Critique « Dans un recoin de ce monde » de Sunao Katabuchi : vision douce amère d’une femme pendant la guerre

Critique « Dans un recoin de ce monde » de Sunao Katabuchi : vision douce amère d’une femme pendant la guerre

Critique « Dans un recoin de ce monde » de Sunao Katabuchi : vision douce amère d’une femme pendant la guerre

Scénario

Animation

Summary:
Le long métrage reprend fidèlement le manga, tant pour la trame que pour les graphismes. Condenser deux épais tomes n'a pas dû être aisé, et l'on remarque de menues différences mais l'on retrouve l'étrange douceur du manga. Avec toutes ces qualités, il n'est pas étonnant que le film Dans un recoin de ce monde ait remporté le prix du Jury lors du dernier festival international du film d'animation d'Annecy.

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Dans un recoin de ce monde de Sunao Katabuchi, propose une vision douce amère de la vie quotidienne d’une jeune japonaise habitant la région d’Hiroshima pendant la seconde Guerre Mondiale. Une adaptation magistrale du manga éponyme de KÔNO Fumiyo disponible aux éditions Kana.

 

Dans un recoin de ce monde

 

 

Titre original : この世界の片隅に – Kono sekai no katasumi ni

Titre alternatif : Dans un recoin de ce monde

Genre : histoire, romance, drame

Sortie japonaise : 12 novembre 2016

Studio : Mappa (Yuri on ICE!!, Ushio to Tora, DAYS)

Réalisation : Katabuchi Sunao (Upon this Planet, Black Lagoon)

Scénario : Katabuchi Sunao

Manga : Kôno Fumiyo (Kana)

Character design : Matsubara Hidenori (Sakura Taisen : New York

Compositeur : Kotoringo

 

Synopsis

1933, Suzu n’est qu’une petite fille de 8 ans dont la famille produit des algues séchées. Un jour qu’elle fait une course seule à Hiroshima, elle rencontre un jeune garçon avec qui elle vit une étrange aventure. Mais en rentrant, elle ne se souvient plus de grand-chose.

 


10 ans plus tard, alors que le Japon est en guerre contre les États Unis d’Amérique, le jeune garçon, qui a bien grandi, vient demander sa main. Surprise et ne se souvenant pas de lui, elle accepte tout de même. Ainsi, à tout juste 18 ans, elle épouse ce jeune inconnu et part s’installer à Kure, une ville portuaire servant de garnison à la flotte navale japonaise.


Son quotidien n’est pas facile, mais elle fait de son mieux, et même si sa belle-sœur la rudoie régulièrement, ses beaux-parents sont gentils et son époux attentionné. La fin de la guerre approche, et avec elle, son lot de tragédies.


En tant que spectateur, l’on s’attache rapidement à ce petit bout de femme volontaire et débrouillarde, mais on voit avec appréhension les dates s’égrainer approchant du final apocalyptique causé par la bombe A : Little Boy. Le récit plonge peu à peu dans la tragédie quand les combats se rapprochent. Au début, évoqués par la perte du super cuirassier Yamato, puis directement, quand les bombes incendiaires ou à retardement américaines tombent sur les villes dont Kure, tuant des milliers de civils. L’on voit de manière assez vraisemblable l’endoctrinement et l’organisation des populations japonaise.

Dans un recoin de ce monde
Le long métrage reprend fidèlement le manga, tant pour la trame que pour les graphismes. Condenser deux épais tomes n’a pas dû être aisé, et l’on remarque de menues différences mais l’on retrouve l’étrange douceur du manga. Avec toutes ces qualités, il n’est pas étonnant que le film Dans un recoin de ce monde ait remporté le prix du Jury lors du dernier festival international du film d’animation d’Annecy.

 

Un film d’animation à la douce saveur amère qui est sorti dans nos salles le 6 septembre dernier. Toutes les séances sont à retrouver par ici.

 

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