« Little Boy » de Alejandro Monteverde : une émouvante ode à l’enfance

« Little Boy » de Alejandro Monteverde : une émouvante ode à l’enfance

JustFocus a pu assister à la diffusion du film avant sa sortie en salles le 10 mai prochain. Il en ressort un film extrêmement émouvant et rondement bien mené sur la thématique de l’enfance et ses « pouvoirs » !

Pepper Busbee, le héros de ce film

 

Un enfant-courage à la volonté de fer

Pour ce film réalisé en 2015, le réalisateur mexicain entraîne le spectateur dans un voyage au pays de l’enfance et de ses formidables croyances et forces de conviction.

Le synopsis : Pepper Busbee, huit ans et haut comme trois pommes, mène une vie tranquille à O’Hare, un petit village californien. En raison de sa petite taille, il est néanmoins régulièrement la cible de moqueries et brimades de la part des autres enfants. Mais les aventures imaginaires qu’il vit avec son père (son « collègue »), compensent bien largement les petits tracas de la réalité. Alors que la seconde guerre mondiale fait rage, l’engagement des Etats-Unis contre le Japon en 1941 va venir bouleverser la vie de ce « little boy » et de sa famille. Persuadé d’avoir des pouvoirs magiques, Pepper va faire tout son possible pour faire revenir son père.

Le jeune Pepper nous emmène avec lui dans son combat mental et l’on a plaisir à le suivre et à découvrir son incroyable « force ». Naïf il l’est, mais il n’a pas de mal à nous entraîner dans ses aventures et nous convaincre peu à peu que tout est possible à celui qui y croit. Ce qui marque dans son aventure, c’est que le petit garçon ne vacille jamais vraiment. S’il a des doutes, sa motivation reprend vite le dessus. Et si le scepticisme des « grands » l’atteint parfois, il ne se laisse pas décourager dans sa lutte sans merci.

Le film est littéralement porté par la performance du petit Jakob Salvati. Avec sa bouille boudeuse et riante, et sa tignasse blonde coiffée d’un sempiternel béret, il semblerait qu’on n’aurait pas pu trouver mieux comme interprète. Il donne la réplique à Michael Rapaport, Emily Watson, Tom Wilkinson, David Henrie, Ben Chaplin, Cary-Hiroyuki Tagawa, Kevin James ou bien encore Ted Levine, tous très bons.

Véritable ode à la force de l’imaginaire de l’enfance, Little Boy tire son épingle du jeu en évitant (hormis pour quelques passages…) une atmosphère trop tire-larmes. Sans tomber dans la mièvrerie ou le simplisme, le long-métrage d’Alejandro Monteverde fait mouche. Surfant sur plusieurs genres (film de guerre, film fantastique, comédie), Little Boy fait le pari réussi de les combiner avec équilibre. L’alternance des registres ne tombe jamais dans le fouillis. C’est d’ailleurs ce qui fait son originalité et sa force. Si le film prend si bien, c’est aussi parce qu’il surprend à plusieurs passages par son traitement de la mise en scène et du ton.

On aurait cependant tort de considérer ce film seulement comme une seule touchante déclaration à la force de conviction enfantine.

Un film plus profond que ce qu’il n’y parait

Sous-couvert de cette histoire, le film aborde des thématiques comme la différence et le rejet, le racisme, la foi, la tolérance et l’acceptation de l’autre avec beaucoup moins de manichéisme que ce qu’aurait pu laisser penser la bande-annonce. Little Boy, dans son combat, va devoir se confronter à ses peurs, ses rancunes et ses petits travers, et comprendre que tout n’est pas aussi tranché et simple que ce que décrivent les aventures de Ben-Eagle qu’il aime à lire.

Le film fait donc coïncider ici la petite histoire de ce garçon hors norme et la Grande Histoire. Le traitement d’une partie de la Deuxième Guerre mondiale est fait avec prudence et ne tombe nullement dans le scénario « gentils Américains contre méchants Japonais ». Au contraire, ce que le long-métrage s’entend à mettre en évidence est le formidable pouvoir de l’amour. Entre un fils et son père, mais également envers l’Autre. Plus que la haine, c’est donc bien l’amour qui construit la maille de ce film.

Little-Boy-Movie-a-Powerful-and-Moving-Film

Avec ce long-métrage, Alejandro Monteverde offre une œuvre extrêmement touchante et poignante. Sorti aux Etats-Unis en 2015, il sera à retrouver sur les écrans français à partir du mercredi 10 mai 2017. JustFocus vous conseille de vous ruer dans les salles obscures pour découvrir Little Boy. Il mérite largement le déplacement et saura conquérir autant les petits que les grands !

La bande-annonce à découvrir dès à présent :

 

 

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