C’est nimp : Senran Kagura – Estival Versus

C’est nimp : Senran Kagura – Estival Versus

Quand un jeu part en vrille, qu’il est surréaliste et qu’il vous fait osciller entre crises de rire et désespoir, il mérite sa place dans la chronique « C’est Nimp »  !

Il y a un peu moins d’un an, je tentais une nouvelle chronique du nom de Nanar Games où l’objectif était simple : se marrer. Il est évident que lorsque l’on évoque un nanar cinématographique, on rit beaucoup, et on rit forcément aux dépens du film raté le plus souvent pour des raisons de budget ou de scénario plus que douteux. Très fan de jeux vidéo (oui, sinon je ne serais pas là) et  de ces mauvais films érigés sur un piédestal par des internautes qui en ont fait un genre de cinéma à part entière, je me suis dit assez innocemment que des nanars vidéoludiques méritaient bien leur chronique également. Je démarrais avec The Order, un jeu fortement ridicule par ses 5 heures de jeu si l’on traîne la patte, son scénario cliché, son level design en couloir qui ferait passer Final Fantasy XIII pour un open world et ses moustaches (si vous avez manqué cette chronique, il n’est jamais trop tard pour bien faire). Seulement voilà : il y a des défenseurs de The Order. Après avoir réussi à écrire cette phrase, me persuadant avec violence que je n’avais pas rêvé, je vais tenter d’en expliquer la cause. Les avocats du diable ont invoqué les graphismes, seule qualité fortement incontestable du jeu. Du coup, tant qu’il y a du budget, un jeu ne sera jamais considéré unanimement comme un nanar et il faut bien avouer qu’un jeu indépendant qui manque cruellement de budget ne prête pas à rire. Il y a donc des amateurs pour n’importe quel jeu (alors qu’en cinéma, il est rare d’entendre quelqu’un déclarer « Faut arrêter, Uwe Boll est un bon réalisateur« .) J’ai donc mis la chronique en pause jusqu’à faire évoluer le concept. 

Plus simplement, on va oublier le côté « nanardesque » (même s’il peut être de la partie malgré tout, allons savoir) pour se concentrer sur des jeux qui ont de quoi faire rire par leur concept, des choix « artistiques » douteux, un gameplay aléatoire ou n’importe quels autres trucs ridicules. Pour commencer en beauté cette nouvelle chronique « C’est nimp », nous allons parler de Senran Kagura : Estival Versus sur PS4 et je vous laisse découvrir pourquoi, je ne pouvais pas mieux la commencer.

Pervers Castor, raconte nous une histoire ! 

Ne connaissant absolument pas la série riche de deux jeux assez récents sortis sur Nintendo DS, je reçois Senran Kagura : Estival Versus, premier opus à percer sur PS4 en m’attendant à une sorte de beat’em all à la Omega Force (connu pour les Dynasty Warriors et moult déclinaisons). Alors certes, ce n’est pas du Omega force, mais ça ressemble tout de même à du beat’em all. Bon certes, je m’attends bien à voir des nanas en maillots de bain vu l’écran titre, mais on me parle de Shinobi et de trucs du genre, je m’attends alors à devoir sauver le monde contre des sortes de démons sur fond de scénario cliché, éventuellement avec un fond de j-pop moisie, tout ça. Ça commence assez sérieusement d’ailleurs hein, bon on ne comprend pas grand-chose, mais ça semble assez sérieux. Et soudain… direction la plage… scène joke, fille en maillot de bain. STOOOP tout va tellement trop vite ! Bon… ok… on va dire que c’est une scène intermédiaire entre deux moments de scénario. Sauf que non, l’histoire est belle et bien morte avant d’avoir commencée. A présent, le délire est pleinement assumé, et on se contentera de scènes assez ridicules, voire carrément gênantes, ou des filles qui se présentaient comme des guerrières avec de grands pouvoirs vont passer leur temps à se battre pour déterminer qui va passer de l’huile solaire sur le corps de l’autre, ou d’invoquer la « déesse des boobs » (je n’invente rien, c’est bien le nom que porte cette entité étrange et inutile). Un peu plus chaque scène, on imagine parfaitement la tronche des développeurs japonais (masculins forcément) qui ont pris un plaisir tout particulier à donner vie à leurs fantasmes les plus variés (beaucoup, beaucoup trop variés). Vous étiez partisans de la censure dans Dead Or Alive Extreme ? Oubliez vite, mais alors très vite Senran Kagura

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Scénario ? Qu’est-ce que c’est ? Un plat italien ?

