Festival Lumière 2016: Focus sur l’ouverture

Festival Lumière 2016: Focus sur l’ouverture

Comme chaque année depuis 2009, au mois d’octobre à Lyon, le Festival Lumière s’est ouvert. Un festival qui n’a jamais manqué de nous éblouir de part le prestige et l’immense talent de ses invités, de Clint Eastwood à Martin Scorsese, très peu ont déjà été déçus.

Cette année, et pour la première fois, c’est une femme à qui le Festival décide de décerner le grand prix, une figure emblématique de notre cinéma français, Catherine Deneuve. Cependant, ce n’est pas cette dernière qui retiendra notre attention pour cette soirée, puisqu’il faudra attendre la séance de clôture pour la voir. Mais pas de frustration pour nous les cinéphiles, car d’autres personnalités du cinéma français et d’ailleurs étaient présentes pour ouvrir les festivités.

Les invités du festival Lumière. 

Dans les backstages, les invités défilent un à un sur le tapis rouge pour stopper devant la cohorte de paparazzis qui les mitraillent. Ils posent, sourient, et sont acclamés par les photographes en quête du meilleur cliché, mais aussi impressionnés par les personnalités qui se présentent à eux. On retrouve alors parmi ces stars, la glaneuse elle même, Agnes Varda, rare femme cinéaste à symboliser la nouvelle vague, on se souvient notamment Cléo de 5 à 7.

Mais aussi d’autres réalisateurs de renom : Jerzy Skolimowski (Deep End), Jean Pierre Jeunet (Le fabuleux destin d’Amélie Poulain), Tarantino (qu’on ne présente plus)…et bien entendu Bertrand Tavernier, président du Festival. Des acteurs défilent aussi, entre la sublime Monica Bellucci (Irréversible), Ramzy sans Eric (La Tour Montparnasse infernale), ou Lambert Wilson.

Merci à Richard Gianorio pour ces magnifiques clichés. 

 

L’ouverture.

Mais tout commence de l’autre coté du rideau, quand ils arrivent et sont acclamés (ou hués comme Laurent Wauquiez). Après des entrées remarquées, ils rejoignent leur place, et tout peut enfin commencer. Thierry Frémaux prends possession de la scène et le festival est ouvert. Les lumières s’éteignent enfin et les clips rendant hommage au cinéma défilent sur le grand écran. De Buster Keaton en passant par Jack Nicholson ou Malcom McDowell à Mads Mikkelsen, nous sommes comblés.

 

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Photo de Richard Gianorio

 

On rend hommage aux invités dont certains se trouvent dans le public : Une vidéo rétrospective sur Walter Hill est présentée. Du cinéma d’action énergique dans lequel on redécouvre la belle Isabelle Adjani (dans Driver). C’est ensuite les talents d’Agnès Varda qui sont vantées. Une plasticienne, une photographe, une cinéaste, une esthète. C’est un court métrage extrait du film Cléo de 5 à 7 que le Festival diffuse alors : « Les Fiancés du Pont MacDonald ». On aperçoit dans ce mini film, qui pastiche les codes du cinéma muet, les figures emblématiques de la nouvelle vague : le réalisateur Jean Luc Godard et sa femme Anna Karina (Pierrot Le Fou), Jean Claude Brialy (Le Genou de Claire de Eric Rohmer, qui fait d’ailleurs partie de la programmation de Tarantino sur les années 70, sur laquelle nous reviendrons plus tard), Sami Frey (La Vérité de Clouzot)…Pour terminer, on nous propose, en avant première mondiale, le dernier court métrage d’animation de Jean Pierre Jeunet « Chanson des escargots qui vont à l’enterrement ». Frais et enfantin, l’adaptation de ce poème de Prévert ne manque pas d’enchanter la Halle Tony Garnier.

Le film.

Nous rentrons ensuite dans le vif du sujet et Quentin Tarantino est appelé sur scène pour évoquer la programmation qu’il a conçue. Et c’est un Bertrand Tavernier passionné et impatient qui assure la traduction en français. Quentin Tarantino annonce qu’il a sélectionné ses films préférés des années 1970. Il aborde enfin le film de la soirée,  et nous raconte son affection toute particulière pour ce western atypique, représentatif du « nouvel Hollywood »  : Butch Cassidy and The Sundance Kid de George Roy Hill. Film qui le marquera profondément à l’âge de 6 ans quand il le découvrit, et qu’il reverra des années plus tard, encore plus ébahi que la première fois. On ressent alors l’amour profond que porte Tarantino au cinéma de cette époque puisqu’il nous précise avec émotion que le film sera diffusé dans son format original, en 35 millimètres.

 

Il quitte la scène. les lumières s’éteignent, et le film commence. Un Western américain ironique et émouvant porté par Paul Newman, Robert Redford et Katharine Ross, qui, lors de la scène finale, fera crouler la salle entière d’applaudissements.

 

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Un festival chaque année plus grand et plus ambitieux, dont on attend en 2016 un hommage à la femme et au cinéma français. Un festival généreux, convivial, populaire, accessible. Un festival à la programmation riche et qualitative, et qui est bien parti pour nous combler cette année encore.

 

1 Comment on this Post

  1. Philippe

    Bravo pour l’article
    On a l’impression d’y être
    Philippe
    Bill

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