[Review] Lenny Kravitz fait sa rentrée en Septembre avec “Raise Vibration”

[Review] Lenny Kravitz fait sa rentrée en Septembre avec “Raise Vibration”

Le sexy rockeur Lenny Kravitz revient nous parler d’amour et de haine avec son onzième opus: Raise Vibration, qui sortira demain le 7 septembre. Petit aperçu.

Un retour aux sources nécessaire

Lenny Kravitz est en forme et prouve encore une fois que son inspiration n’a pas pris une ride en dépit des doutes qui l’ont traversé, comme il l’a confié dans une interview au magazine Rolling Stone.

« Après avoir fait ça pendant 30 ans, je ne le sentais pas. Je ne m’étais jamais senti aussi confus sur ce qu’il fallait faire. Et c’était un moment effrayant. Tu ne sais pas quand ça va arriver ».

Il aura fallu qu’il se réfugie dans sa maison aux Bahamas (d’où sa mère est originaire) pour que l’inspiration revienne en pleine nuit et se décline titre après titre, jusqu’à former Raise Vibration.

Cet opus éclectique, le 11ème de notre rockeur de 54 ans, est parsemé de cuivres délirants, de beats lourds sur lesquels viennent se poser tantôt des gimmicks funky (comme sur Low) ou se crasher des vibrations électro grinçantes (Who Really Are The Monsters), de guitare rock psyché (Raise Vibration, Johnny Cash) et d’une âme africaine qu’on retrouve ici et là par petites touches (chant tribal sur la fin de Raise Vibration, percussions sur Who Really Are the Monsters et The Majesty of Love).

Autant de couleurs pour façonner ce tableau qui vient nous parler du Yin et du Yang, où Lenny s’interroge sur l’état du monde actuel et transmet que notre salut se trouve dans la seule alternative possible : l’Amour.

Raise Vibration, en quête d’amour et de bienveillance

Alors que le premier titre de ce 11ème opus, We can Get It All Together sonne comme un appel à la délivrance, la suite de l’album va osciller entre dénonciation du pire chez l’Homme et hymne à l’amour.

Tandis que Low est une petite pépite funk qui s’adresse à un amour exclusif (notre préférée de cet album soi-dit en passant), Who Really Are the Monsters, sans transition se veut plus agressif, mélange funk électro aux vibrations sourdes sur lesquelles Lenny va pointer son lazer  » Who really the monsters, maybe it’s time to stare  »  » It’s all about the money / It’s all about the fame / It’s all about control / It’s all about the Game”.

 
 

S’ensuivent Raise Vibration, injonction rock et Johnny Cash : une mélodie peace qui commence sur une touche funky et se pose vite en ballade sur des accords simples de guitare.

On reste dans la mélodie simple avec Here To Love qui se pose sur quelques accords de piano. Lenny y appelle à s’unir dans une paix bienveillante de façon presque naïve, mais sans artifice « We are here to love, there’s no room for hate, We are just one human race, We are here to love, there no time to waist anymore- we must all unite

Avec It’s Enough, un titre long de presque 8 minutes, Lenny Kravitz s’insurge et exprime sa colère contre l’état actuel du monde, en proie à la haine raciale, aux attentats, à la destruction. « J’en ai marre du racisme. J’en ai marre de la guerre. J’en ai marre de la destruction de l’environnement, de nos leaders mondiaux malhonnêtes. Nous devons nous remettre sur les rails pour aller de l’avant grâce à une meilleure compréhension » explique-t-il dans un communiqué. Un titre aux résonances funk résolument engagé et conscient, porté par un clip concentré de scènes réelles de violences insensées et de destruction massive à vous retourner l’estomac.

 
 

Puis s’enchaînent 5 More Days ‘Till Summer (pas le plus fou de l’album) et The Majesty of Love titre funky. Gold Dust et Ride sont plus habités et nous embarquent dans les hauteurs, tout en rock et pop aériens : tandis que Gold Dust débute sur fond d’inspiration Gospel, Ride plane tranquillement et en douceur sur des cordes au-dessus des nuages.

I’ll Always Be Inside Your Soul clôt cet album sur une note sensuelle et calme.

From Raise Vibration to good vibrations

En conclusion, à 54 ans, plus beau et sexy qu’il ne l’a jamais été, Lenny se montre aussi toujours doué pour nous ravir les oreilles avec quelques petites pépites bien senties et bien qu’à notre sens on pourrait laisser quelques titres de côté on pourra dire que Raise vibration succède dignement aux précédents opus de l’artiste. Notons que, comme à son habitude, en musicien accompli il a composé lui-même la quasi-totalité de cet album et joué de la plupart des instruments (à l’exception des musiciens d’instruments à corde et de son ami de longue date le guitariste Craig Ross).

Il nous réserve encore bien des surprises avec la venue d’un prochain album sur lequel il travaille actuellement, annoncé comme complètement différent et totalement imprégné de funk. A ce qu’on en sait pour le moment, Lenny y travaille en collaboration avec George Clinton, Allen Toussaint, Fred Wesley et le Guitariste de jazz Kenny Burrell.

En attendant cette sortie, on vous laisse découvrir Raise Vibration, disponible dès demain !!

 

Suivre Lenny Kravitz sur Facebook

Suivre Lenny Kravitz sur Twitter

Laissez votre commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.