Jurassic World 2 : un film engagé ?

Jurassic World 2 : un film engagé ?

Sorti le 6 juin dernier, Jurassic World 2 a pris un virage à 180 degrés par rapport au film précédent. Bien qu’il y ait quelques similitudes de scénario avec le Monde Perdu de Jurassic Park, ce film s’inscrit dans un tout nouveau contexte : celui de la protection des animaux et de l’environnement, mais également la modification génétique.

Alors que Claire et Owen partent sur l’île pour sauver les dinosaures survivants d’une extinction, dont Blue la dernière vélociraptor d’Owen, ils sont trahis par une organisation qui souhaite revendre les vélociraptors. Déjà dans le premier volet de Jurassic World, le sujet était lancé. La réussite du projet d’Owen (apprivoiser les vélociraptors et les contrôler) soulevait déjà la question d’une utilisation plus ou moins scrupuleuse des capacités des vélociraptors.

Le film est ici un prétexte pour exploiter un sujet bien précis, à savoir les maltraitances envers les animaux. Les dinosaures sont capturés pour être revendus aux plus offrants tels des objets, mais également dans le but de créer de nouvelles espèces plus sophistiquées et plus dangereuses à des fins militaires. La cause des dinosaures est une métaphore pour parler de la cause animale actuelle. Ainsi le film dénonce toutes les maltraitances infligées aux animaux dans la réalité. Que ce soit le trafic, les expériences médicales ou tout simplement leur création dans un but commercial. Contrairement aux films précédents, les dinosaures sont beaucoup plus présents dans le scénario, leur souffrance est réellement mise en avant.

Ici la volonté de la production est d’interroger sur la responsabilité de l’Homme face aux mauvais traitements que subissent les animaux. Le film met également en avant l’inefficacité du gouvernement américain qui ne souhaite pas sauver les dinosaures d’une extinction certaine. Il remet en cause des sujets qui sont aujourd’hui d’actualité tels que le clonage, ou encore la place des animaux dans notre société. Fallen Kingdom pousse à la réflexion, il interroge les devoirs qu’a l’humanité face aux autres espèces vivantes.

Peut-on disposer de créatures qui sont techniquement éteintes et qui ne pourront jamais s’adapter à la vie au contact des humains ? Comme le dit le Docteur Malcolm dans le film : « La vie ne peut pas être contenue, la vie prend le large, la vie trouve toujours un chemin ».

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