Les quatre saisons de Tida : Voyage imminent au cœur du manga

Les quatre saisons de Tida : Voyage imminent au cœur du manga

Note

Les quatre saisons de Tida : Voyage imminent au cœur du manga

Dessins

Variété

Prix

Summary:
Un oeuvre sublime magnifiée par un artiste talentueux.

77%

Un artbook puissant et magnifique à la fois

Les éditions Asiatika nous avaient ensorcelés grâce au roman Graphique « Cassandra ». Aujourd’hui, elles frappent à nouveau un grand coup avec Les quatre saisons de Tida , un artbook qui ravira le cœur de tous les fans de manga.

Une œuvre, un auteur :

Anaibar Tida commence à dessiner dès sa plus tendre enfance. Passionné et perfectionniste, il est aujourd’hui un portraitiste de talent qui n’hésite pas à offrir des œuvres atypiques et marquantes. Féru de manga, l’artiste nous plonge dans l’univers de ces seinen qui ont su marquer les esprits : Naruto, Bleach, One Piece, Hunter X Hunter … Il y en a vraiment pour tous les goûts.

 

 

 

Tida dessinateur_03

L’auteur présente une série de portraits à nous couper le souffle. Les dessins sont captivants, travaillés avec précision. Aucune fausse note ne vient ternir cette pléiade de personnages intrigants que l’on redécouvre au fil des saisons. Les émotions évoluent, les visages se transforment, les couleurs se diversifient … mais chaque œuvre est différente et nous raconte un moment de vie de ces héros souvent méconnus. En effet, Anaibar ne met pas forcément en avant les protagonistes des manga évoqués ( tels que Naruto, ou Luffy). Au contraire, il a fait le choix de présenter ceux auxquels on ne s’intéresse pas forcément de prime abord comme Danzo, Jiraya, Madara mais aussi Shank de One Piece et Grimmjon de Bleach.

 

Les quatre saisons de Tida : Un Artbook sobre, puissant et novateur.

 

Sobre, élégant, percutant. Tels sont les mots que l’on pourrait utiliser pour décrire « Les quatre saisons de Tida ». Le dessin de la couverture nous annonce la couleur. Ce couple enlacé aux traits délicats attire l’œil comme une photographie prise sur le vif. La douceur des couleurs, les émotions retranscrites nous donnent envie d’en voir bien plus. Cette œuvre, première de toute une série, nous promet déjà un voyage contemplatif dans un univers captivant marqué par des portraits saisissants et réalistes. Ce « tout » presque sublime nous révèle d’entrée de jeu, le talent de l’artiste.

445

Les saisons défilent mais ne se ressemblent pas. Chacune d’entre elles a sa particularité. Le printemps semble doux, ses couleurs sont chatoyantes et vibrantes. L’été suit cette continuité même si les personnages paraissent bien plus malicieux, plus provocants aussi. Oroshimaru vous sonde de son regard impénétrable. Il en est de même pour Obito et Grimmjon … Toutefois il apparaît aussi quelques portraits plus pudiques qui détonnent avec ceux que l’on vient d’évoquer : Asuma et d’Obito, qui bien que colorés nous font ressentir quelques sensations nouvelles. En automne, les sourires disparaissent au profit de regards percutants. Le Rinnegan d’Obito nous ensorcelle, la pupille de Gaara nous fixe avec obstination tandis que les yeux d’Ulquiorra nous désarment en un coup d’oeil. Les couleurs bien que chaudes se refroidissent instantanément quand l’hiver arrive. Il apporte avec lui des dessins glaçants : La mort d’Itachi dont les traits durs et les ombres troublantes ne nous laissent pas indifférents. Les personnages mis en avant sont pour la plupart regrettés. Le réalisme de ces visages est d’autant plus saisissant ; Jiraya n’a jamais paru aussi vivant, aussi humanisé. Il en est de même pour Tobirama Senju, le second Hokage de l’univers Naruto et Isaac Netero du manga Hunter X Hunter.

tida1

Notre avis :

Anaibar Tida nous fait redécouvrir les héros de nos œuvres favorites. Ses dessins nous transportent au delà de ce que nous avons déjà pu voir de ces manga. Il humanise avec brio, fait passer des sentiments sans le moindre souci. Les pages défilent devant nos yeux ébahis.  Les portraits se suivent mais ne se ressemblent pas … Ils nous offrent à voir mais aussi à ressentir ! J’ai réellement apprécié le travail de l’auteur, sa manière de coloriser, d’ombrer, de transmettre des émotions.  Les coups de cœur pour son travail sont si nombreux qu’il serait difficile d’en choisir un seul. Shanks ( pour le printemps ) est scandaleusement beau et si réaliste qu’il en devient presque désarmant. Tout comme Grimmjon et  Jiraya qui nous titillent par des noirs et blancs maîtrisés et des expressions intéressantes.

les-quatre-saisons-de-tida-5-

Les plus :

  • Le réalisme qui fait parfois penser à des portraits photographiques.

  • Une colorisation parfaite.

  • Les différents univers abordés.

  • Les fusions atypiques entre personnages et célébrités. Nous retiendrons celle d’Itachi et d’Angelina Jolie à la fois osée et innovante ainsi que celle d’Oroshimaru et de Michael Jackson. A voir.

  • Le prix plus que raisonnable.

Les moins :

  • Ce classement en saison qui peut en troubler certains.

  • Des doubles pages magnifiques mais difficiles à apprécier.
  • L’absence de paysages : L’artiste étant portraitiste, ce n’est pas plus gênant que ça.

Si vous désirez en découvrir davantage sur le magnifique Artbook de Tida, rendez-vous sur le site de la maison d’édition ou vous pourrez trouver de beaux trésors comme le roman graphique « Cassandra » que nous vous avons déjà présenté la semaine dernière.

 

Laissez votre commentaire