Happiness Road : le premier film d’animation de Hsin Yin Sung bientôt dans les salles !

Happiness Road : le premier film d’animation de Hsin Yin Sung bientôt dans les salles !

Présenté au Festival d’Annecy lors de la dernière édition s’étant déroulée du 11 au 16 juin, Happiness Road est le premier film d’animation de la réalisatrice taïwanaise Hsin Yin SUNG. Chaleureusement accueilli par la presse d’un côté, le film a également charmé le public. Il sera dans les salles obscures le 1er août prochain grâce au distributeur Eurozoom. 

 

Happiness Road

 

 

Titre original : Happiness Road

Date de sortie : 1er août 2018

Durée : 111 minutes 

Origine : Taiwan

Réalisation : Hsin Yin SUNG

Scénario : Hsin Yin SUNG

Format : DCP – VOSTFR

Format image : 1.85

Format son : 5.1

Publics : adulte, lycée, collège

 
 

 

Staff technique

 

Composition musicale : Tzu-Chien WEN

Son : R.T KAO

Direction artistique : Tsai-Chun HAN, Jocelyn KAO

Direction de l’animation : Shih-Ming HUANG, Ta-Wei CHAO

Co-producteur : Huaiju KAO

Productrice : Syvia FENG

Producteur exécutif : Jeffrey CHEN

 

Synopsis

Tchi vit aux USA où elle s’est installée, à la poursuite du « rêve américain», après ses études à Taiwan. Sa grand-mère adorée vient à mourir et la voilà de retour à Taiwan où elle retrouve sa famille, ses souvenirs d’enfants et son quartier Happiness Road. Tout se bouscule dans son esprit : la nostalgie de l’enfance, les clins d’œil de l’histoire sino-taiwanaise, l’amertume de l’exil, deux cultures si éloignées, ses espoirs de carrière, son petit ami américain, sa famille si différente aux traditions un peu ringardes. Et si le rêve américain n’en était pas un au final ? Tchi finira-t-elle par se retrouver elle-même alors qu’elle ne savait même pas s’être perdue ? (Eurozoom)

 


 

 

Happiness Road avis festival annecy

 

Après Summer Wars, Les enfants loups Ame et Yuki, La traversée du temps et les plus récents Kimi no na wa (Your Name), Sword Art Online : Ordinal Scale, le célèbre Mazinger Z, Fireworks, Lou et l’île aux sirènes et bien d’autres, Eurozoom continue de remplir son catalogue de titres déjà superbe avec Happiness Road. Un voyage hors Japon qui ne sera pas pour nous déplaire et qui devrait enchanter jeunes et moins jeunes ! 

 

Hsin YIN SUNG Happiness Road

Hsin Yin SUNG

 

Née à Taipei, la jeune réalisatrice Hsin Yin SUNG a étudié à Kyoto la théorie du cinéma avant d’obtenir une maitrise au Colombia College de Chicago. Avant de devenir cinéaste et de pouvoir en vivre, elle a multiplié les casquettes : journaliste, écrivaine, employée dans un karaoke à Kyoto… Elle s’est tout d’abord fait connaître avec de courts métrages, projetés dans des festivals internationaux (THE RED SHOES, SINGLE WALTZ). Elle a d’ailleurs remporté le prix du meilleur film d’animation avec THE RED SHOES au festival du film de Taipei en 2013. À 44 ans, elle revient aujourd’hui présenter son premier film d’animation, Happiness Road qui se veut être une histoire de famille, d’amis d’enfance, de souvenirs et de sentiments. Une fenêtre ouverte sur l’histoire de l’île de Taiwan, peu connue en occident, très détaillée. 

 

En apprendre plus sur l’histoire de Taiwan (Taipei)

 

Si la « découverte » de l’île par les Portugais a eu lieu en 1542, Taïwan était déjà peuplée par des aborigènes qui, aujourd’hui, ne représentent plus que 2 % de la population. La grand-mère de Lin Su-Tchi est une descendante de ces autochtones.

Après le XVIIe siècle, l’île est régulièrement envahie (par les Hollandais notamment) ce qui entraîne le métissage de la population. La Chine est la puissance coloniale qui réussira à s’implanter le plus longuement, mais après la défaite de la guerre sino-japonaise (1894-1895), la Chine cède Taïwan au vainqueur. Taïwan profite un temps des tractations entre les deux puissances pour déclarer une première fois son indépendance, mais devra déposer très vite les armes devant l’armée japonaise.

Ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale que Taïwan redevient chinoise, mais sous tutelle américaine. Déjà, l’affrontement avec le bloc communiste se fait sentir : Taïwan devient en effet le refuge du chef du parti nationaliste chinois, Tchang Kai Chek, qui a été vaincu en Chine continentale par Mao Tse Tung. Tchang Kai Chek instaure une dictature sur l’île, soutenu par les USA, par périodes et selon leurs intérêts. Il meurt le 5 avril 1975, jour de naissance de l’héroïne de Happiness Road. Ce n’est que trois ans plus tard que son fils, devenu président de Taïwan permet à l’île de s’ouvrir un peu et l’autoritarisme cède à la liberté d’expression. Pour autant, il faudra attendre 1996 pour que Taïwan connaisse ses premières élections et ce n’est qu’en 2008 que l’île est considérée par l’Union Européenne comme réellement démocratique. En janvier 2016, Tsai Ing-wen devient la première femme présidente de la République de Taïwan.

En quarante ans, Taïwan voit le passage progressif d’un État à parti unique à une seule langue (le mandarin imposé dès l’école, comme on le découvre dans le film) à une société multiculturelle et multipartiste. Happiness Road se déroule durant toute cette période d’instabilité politique. Les trente ans de récit du film connaissent un dernier événement politique tragique : les attentats contre le World Trade Center le 11 septembre 2001, alors que Lin Su-Tchi se trouve sur le sol américain.

 

Un film d’animation que nous avons hâte de découvrir dans les salles obscures françaises grâce à Eurozoom ! Happiness Road semble se dessiner comme une bouffée d’air pur à l’horizon, un film vous ramenant aux sources qui sont les vôtres, par l’intermédiaire de son héroine, Lin Su-Tchi. Vous nous en direz des nouvelles ! 

 

 

Source : Eurozoom

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