Deauville 2017 : Jeff Goldblum fait son show en conférence de presse

Deauville 2017 : Jeff Goldblum fait son show en conférence de presse

Mis à l’honneur ce week-end au Festival du Cinéma Américain de Deauville, Jeff Goldblum nous a également gratifiés d’une conférence de presse empreinte de bonne humeur. Se mettant dans une posture de showman, Jeff Goldblum a répondu avec humour aux questions des journalistes enthousiastes.

En arrivant dans la salle de conférence avec son grand sourire, Jeff Goldblum n’a pas laissé le temps aux personnes présentes de poser leurs questions en entamant tout de suite la conversation. L’un de ses premiers réflexes amusants a été de s’excuser de ne pas parler français : 

« J’aurais aimé parler français, je suis désolé… Ma femme parle français ! Elle parle exclusivement français à mon enfant de deux ans et à celui de quatre mois. Celui qui a deux ans commence à être bilingue. »

Le ton est donné ! En nous parlant immédiatement de sa famille de la sorte, Goldblum nous a plongés dans le bain et la conférence de presse avait démarré avant même qu’on s’en soit rendu compte. Celui-ci a d’ailleurs continué à parler de sa femme, qu’il semble admirer tout particulièrement : 

« Ma femme a doublé Emma Stone dans La La Land. Et si vous avez vu Valérian, c’est elle qui a chorégraphié toute la scène de dance de Rihanna et qui lui a prêté son corps pour la doublure. En fait, elle était dans l’équipe Olympique du Canada en l’an 2000 pour la gymnastique rythmique. »

Après quelques réflexions amusantes et un échange spontané avec le public, la conférence a pu réellement commencer. La première question posée faisait état de sa participation dans Thor – Ragnarok

« J’étais vraiment heureux de faire ça. On a passé du bon temps en Australie. […] Pendant le tournage, on a beaucoup improvisé, ce que j’aime beaucoup, tout comme le réalisateur. Je pense que le film sera assez différent des deux précédents. »

La seconde question a brossé notre showman dans le sens du poil, puisque la personne présente lui a demandé ce que cela faisait d’être devenu une icône de la pop-culture : 

« Je ne sais pas… Je ne sais même pas si c’est vrai. Mais je me sens particulièrement chanceux de passer ma vie à jouer. Je suis très reconnaissant d’avoir travaillé avec autant de réalisateurs sur de grands et beaux films. Je me sens aujourd’hui comme je me suis toujours senti : comme un étudiant humble. J’essaie de devenir meilleur et de fournir le meilleur travail possible. « 

La question suivante a particulièrement amusé l’auditoire ainsi que le principal intéressé. Celle-ci faisait état d’un soi-disant abri de jardin (garden house) dans lequel l’acteur s’entraînerait régulièrement  à l’acting. La question était de savoir si cela était vrai ou non. Réponse du tac-au-tac, doublée de mimiques hilarantes du comédien : 

« I have a garden house ?! (Rires). »

« J’ai un abri de jardin ?! Nous avons une maison pour les invités (Guest House) et nous avons un beau jardin mais pas d’abri de jardin. […] Mais c’est vrai que j’aime bien jouer et répéter dans cette maison pour les amis, que ce soit pour le théâtre ou le cinéma. Dans cette maison il y a aussi eu beaucoup de répétitions de musique. Mais aujourd’hui ça sert surtout de salle de jeux pour les enfants. »

Après cet intermède riche en éclats de rire, Goldblum a continué à parler de son quotidien et a notamment développé son rapport à la musique évoqué ci-dessus. En effet, celui-ci joue du piano depuis l’enfance et n’en est pas peu fier : 

« Je voudrais vous dire que, si vous venez à Los Angeles, je fais partie d’un groupe de jazz et nous jouons tous les mercredis à Rockwell si je ne travaille pas. C’est très sympa et je vous invite à nous écouter jouer. »

Nul doute qu’il faille foncer dans ce club de Jazz si d’aventure nous prenions des vacances à Los Angeles. Après ce détour par la musique, une question lui fut posée concernant l’ensemble de ses films : s’il n’en avait qu’un avec lui à nous conseiller, lequel serait-ce ? 

« Je ne sais pas. Il y a quatre de mes films diffusés pendant le festival, probablement ceux qui sont le plus vus. Mais récemment j’ai revu un film que j’ai fait il y a longtemps et c’est toujours difficile quand je revois de vieux films où je suis. Je me regarde et je me dis que j’aurais pu mieux faire. J’ai l’impression que je préfère les films plus récents. Mais franchement je ne sais pas quoi vous conseiller. Ma femme n’a quasiment rien vu de ce que j’ai fait. Je l’ai rencontrée il y a six ans dans une salle de sport et elle ne savait pas qui j’étais (rires). […] Elle me demande souvent s’il n’y en a pas un qu’elle devrait voir absolument et je lui dis que non. Quant à ce que je devrais montrer à mes enfants je n’en sais rien non plus. Je pense que de toute façon ça va finir en poussière comme ce bâtiment et tout le reste (rires). »

Après cela, une femme a pris la parole pour évoquer le fait qu’il était une icône cinématographique, mais que ce serait extraordinaire de le voir en One Man Show. L’approbation du public fut d’ailleurs totale. Et on ne peut que lui donner raison : il serait incroyable de voir Jeff Goldblum en seul sur scène à nous faire rire de la sorte, tant sa fibre comique semble naturelle. Après cela, le comédien a fait jouer l’assistance à un jeu en rapport avec le cinéma, puis a continué de faire rire l’assistance aussi bien par ses mimiques que par ses petites réflexions. 

Survolté, attachant et bourré d’humour, c’est un Jeff Goldblum au top de sa forme que nous avons pu découvrir en conférence de presse. Si celle-ci n’en dévoile pas beaucoup plus sur sa carrière passée ou future, elle aura au moins le mérite de lever un peu le voile sur cette superstar du cinéma. On ne peut donc que remercier le Festival du Cinéma Américain de Deauville de l’avoir mis à l’honneur pour cette édition 2017

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