Des Shinobis très … particulières

Maintenant que vous êtes familiers avec l’ambiance du nec plus ultra beauf japonais, intéressons-nous au gameplay parce que je rappelle qu’il s’agit bien d’un jeu et non d’un Hentaï (même s’il est parfois difficile de les différencier). En effet des fois on se bat, faut pas déconner, et là c’est tout aussi grandiose. On affronte des hordes d’ennemis qui sont constituées à 95% de femmes (que l’on finit par mettre en maillot de bain à force de leur taper dessus) et à 5% de bestioles improbables du genre des morceaux de bois sosie de Mokujin de Tekken et heu… des espèces de gros ours ressemblant étrangement à Pedobear qui aurait muté suite à une excursion touristique à Tchernobyl. Ensuite vous affrontez des personnages jouables (femmes aussi, forcément) et au fil des missions ça change : tantôt vous contrôlez des personnages, tantôt vous leur tapez dessus pour des raisons qui défient la raison (jolie tournure n’est-ce pas ?). Côté armement, là aussi c’est de la fantaisie assumée. Alors certes on retrouve les classiques katanas mais on se demande depuis quand des shinobis se battent à coup de fusil ou de double pistolet, mais on abandonne complètement la logique quand on en voit se battre avec des pistolets à eau ou avec un seau de plage en plastique. Comment c’est possible ? A la distribution des armes, ça a dû donner : « bon les filles me reste un pistolet à eau, un sac à dos pedobear, un seau de plage en plastoc et une poêle à frire, qui veut quoi ?« . Je suggère de les embaucher pour seconder l’armée en cas d’apocalypse zombie. On rigole mais Frank West de Dead Rising, il saurait quoi faire avec tout ça ! 

Oui, ceci est bien une shinobi...
Oui, ceci est bien une shinobi…

Des combats épiques

J’allais commencer par « plus sérieusement » mais franchement, je ne pense pas qu’il me soit possible d’être sérieux en écrivant sur Senran Kagura : Estival Versus. Si vous vous souvenez (j’espère, parce que c’était juste un paragraphe au-dessus) j’ai mentionné le fait que l’on mettait les hordes d’ennemis en maillot de bain à force de leur taper dessus mais c’est encore plus grandiose avec les personnages principaux (comprenez les shinobis que vous jouez ou affrontez en guise de boss de fin de niveau). En effet, là on a plusieurs niveaux de détérioration de la tenue (un peu comme les jeux Dragon Ball Z où Goku finit avec les fringues déchirées après s’être pris un Final Flash maison par Vegeta) mais pourquoi s’arrêter au maillot de bain (et la comparaison avec DBZ s’arrête là) quand on peut les mettre intégralement à poil ? En effet, si vous achevez votre adversaire avec une attaque spéciale, vous avez de bonnes chances de la laisser entièrement nue sur le sol (ou dans un cerisier, ou n’importe où). Bon, aux amateurs de hentaï qui sont déjà en train de préparer leur carte bleue, je tiens à préciser que y’a une zone censurée aux endroits « stratégiques » mais bon, cela laisse que peu de place à l’imagination, si vous voyez ce que je veux dire…

Une pose de défaite classique il faut l'avouer
Une pose de défaite classique il faut l’avouer

Quand je m’apprête à écrire un article, je prends forcément un bon nombre de screenshots pour être sûr d’avoir de quoi l’illustrer. Du coup, à chaque fois que je tombe sur un screen qui pourrait être intéressant, je le capture tel un pokemon sauvage, et tant pis s’il y en a trop je ferai le tri plus tard (sachant qu’au final il m’en faut environ 5). Mais là, c’était complètement abusé pour Senran Kagura : Estival Versus, plus j’avançais et plus je me disais que je ne pourrais pas trouver pire, et pourtant… Au final, je me suis retrouvé avec 95 captures d’écran (ça m’a pris presque plus de temps à trier tout ça qu’à écrire l’article). Et encore, à la fin je screenais beaucoup moins vu que j’étais habitué… J’aurais pu vous détailler avec précision tous les éléments qui rendent ce jeu insolite et complètement « n’importe quoi », mais je vous suggère d’aller fouiller un peu sur le web par vous-même si Senran Kagura : Estival Versus vous intéresse, nombre de compilations vidéo ont fleuri sur la toile ! Sinon, au final, on ne peut pas dire que ce soit un mauvais jeu, mais qu’est-ce que j’ai pu me marrer devant ! L’évolution de la chronique est donc justifiée à mon sens. Je vous dis donc à la prochaine pour un jeu au moins aussi nimp !

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Cette image résume bien le jeu
Shino quoi ?
Shino quoi ?
Ah non, foutez la paix à la langue de Molière !
Ah non, foutez la paix à la langue de Molière !

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