Critique « White Coffee » de Sophie Loubière : une suite décevante

Critique « White Coffee » de Sophie Loubière : une suite décevante

Critique « White Coffee » de Sophie Loubière : une suite décevante

Personnages

Histoire

Rythme

Summary:
Une suite décevante et inexploitée

37%

Décevant

Après un Black Coffee très remarqué, Sophie Loubière revient, trois ans après, avec ce White Coffee. Une suite qui ne fait pas l’unanimité parmi les lecteurs… 

Qui est Sophie Loubière ?

Sophie Loubière est née à Nancy en Lorraine. C’est une romancière, journaliste et productrice de radio française. Elle a reçu le prix SACD Nouveau Talent Radio en 1995. Afin d’être la plus réaliste possible, elle est partie sur la Route 66 avec sa famille. En effet, l’histoire se déroule le long de la Mother Road.

ATTENTION, SI VOUS LISEZ LA SUITE DE CET ARTICLE IL CONTIENT DES SPOILERS SUR BLACK COFFEE AINSI QUE SUR WHITE COFFEE.

Une suite décevante…

En effet, le premier tome nous a tenu en haleine et nous a rendu impatients à l’idée de lire la suite.On pouvait s’attendre à ce que le personnage de Pierre Lombard soit développé et qu’on en apprenne plus sur sa vie avec le tueur. Qu’on découvre qu’il n’avait pas été un otage mais un compagnon de meurtres par exemple. Cependant, on reste réellement sur notre faim concernant ce personnage. Notamment, lorsqu’il parle seul de cette fille qui ne voulait jamais se taire.. De plus, « l’escapade » de Pierre et son fils en forêt arrive un peu comme un cheveux sur la soupe. On ne comprend pas vraiment d’où vient cette escapade, ni le but et ce que comptait faire Pierre, enlever son fils ? Et la mort de Gandalf ! On aurait aimé qu’il survive et qu’il protège Gaston… Avouons que ce Gandalf était très attachant. 
 
L’enquête de Desmond à Chatauqua est intéressante et révèle la situation actuelle de beaucoup de personnes aujourd’hui. Elle montre aussi jusqu’où certains sont capables d’aller par amour et d’autres par haine. Cependant, on se mélange vite avec les histoires des personnes vivant à Chatauqua et ce club de femmes. On perd vite ses repères et il est difficile de s’y retrouver parmi toutes ces dames. De plus, nous changeons souvent de localisation en passant de Nancy aux quatre coins des Etats-Unis. Il en est de même sur la temporalité, il est difficile de savoir si ce sont des événements du passé ou actuels.  
 
Enfin, on pouvait s’attendre à ce que Lola et Desmond parte vivre ensemble aux Etats-Unis avec les enfants. Encore mieux, imaginez si ce couple travaillaient ensemble sur des enquêtes. Ainsi, un épilogue racontant ce qu’il se passe quelques mois plus tard aurait été idéal. Pour terminer, qu’en est-il de l’idylle entre le beau policier et la fille de Lola ? 
 
 

Résumé

Pierre Lombard n’a qu’une hâte : quitter les États-Unis, retrouver sa femme et son fils. Effacer l’ardoise de ces quatre années passées sur la Route 66 dans l’ombre d’un tueur en série, dont il a malgré lui écrit les mémoires. Bourré de remords, il se sent prêt à tout pour reconquérir Lola et Gaston. Mais cette dernière ne l’a pas attendu, et son cœur bat désormais pour Desmond. Retenu par des conférences dans la petite ville de Chautauqua, celui-ci assiste à des événements étranges, morts suspectes et autres disparitions d’objets énigmatiques, tandis que Lola le presse de revenir en France.

 

En conclusion, l’auteur n’a pas exploité le potentiel de l’histoire et nous laisse sur notre faim avec l’impression d’avoir abandonné certaines pistes mises en place au début du roman.

1 Comment on this Post

  1. Chère Alexia, vous n’avez pas aimé lire ce livre, aucun souci. Les goûts et les couleurs…
    Cependant, si vous le permettez, je glisse ici, pour tempérer la vôtre, deux autres avis – 2 critiques rédigées par des critiques littéraires :
    Celle-ci parue dans Rolling Stone et signée Xavier Bonnet : « Ainsi voudrait-on nous faire croire que ce White Coffee est la suite du Black Coffee qui nous avait tant enchantés il y a plus de trois ans? Comme si les choses pouvaient être aussi simples. Car si les protagonistes sont peu ou prou les mêmes, les cicatrices ouvertes le long de la Route 66 dans le premier volet – disparition, kidnapping, sériai killer – sont ici l’occasion, au-delà d’une trame de polar sous-jacente, d’une peinture des sentiments et de leur complexité, plus captivante encore Les doutes et les angoisses de ces personnages deviennent nos compagnons de nuits blanches autant que la toile de fond.  »
    Et celle du quotidien du Luxembourg:
    « Avec ce White Coffee, volontaire- ment déconstruit et toujours parfaitement maîtrisé au long de plus de 600 pages, Sophie Loubière signe un roman vif dans lequel se bousculent, se mêlent nombre de genres : la littérature romanesque, le roman policier, l’étude de mœurs… Un livre à lire en écoutant Lena Horne, Peggy Lee, John Coltrane, en fredonnant On the Road Again de Canned Heat tout en buvant un «white coffee»… »
    Et je vous invite à visiter le blog consacré à la préparation de White Coffee et à son écriture: vous y découvrirez que je travaille sur des faits réels (le massacre de Villisca, la disparition d’une serveuse dans le désert de Mojave, April. P) et décors réels.
    Je vous souhaite de bonnes et passionnantes lectures.
    Sophie

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