cette incarnation d’une pureté troublante et authentique.

Le groupe la rejoint.
Le titre suivant est une dédicace à tout ces visages, « Because everyone is beautiful !« . Runaway :

Le morceau suivant est We Were Going to Do That et le concert prend une nouvelle intensité. Sur Under the Water Aurora devient fascinante et puissante. Il fait de plus en plus chaud dans la salle, et elle propose de l’eau à ceux qui en aurait besoin. Elle présente ensuite son groupe et réclame un tonnerre d’applaudissement pour que ses musiciens sachent aussi à quel point on les aime.

Elle demande ensuite s’il nous est déjà arrivé de nous sentir seul et qu’on ne comprenne pas pourquoi les humains peuvent si durs les uns envers les autres. C’est une thématique triste qui semble la renvoyer à ses propres blessures, à ses propres souvenirs. Elle chante alors pour que chacun se sente bien avec soi même, pour ne plus se préoccuper de ceux qui ne méritent pas notre attention : I Went Too Far !

Une fin de concert épique et un rappel religieux !

Le titre qui suit soulève des cris de joie : Running With The Wolves. Encore une fois, tout le monde connaît les paroles et les reprends en chœur. Elle remercie chaleureusement le public d’être venu et lui redit à quel point il est beau. Elle finit en apothéose avec The Conqueror. Elle danse, saute et dégage une énergie communicative. Elle invite alors quelques personnes des premiers rangs à venir sur scène avec elle pour partager ce dernier morceau.

Mais à peine sortie de scène, elle est rappelée. C’est dans un silence religieux qu’elle nous offre une dernière chanson, Through The Eyes Of A Child, comme une prière, une invitation à garder précieusement notre âme d’enfant, comme garante de notre humanité.

Comment rester insensible face à ce petit bout de femme qui, avec un seul album, parvient déjà à poser un bel univers musical et affirmer une personnalité rayonnante et attachante. Ce n’est que le début d’un chemin qu’on lui souhaite plein d’épanouissement et d’accomplissement.

Du haut de ses 20 ans, Aurora a une belle route devant elle !

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