Daft Punk: Random Access Memories

Daft Punk: Random Access Memories

On ne présente plus ce duo électro parisien, internationalement reconnu depuis leur premier album en 1997, Homework.  Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo, les deux hommes robots nous livrent, 8 ans après la sortie de Human After All, leur dernier album : Random Access Memories, très attendu par les fans ! Déjà tous excités lors de la mise en ligne d’un extrait de 15 sec, nous avons été nombreux à nous ruer sur le single Get Lucky et on découvre enfin les derniers bijoux des Daft Punk.

Fan de la première heure et ayant une net préférence pour Homework et Human After All, j’ai tout d’abord été surprise par le parti pris du groupe. Je trouve qu’on se rapproche un peu de ce qu’ils avaient proposé pour Discovery en 2001, même si ce nouvel album à un côté plus old school que les précédents. Curieusement, j’ai eu une petite appréhension à la première écoute, mais j’ai vraiment pris plaisir à écouter ce nouveau son de Daft Punk. Un côté disco/funk qui donne une touche gaie et positive plus que nécessaire en ces temps grisâtre et difficile, un côté retro-gaming qui ne peut que flatter mon côté geek, des morceaux dansants dont certains me font même penser à d’anciens génériques de dessins animés. Mis à part quelques morceaux un peu mous (notamment celui avec Chilly Gonzalez), l’ensemble se tient et donne une nouvelle tonalité au travail du duo. L’utilisation de sample est devenue un véritable jeu et certains s’amusent maintenant à rechercher leurs références. Et en cadeau « Bonux », cet album bénéficie de featuring plutôt sympa et qu’on savourera comme la présence de Nile Rodgers à la guitare et Pharrell Williams (du groupe N.E.R.D.) au chant sur plusieurs titres, Julian Casablancas (le chanteur des Strokes qui participe à l’excellent morceau Instant Crush).

Random Acces Memories est un album qui détone mais dont on ne peut plus se passer une fois adopté. Un vrai hommage à la musique des années 70/80 qui rendra un peu nostalgique ceux de ma génération et plaira aux autres pour son côté planant et vintage. Un gros coup de cœur pour 2 titres en particulier : Lose Yourself to Dance et Contact (qui est plus proche de ce que j’apprécie le plus chez Daft Punk – ce mélange de genre, ce côté évolutif, cette montée en puissance et cette super énergie, puissante, qui prend aux tripes).

Il ne reste plus qu’à guetter une date pour un live et se jeter sur les places qui partiront sans doute en un temps record ! Soyez prêt !

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