[Critique]La Reine des Neiges : Un disney pour jeune public

[Critique]La Reine des Neiges : Un disney pour jeune public

 Aujourd’hui sort sur les écrans le dernier film de Disney : La Reine des Neiges.
Comme chaque année, c’est le film de Noël, très attendu par petits et grands. Mais cette fois, les plus jeunes auront d’avantage de quoi se réjouir.

[box_light]Anna et Elsa sont les 2 princesses d’Arendelle . Elsa possède des pouvoirs magiques qu’elle a du mal à contrôler. Pour protéger sa jeune sœur, elle est isolée et doit dissimuler ses capacités. Devenues orphelines et ayant atteins l’âge adulte, Elsa se retrouve à la tête du royaume. Mais le soir de son couronnement, la situation lui échappe et sa vraie nature est révélée. Furieuse et toute puissante, elle plonge le pays dans un hiver éternel avant de disparaître. Anna décide de partir à sa recherche pour faire revenir l’été et la paix dans leur pays.[/box_light]

Ce nouveau dessin animé en image de synthèse sera avant tout un délice pour les enfants. On retrouve le design des personnages de Raiponce, Il y a de l’aventure, de l’humour, une histoire d’amour et surtout des dialogues naïfs et simples qui permettront aux enfants de s’immerger dans cette histoire hivernale. Pas de grandes nouveautés : la dimension adulte qui avait été ajoutée progressivement aux dernières productions Disney, a été quelque peu oubliée ici. Et c’est bien dommage ! Là où Raiponce avait réussi à réunir toutes les générations, La Reine des Neiges nous fait perdre en maturité. Le film comprend quelques raccourcis scénaristiques qui accélèrent l’intrigue lui faisant perdre en crédibilité.

Outre le côté enfantin, ce film d’animation est construit avant tout comme une comédie musicale. Et là, on peut vite être s’en lasser, surtout quand les paroles sont en français. On frôle la mièvrerie et même si on peut apprécier la voix d’Elsa ou d’Anna, on ne peut qu’être horripilé par celle de Dany Boon qui donne la sienne au personnage d’Olaf. Il est d’ailleurs censé être le personnage drôle de l’histoire (je vous laisse en jugé, mais à titre personnel, il m’a exaspéré).

Lorsqu’on se plonge dans l’histoire, on peut entrevoir malgré tout des points positifs. L’intrigue tourne autour du rapport conflictuel entre les 2 soeurs. Elles n’ont pas le même vécu, ni le même ressenti. Ennemies, mais profondément attachées l’une à l’autre, c’est cet amour là qui est mis en valeur, ce qui est très novateur ! Anna cherche à tout prix à comprendre et aider Elsa qui la repousse pour la protéger d’elle-même. Ce n’est qu’une fois seule et libérée de ses responsabilité qu’Elsa découvre qui elle est vraiment et son potentiel. Jusqu’au bout, il s’agira d’amour et de sacrifices pour réunir les deux sœurs.

Mais revenons sur ce côté « comédie musicale ». Point d’orgue du film, la chanson d’Elsa (accompagnée de sublimes images de château de glace) une fois écoutée en anglais, rappelle étrangement le Defying Gravity de la comédie musical Wicked, relatant l’histoire d’Elphaba, la sorcière de l’Ouest dans le magicien d’Oz et sa relation avec Galinda, la fée du Nord. Defying gravity est la clé de voûte de la comédie musicale, moment où Elphaba se révèle dans toute sa puissance. Chose encore plus étonnante, c’est Idina Menzel qui donne sa voix à Elsa dans le casting américain : elle fut la première à interpréter sur scène le rôle de Elphaba… On comprend mieux désormais les influences qui ont mené à ces choix et l’envie de faire de la Reine des Neiges le nouveau Wicked (je vous recommande fortement d’aller voir à l’occasion la comédie musicale à Londres ou à New York).

