Street Fighter 30th anniversary collection : une compilation, le minimum syndical

Street Fighter 30th anniversary collection : une compilation, le minimum syndical

On se rend bien compte que Capcom est loin d’abandonner sa licence phare de versus fighting : Street Fighter. Et pour cause, ça marche ! Les fans de la licence répondent toujours présents. Et avec Street Fighter V, on remarque que l’actualité du jeu est toujours bien présente avec sa boutique de costumes (assez abusée) et ses season pass de personnages à n’en plus finir. Il faut bien dire que le capital nostalgie est plus que jamais présent autour de Ryu, Ken et tous les autres. C’est justement de nostalgie dont il est question aujourd’hui avec Street Fighter 30th anniversary collection, une compilation ayant pour but de faire vibrer les fans de la première heure. Il est vrai que Street Fighter 2 sur super nes a été un des jeux de baston les plus vendus de tous les temps. Je me souviens ainsi avoir risqué la tendinite à force de taper des Hadoken et des Shoryuken quand j’avais 8 ans sur Super Street Fighter 2 : Turbo. Oui, car des versions, il y en a eu. Et ce n’est pas moins de 12 jeux qui sont proposés ici. Que vaut cette compilation ? On va voir ça !

Street Fighter 30th anniversary collection : 12 jeux sinon rien

En terme de contenu, 12 jeux, ça semble plutôt pas mal. On retrace toute l’histoire de la série, depuis le difficilement pardonnable Street Fighter (on y reviendra) à Street Fighter III : Third Impact. Cette chronologie de Street Fighter est réellement précieuse pour les fans, puisqu’elle permet de se rendre compte des avancées concrètes qui ont eu lieu, et ce, entre 1987 et 1999. A noter que nous ne parlons ici que de l’arcade, les versions consoles c’est une autre paire de manches. Mais on peut se rendre facilement compte du travail fourni au fil des années. Prenons pour exemple Street Fighter II. Alors certes, ça ressemble vaguement à ce que l’on a pu connaître étant gosse. Déjà, si on le compare avec Street Fighter, il n’y a pas photo, au moins ça reste jouable, il y a plusieurs persos (8 pour être précis) qui sont tous entrés dans la légende depuis. Par contre, si on compare le jeu à sa « Champion edition » sorti à peine 6 mois plus tard, on se rend compte que l’équilibrage y est bien meilleur, parce que faut voir comment Zanghief enchaîne les prises dans Street Fighter II. De plus, les quatre boss (à savoir Balrog, Vega, Sagat et le légendaire M.Bison) sont désormais jouables (alors qu’ils étaient seulement là pour nous casser la gueule au départ). Ces différences sont encore accentuées si on compare la Champion Edition à Hyper Fighting sorti encore 6 mois après. Bref, il y a de quoi analyser pour les fans qui ont envie de se pencher sur la question.

Dessiner des têtes d’abrutis pour la victoire, c’était dans le cahier des charges ?

Street Fighter : Super Masochiste Edition

Il faut bien reconnaître que le premier opus à des relents de fosse septique si l’on y joue en 2018. Déjà, les personnages sont au nombre impressionnant de 1 (on se demande qui je vais choisir !). Allez, je suis mauvaise langue. En fait ils sont 2, Ken est disponible en simple swap color pour le 2ème joueur. Au-delà de ça, les combats durent une dizaine de secondes en moyenne tant on se fait défoncer (et je parle même pas de Sagat en boss de fin, réglé pour vous transformer en steak haché façon Danny Trejo dans Machete). Vous avez une petite chance de survivre si vous maîtrisez les Hadoken, ce qui est très aléatoire il faut bien le dire. Ça, c’est avec notre œil d’aujourd’hui. Mais en 1987, le versus fighting, ça n’existait pas ! Il a donc fallu passer par là pour arriver aux jeux de combat que l’on a aujourd’hui. L’intérêt historique est là, mais franchement, il est peu probable que vous y passiez plus de 30 secondes (le temps d’essuyer deux ou trois défaites !). 

