Candleman : The Complete Journey – Flamme de mon cœur (test)

Candleman : The Complete Journey – Flamme de mon cœur (test)

Note

Candleman : The Complete Journey – Flamme de mon cœur (test)

Histoire

Gameplay

Bande-son

Jouabilité

Durée

Summary:
Candleman : The Complete Journey est un petit plaisir qui ne se boude pas. Agréable à l’œil, à l'oreille, facile à prendre en main, il recèle de bonnes idées et propose une expérience agréable et sans prise de tête.

78%

Bon

Sorti initialement sur Xbox One, il y a un an, Candleman : The Complete Journey sort de l’anonymat en rejoignant la bibliothèque Steam le 1 février 2018. Ce jeu de plateforme-puzzle du studio indépendant Spotlightor Interactive met en scène une petite bougie. Nouvelle sortie réussie pour Candleman ? C’est une question à laquelle nous allons répondre avec ce test éclair !

Candleman, c’est l’histoire d’une petite bougie pas comme les autres. En effet, notre amie à l’esprit lumineux se rend compte qu’elle est différente et se lance à la recherche d’un but dans son existence. Candleman, c’est un peu une histoire qui a l’air de rien mais qui aurait pu se trouver dans Les Fables de La Fontaine parce qu’il y a une morale derrière. Sous son emballage simpliste et sans prétention, le jeu amène petit à petit des éléments de réflexion et on pense incontestablement à la fable Le Lion et le Rat. Les aventures de notre cire à deux pattes pourraient largement être résumées par ces deux vers : « On a souvent besoin d’un plus petit que soi » et « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage ». Pour le reste, nous ne vous en révélerons pas plus, la beauté de la découverte ayant son importance, vous verrez par vous-même les enjeux du jeu en jouant !

L’originalité du jeu repose sur un gameplay fort simple mais particulièrement bien exploité. Le fond et la forme ne font qu’un. En effet, il faut progresser dans des environnements particulièrement sombres et truffés d’éléments dangereux. Pour ne pas tomber dans un trou, se noyer, se brûler, être écrasé… il sera nécessaire d’éclairer la zone dans laquelle vous vous trouvez et de récupérer les bougies qui y sont cachées. « Rien de bien méchant » me direz-vous, et si je vous explique que votre bougie ne peut s’éclairer qu’une dizaine de secondes ? Rester illuminé en continu amène inlassablement à une mort rapide. Pour progresser dans le niveau, il faut donc savoir doser votre luminosité. A chaque utilisation, la bougie se consume pour ne devenir à la fin qu’un chandelier avec très peu de cire. Le jeu repose sur douze chapitres. Chaque chapitre est réparti en plusieurs niveaux. Pour traverser le niveau, vous disposez de 10 vies, et elles ne seront pas toujours de trop. Pour avancer dans l’histoire, il est nécessaire de parcourir une zone en validant le plus de bougies possible et surtout en arrivant dans la zone bleutée, qui matérialise la fin du niveau. Si par malheur, vous avez perdu vos 10 vies, il faudra recommencer à zéro. Le jeu propose un check point par niveau, il est matérialisé par une bougie plus grosse, sorte de réserve à cire. Si vous mourez après l’avoir enclenché, alors vous réapparaitrez à ce point précis. Si vous êtes traumatisés par la difficulté d’un Ori and The Blind Forest, sachez qu’il y a quelques endroits périlleux, mais avec un peu d’entrainement, on enchaine vite. La caméra n’aide pas toujours à obtenir des sauts propres, elle ne peut pas être orientée. C’est bien dommage diront certains, je trouve pour ma part que cela serait superflu, la plupart du temps, il suffit d’observer et de tirer les bons enseignements pour poursuivre.  Ce n’est pas un plateformer complexe, certes, mais Candleman est très bien ainsi, ce n’est pas le challenge que l’on cherche avec un tel jeu. Non. C’est la créativité, l’envoutement, le plaisir de la découverte qui priment.

Tout le gameplay repose sur des jeux d’ombre et de lumière. Ce qui pourrait paraitre limité si Candleman ne poussait pas l’idée à son maximum. Très vite, l’ADN des chapitres se construit sur une utilisation précise de notre bougie. Ainsi dans certains chapitres, la lumière permettra de faire bouger des fleurs, d’activer des plateformes dans un temps limité, de faire grossir des chardons géants ou de faire tomber des plantes épineuses… une diversité qui interpelle. Voilà une idée ingénieuse. Rien n’est laissé au hasard, tout a été conçu pour répondre à des puzzles géants : les pièges, éléments en mouvement, créatures vivantes, seront autant à éviter qu’à utiliser. Se frayer un chemin dans un monde qui jongle sans cesse entre beauté et dangerosité… c’est une métaphore de la vie. Le jeu n’est pas une production AAA, il n’en reste pas moins que la direction artistique est soignée et les graphismes plutôt bien gérés. Certains niveaux sont vraiment enchanteurs, on ne peut s’empêcher d’être contemplatif, d’autres sont plus oppressants et donnent envie de vite se sauver. La musique est bonne, elle illustre pertinemment les niveaux selon l’ambiance et la dynamique voulues. La voix off qui s’occupe de la narration entre les niveaux et les chapitres est agréable, on retrouve cette dimension « conte » à chaque fois. Le jeu est sous-titré, j’ai remarqué une ou deux fantaisies dans la traduction, mais franchement rien d’incompréhensible (on est loin de la Google traduction).

La durée de la vie du jeu peut faire débat, parce qu’il vous faudra 4h-5h pour terminer et peut-être 1h de plus pour récupérer toutes les bougies. Tout dépendra de votre agilité et de votre volonté à ramener toutes les bougies. Peu d’intérêt ? Une fois toutes les bougies rassemblées, vous aurez le droit à une phrase en plus qui peut amener dans une moindre mesure des éléments d’histoire. Rassurez-vous pour suivre la trame globale, vous n’aurez besoin que d’avancer. D’ailleurs, le jeu nous gratifie de quelques cinématiques bien sympathiques. Pour 15 euros, cela ne me semble pas du vol. C’est exactement le prix que l’on donnerait, il y a quand même des gens à rémunérer et il ne faudrait pas aller trop loin dans la mauvaise foi des prix trop chers ! Rajouter des niveaux pour prolonger le temps de jeu pourrait finir par être lassant. Je ne suis pas spécialement adepte des jeux courts, mais il me semble nécessaire parfois, lorsque l’on tente des expériences vidéoludiques que ce soit le cas. Candleman fait partie de ces expériences. J’ai noté quelques très légers ralentissements, à peine perceptibles et pourtant parfois présents, sans aucune raison logique. Peut-être l’optimisation de l’ultra ? Dans tous les cas, la fréquence est faible et la gêne minime. Enfin, la fin de l’aventure pourrait bien diviser les joueurs, mais n’est-ce pas toute la beauté de l’art ?

Candleman : The Complete Journey est un petit jeu plein de panache, enchanteur et éblouissant. Il vous entrainera dans une fable moderne, sans prétention et mettra en évidence un gameplay simple mais bien pensé. Si vous aimez les niveaux plaisants à l’œil, les plateformers intelligents mais peu frustrants alors Candleman : The Complete Journey est fait pour vous. S’il n’est pas parfait, il possède très peu de défauts rédhibitoires et pourrait bien vous donner pour quelques heures, une expérience vidéoludique gratifiante.

Candleman

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