AaRON au sommet avec un Yoyo complet et en folie

AaRON au sommet avec un Yoyo complet et en folie

Du haut de ses 3 albums, le groupe AaRON a véritablement triomphé mardi 27 septembre au Yoyo de Paris. Une salle comble et conquise qui a célébré dignement le duo français.

Cela faisait 4 mois que ce concert s’annonçait complet et il a fallu jouer un peu des coudes pour trouver une place. Le Yoyo, situé au pied du Palais de Tokyo était plein à craquer et le public trépignait d’impatience.

Simon Buret et Olivier Coursier ne se sont pas fait désirer longtemps. A peine monté sur scène, ils proposent deux de leurs nouveaux titres : Magnetic Road et Onassis. Une belle mise en bouche que électrifie les fans. Et ce n’est qu’un début, puisqu’ils poursuivent avec Blow, un des titres phare de leur premier album, devenu incontournable. On s’emballe et on vibre sur une version légèrement plus pêchue.

Le show s’annonce de très bonne qualité et va se poursuivre merveilleusement bien. On sent que les arrangements sont plus électro, plus sombre. Les beats profonds donnent une nouvelle puissance et amplitude à leurs titres. Le Yoyo est totalement euphorique ! Petit clin d’œil à leur deuxième album, Seeds of Gold.

Simon est déjà à fond et donne tout ce qu’il a ; il communique allègrement avec le public et s’enthousiasme de ses réactions. Il se félicite pour avoir réussi à remplir la salle bien avant la date du concert et exprime sa joie et sa gratitude. Le morceau qui suit incite à cultiver sa différence et garder ce qui rend chacun de nous unique, mais aussi à se rassembler comme ce soir. Il plaisante sur le fait qu’il y a d’ailleurs sûrement beaucoup de proximité dans la salle. On effet, on est plutôt serré et il fait bien chaud. Il entonne alors Ride On !

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Simon continue de chauffer la salle à blanc. Le concert bat son plein lorsque le titre O-Song commence. C’est ensuite au tout de Amr your eyes de s’élèver avec grâce ; le morceau monte progressivement en intensité. On prend alors conscience qu’une superbe mise en lumière a été réalisée et on salue le travail des techniciens

Le duo AaRON nous fait donc voyager entre les différents albums mais avec un son qui semble plus brut, plus intense d’une façon générale.

Simon demande alors : « Qui sait faire du Yoyo ?… Bon ok elle est nulle, je m’étais promis de pas faire de blague de merde… » C’est raté ! Il nous raconte alors comment ils ont découvert cette salle pour la première fois, lors d’une soirée étrange où de nombreux danseurs, assez dévêtus semblaient partager de tendres moments amoureux dans la moiteur d’un événement électro. Ils sont alors ressorti avec une impression bizarre sans savoir que quelques mois plus tard, il serait décidé que leur tournée passerait par là.

La chanson suivante est parle d’amour fou, de l’importance de partager ses sentiments : « Et tant pis si on a mal, ça prouve qu’on est vivant ». A Thousand WarsOlivier à la guitare et Simon au chant, seul sur scène. Cette version acoustique donne des frissons. Un silence religieux les accompagne, suivi un tonnerre d’applaudissement.

Simon annonce ensuite « Souvenir d’un premier rendez-vous qui dure un peu » : U-Turn (Lili). C’est grâce à ce morceau qu’on les a découvert et c’est non sans étonnement qu’on lui découvre un nouvel arrangement ; ça ressemble à du Massive Attack et la partie piano est remplacé par un son de synthé plus acide, plus tranchant.

Les autres musiciens reviennent et le concert reprend sur des titres plus récents. Le beat lourd donne alors plus de profondeur, et on se retrouve avec des passages complètement planants comme Invisible Stains. Ils sont ensuite accompagné par KCPK sur Blouson Noir. Une belle surprise !

Simon partage ensuite la salle en deux et joue avec le public avant de le faire participer activement en le faisans chanter. Ces cris libérateurs poussés à l’unissons par une moitié, puis l’autre et enfin le Yoyo au grand complet sont le point d’orgue de ce concert. Simon, comme un chef d’orchestre s’en donne à cœur joie !

Le duo a en tout cas clairement gagné en présence scénique. Ce nouvel album leur donne une occasion de jouer encore plus avec leur public et de l’entraîner avec des titres plus dansant.

Le concert se termine sur We Cut The Night avant un premier rappel de 4 autres titres. Parmi ceux là, Shades of Blue avec un magnifique jeu de laser et une fin en apothéose ; puis le très attendu The Leftovers qui enflammera complètement la salle.

A notre grande surprise, Simon et Olivier reviennent sur scène pour un deuxième rappel. Une reprise de Ride On où il demande au public de participer pour faire « les cris de loups ».

Une superbe soirée donc et un concert exceptionnel pour un groupe français à part et qu’on apprécie beaucoup. On est à présent très curieux de savoir à quoi ressemblera lors prochain concert parisien dans la très estimée Salle Pleyel… Peut être quelque chose de plus orchestral ou acoustique ? A suivre…

Photos : Antony GOMES

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