Le rouquin aux sourcils noirs contre sourcils man.

De l’arcade pur et dur (un peu trop)

On l’a déjà précisé, mais il s’agit là des versions arcade, celles où vous mettiez une petite pièce pour ajouter un continu. Le souci évident dans le cadre d’une compilation comme celle-ci, c’est que ça va vite manquer de modes de jeu. Un mode entraînement est bien disponible, mais seulement pour quatre jeux. Un peu dommage. Pour le reste, on oublie. Juste un mode arcade qui fait affronter un nombre défini de personnages à la suite, et qui se termine sur les boss habituels. Il y a bien un petit paramètre à modifier lié à la difficulté, mais honnêtement ça n’empêchera pas le jeu de vous violer si vous n’êtes pas un énorme habitué de la série. Ce genre de compilations, en général, il y a quand même des bonus à débloquer (trophées, artworks, et autres). Enfin, en général…

Pas le temps de niaiser ! Choisi et roule…

Le minimum syndical

Que ce soit au niveau de l’ergonomie des menus ou sur le contenu à proprement parler, il faut bien reconnaître que Capcom ne s’est pas des masses foulé. Bon déjà l’image n’a pas subi grand changement depuis l’époque, mais ça on va dire que c’est pour jouer sur la fibre nostalgique. Mais par contre, la musée est assez vite exploré, et ça c’est dommage. On aurait pu avoir un peu mieux qu’une chronologie vite expédiée, des bio des persos déjà trouvables sur internet et quelques artworks de conception qui ne seront que bien peu intéressants. Si on ajoute ça à un menu assez peu ergonomique et la retranscription toute bête des modes arcades dans leur plus simple appareil, et on serait en droit de se demander si on est pas face à un portage de faignants. Si au moins le online était au rendez-vous…

Merci Wiki… heu Capcom

Le online sous exploité

Bon je suppose que Capcom s’est dit : « bon ben on ajoute le online, ça va c’est nouveau par rapport à l’époque ». Certes, mais on est pas obligé non plus de régresser sur le jeu multijoueur. Il y a certes possibilité de se taper des matchs classés (avec un rang, du coup) et il est possible de choisir une option sur le niveau de l’adversaire souhaité. Mais sinon, pour le contrôle du ping et de la zone géographique de l’adversaire, pour ça on va se faire foutre et on déclenche juste un match au pif. La seule chose qui est sélectionnable est sur quel jeu on veut se friter sur les 4 mêmes jeux proposés en entraînement. Bon d’accord, faire un online sur Street Fighter premier du nom ne serait pas une excellente idée, mais pour le reste… pourquoi tant de haine ? 

Street Fighter 30th anniversary collection
Au moins, tu es vite en attente….

On ne va pas tergiverser longtemps, Street Fighter 30th anniversary collection ne plaira pas à tout le monde. Si vous êtes un néophyte (déjà y’a moins de chance que vous ayez envie d’acheter le jeu) vous risquez de vite passer à autre chose en vous rendant compte qu’à l’époque, bah c’était quand même vachement différent. Mais si vous êtes un fan de la série, il est possible que vous passiez quelques heures heureuses à vous prendre pour un archéologue des jeux vidéo, heureux de déterrer quelques petites pépites qui ont contribué à écrire l’histoire du versus fighting. Si vous vous sentez concernés par cette dernière phrase, alors foncez sans hésiter, prenez la Street Fighter 30th anniversary collection.

Street Fighter 30th anniversary collection : une compilation, le minimum syndical

Graphismes

Jouabilité

Durée de vie

Scénario

Bande son

Originalité

Summary:
C'est simple : dans la notation, les bonnes notes, c'est quand la nostalgie fait le boulot, et les mauvaises, c'est quand ça ne suffit pas ! A vous de voir si vous avez le besoin de posséder cette compilation. Si vous êtes un fan, il est possible (probable ?) que oui !

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