Voici un aperçu de la comédie musicale Wicked pour que vous puissiez comparer après avoir vu le film :

Il y a un détail qui m’a un peu chagriné. Les 2 héroïnes sont censés ne pas avoir plus de 20 ans et prennent parfois des attitudes ou ont des démarches quelque peu provocantes. On a parfois l’impression d’avoir à faire à des chanteuses de R&B. Bien que cette idée de moderniser les personnages féminins avait été drôle et bien amenée avec le personnage de Charlotte dans la Princesse Grenouille ou avec Raiponce, on touche presque au vulgaire avec le déhanchement d’Elsa et les mimiques d’Anna !

Il y a un dernier aspect étonnant dans ce film en rupture avec les précédents Disney : le rôle du prince. C’est la deuxième fois que le grand amour, qui est au cœur de nombreux films de Disney, est remis en question (le premier à l’avoir fait était Enchanted). Le coup de foudre entre Anna et Hans va s’avérer plus compliqué qu’il ne semble et l’amour triomphera, mais là où on ne l’attendra pas.

Je vous laisse volontairement la bande-annonce en version en originale, mais la version française est à la fin de l’article.

Les personnages : 

Anna :
Jeune princesse d’Arendelle, elle déplore l’isolement de sa soeur et ne comprend pas que celle-ci soit aussi distante. Elle rêve de pouvoir se rapprocher d’elle et retrouver leur relation d’enfance. Son optimisme et sa naïveté l’amèneront cependant à faire de mauvais choix, mais avec sa spontanéité et son courage, elle fera tout ce qui est en son pouvoir pour ramener sa sœur à la raison.
Elsa :
Aînée d’Anna, elle hérite du trône d’Arendelle à la mort de ses parents. Discrète, réservée, distante et froide, elle cache un terrifiant secret : un puissant pouvoir qui mettra sa soeur en danger et plongera le royaume dans un hiver de glace. Son émotivité déclenchera son pouvoir qui ne cessera d’augmenter avec sa colère.Elle préfèrera fuir pour préserver sa soeur, convaincue que personne ne peut l’aider.
Hans :
Séduisant prince d’un royaume voisin venu célébrer le couronnement d’Elsa, Hans est le plus jeune d’une grande famille. Souvent oublié dans son enfance, il se sent proche d’Anna dont il tombe amoureux. Intelligent, courtois et attentionné, il promet à Anna de ne jamais l’abandonner et de l’épouser. Un espoir inespéré pour la jeune princesse
Kristoff :
Kristoff est jeune marchand de glace dont le métier est compromis par l’hiver provoqué par Elsa. Homme du peuple, solitaire et un peu rustre, il vit dans les montagnes avec pour seul compagnon Sven, son renne. Malgré quelques principes et une envie de rester à l’écart de tout problèmes, il va aider Anna dans sa quête.
Olaf :
Bonhomme de neige créé par les deux sœurs lors de leur jeux d’enfant, Olaf a reçu la vie grâce aux pouvoir d’Elsa. Naïf, innocent, un peu simplet, ce personnage est le bout en train de cette aventure. Il a particularité de se démembrer et de perdre régulièrement des parties de son corps. Ce qui entraîne souvent des situations délicates.
Sven :
Meilleur ami de Kristoff, c’est la peluche du film. Attendrissant, fidèle et toujours serviable, il est la bonne conscience du jeune homme et l’incite à agir comme un héro. Il se comporte souvent comme un labrador et, bien qu’il ne parle pas, ses pensées sont souvent interprétées par kristoff qui parle à sa place en imitant sa supposée voix de renne.

En résumé : un divertissement à voir en VO pour les plus grands, mais qui saura enchanté les plus petits, une ambiance hivernale et des décors sublimes (la neige est très bien rendue) qui saura charmer en cette période de Noël et une histoire qui reste malgré tout original et garde un intérêt, si on fait abstraction de la simplicité de certains dialogues et de la lourdeur d’Olaf.

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