[Review] « Fortress », le nouvel album d’Alter Bridge

[Review] « Fortress », le nouvel album d’Alter Bridge

Le 4e album d’Alter Bridge, Fortress , est enfin sorti et je me suis précipitée dessus lundi midi pour pouvoir vous en parler. Autant vous dire qu’aujourd’hui, dans la confusion et la prolifération des groupes de rock ou métal, il est de plus en plus difficile de faire la part des choses. Mais Alter Bridge fait partie de ces valeurs sûres et c’est pourquoi cet album était plus qu’attendu. Voici donc une petite review pour vous mettre l’eau à la bouche.

Le premier titre surprend : guitare acoustique, sonorité quasi hispanisante… Est-ce qu’on se serait trompé de disque ? Ou serait-ce un retour au tout début du groupe ? Mais soudain la force et la puissance des rifs de Mark Tremondi attaquent. Pas d’erreur, on est bien sur un album d’Alter Bridge. La voix de Myles Kennedy semble nous chanter un hymne. Cry of Achilles est ce que le groupe a trouvé de mieux pour nous introduire dans leur forteresse. Cette chanson se veut, d’après Mark, représentative de l’album et du travail qui a été fait dessus.
Tout comme Isolation sur le précédent opus, Addicted to Pain fut un excellent moyen de lancer les hostilités, et lorsqu’on découvre la suite du disque, on comprend pourquoi il s’est imposé comme premier single. Ce morceau énergique donne le ton !

On enchaîne sur Bleed it Dry, punchy dès l’intro, qui peut rappeler la fougue d’un Metalingus. Pourtant, la suite est assez inattendue et prenante à la fois, avec des variations de rythme et un passage plus doux. Mark Tremondi nous offre sur ce titre un solo incroyable !

Lover est un morceau important dans cet album, plus intime. D’après le groupe, il est là pour poser un peu les choses, adoucir la dynamique. L’idée était de proposer une chanson plus sombre et mélancolique. C’est la préférée de Myles Kennedy qui a hâte de la jouer en live… J’avoue que moi aussi, j’ai hâte de l’entendre murmurer le début du morceau.

Le titre suivant, The Uninvited, n’était pas un favori et devait probablement finir en B-side. Mais il a subit des évolutions au cours de la production qui l’ont transformé, à la surprise générale, en quelque chose de complètement différent. Il a fini par rejoindre la tracklist et il fonctionne bien.

Dans Peace is Broken, les voix de Myles et Mark s’accordent merveilleusement bien, et ils ont tous deux confessé être très excités à l’idée de la jouer en live. Ils ont eu beaucoup de fun à l’enregistrer. Et ça se sent !

Calm the Fire est la chanson engagée de l’album. Ici, on parle de racisme et de la violence des mots sur Internet, sujet pesant qui a marqué le chanteur ; il semblait important pour lui d’en parler. L’intro est impressionnante, avec la voix planante et spirituelle de Myles, comme une prière.

Water Rising fut un vrai challenge pour Mark Tremondi qui, pour la première fois, prend complètement le lead vocal, même s’il avait déjà commencé dans le précédent album. Il est apparu comme évident à Myles que cette chanson devait être chantée par le talentueux guitariste d’Alter Bridge.

Farther than the Sun est un appel à se libérer, à sortir de sa boîte, du moule dans lequel la vie parfois nous emprisonne. Une sorte de cri pour inciter chacun à s’accomplir. Au départ, Cry a River n’était qu’un bon riff, original, créé par Mark sur lequel la chanson est venue émerger progressivement. Le groupe dit avoir beaucoup de plaisir à la jouer. Enfin, arrive LA ballade de l’album : All Ends Well. Composée au départ pour les fans, le groupe a pris conscience de l’importance de ce type de morceau dans leurs disques. Une mère répond aux questions de son enfant, le rassure sur ses craintes. Ici, Myles s’est inspiré de la sienne. Douce comme une berceuse, puis poignante, cette chanson nous incite à croire en nous-même.
Le disque se termine sur le titre de l’album : Fortress !

Plus expérimental, plus épique, c’est un voyage, une façon de montrer le chemin que le groupe a parcouru jusqu’ici et sa façon de se renouveler. Musicalement plus aventureux, c’est dans une ambiance mystérieuse que ce referment les portes de la forteresse d’Alter Bridge, entre un chant sublime et un solo tripant !

Belle réussite donc pour ce groupe qui tient la barre et ne cesse de nous ravir. Pas de convenance, pas de « revu et corrigé » : un son propre, soigné et innovant. Ce sera donc un pur bonheur de les revoir sur scène le 24 octobre prochain au Zenith de Paris !

[vsw id= »sAYrAu-jnMY » source= »youtube » width= »575″ height= »344″ autoplay= »no »]

2 Comments on this Post

  1. Lougarou du siècle

    J’ai bien aimé l’article!

    Répondre

Laissez votre commentaire