Daredevil : à l’occasion de la saison 3 découvrez vraiment qui est l’homme sans peur

Daredevil : à l’occasion de la saison 3 découvrez vraiment qui est l’homme sans peur

La saison 3 de Daredevil cartonne sur Netflix, l’occasion de revenir sur ce personnage Marvel bien connu des aficionados. Le diable de Hell’s Kitchen est de retour pendant que ses potes Danny Rand et Luke Cage sont gentiment remerciés. Daredevil est un personnage issu de la maison d’édition Marvel, créé en 1964 par Stan Lee et le dessinateur Bill Everett. Il fait l’objet d’un premier film en 2003 et depuis 2015 est le héros de sa série éponyme dirigée par Drew Godard. Mais connaissez vous vraiment Daredevil ?

Un personnage culte des comics

Daredevil est un peu le Batman de l’univers Marvel. Mais sans la richesse, sans le flow, sans Robin et sans la Batmobile. Bon en fait dis comme ça on a l’impression que c’est un Batman du pauvre. Mais Daredevil est bien plus que ça, heureusement. Comme Bruce Wayne, Matt Murdock applique sa propre justice vengeresse la nuit, sous un masque cornu, pour rappeler le Diable. Oui Daredevil comme Batman veut inspirer la crainte a ses ennemis. Comme le chevalier noir, l’Homme sans peur est torturé par une dualité intérieure sur la conception du bien : où s’arrête la justice et où commence la folie. Daredevil n’hésite pas à tuer ses ennemis, tandis que le Batman continue encore et toujours à leur faire peur. Alors certes ses ennemis chient dans leur froc, mais reviennent encore et toujours pour le torturer. Daredevil n’a pas ce problème là, sa justice est expéditive. Et finalement Marvel a finit par inventer son propre Batman en la personne de Moon Knight (personnage torturé et passionnant que l’on recommande vivement).

Bon son histoire vous la connaissez, c’est ce qui était narré dans le très bon film de Mark Steven Johnson. Non on rigole c’était bien évidemment une bouse, mais toujours plus agréable à regarder que la suite/spin-off centrée sur Elektra. Après un accident, Matt Murdock perd la vue. Ses autres sens vont donc se développer, à tel point qu’ils vont devenir sur-humains. Après la mort de son père et la disparition de sa mère (finalement bien vivante, devenue nonne). Daredevil est pris sous l’aile de Stick (totalement oublié dans le film) qui va lui apprendre les rudiments de la baston. Les pouvoirs de Daredevil sont passionnants et reposent sur une théorie plus que crédible. A cause de la perte de sa vue, ses autres sens vont radicalement se développer. Son ouï, son odorat, son toucher et son goût vont devenir sur-humains. Il va en plus d’être affublé, comme les chauves-souris, d’un sonar interne qui va lui permettre d’entrevoir son univers. Ainsi il est capable de sentir les battements de cœur de son interlocuteur et de savoir s’il ment. Pratique quand on exerce la profession d’avocat.


Outre Stick en mentor, Matt Murdock est également entouré d’autres alliés. Il y a bien évidemment Foggy, le gentil faire valoir, le grassouillet, ami intime du diable de Hell’s Kitchen, associé juridique. Il y bien évidemment Elektra, la super tueuse entraînée par Stick. Il y a également Karen Page, protagoniste important de la série, et Ben Urich, le journaliste qui laisse traîner son nez dans les affaires de Daredevil. Enfin, Daredevil entretient une relation particulière avec Iron Fist et Luke Cage, d’où ces choix dans les séries Netflix. Du côté de ses ennemis, Daredevil se retrouve souvent aux prises avec Le Caïd, ce roi de la pègre new-yorkaise froid et calculateur. Mais son pire ennemi est bien entendu Bullseye, le meilleur tireur de l’univers Marvel.

2003 : Daredevil est saccagé sur grand écran

En même temps, pourquoi donner la réalisation à Mark Steven Johnson ? Cet américain dégommera 4 ans plus tard un autre personnage Marvel avec son adaptation moisie de Ghost Rider. Ne donnez plus d’adaptation de comics à ce monsieur. Daredevil repose sur un casting pourtant étoffé. Ben Affleck porte le masque du Diable de Hell’s Kitchen. S’il n’est pas l’acteur le plus considéré de sa génération, il est pourtant au top au début des années 2000 et fait le travail, sans génie, mais avec assiduité, et on comprend comment le rôle de Batman a finit par lui être attribué. Mais Ben Affleck demeure un acteur froid dans son jeu, se contente comme à son habitude du stricte nécessaire niveau expression, mais cette caractérisation est relativement adéquate avec son personnage. Vient ensuite l’excellent Michael Clarke Duncan dans le rôle de Wilson Fisk, alias Le Caïd. Bien loin de la performance géniale de Vincent D’Onofrio dans la série de Drew Godard, il n’empêche que l’acteur de La Ligne Verte en a dans le ventre. Il interprète un Caïd froid et violent, grand représentant des hautes sphères, relativement fidèle au personnage du comics. Le Caïd est créé par Stan Lee et Jack Kirby en 1967. Il cherche à devenir le chef ultime de la mafia américaine, mais traite également avec d’autres organisations secrètes comme HYDRA. Son pire ennemi demeure Daredevil, mais le Caïd est régulièrement aux prises avec Spider-Man, voir le Punisher.

Mais ce n’est pas le seul personnage a croiser la route du justicier aveugle puisque le film met en scène l’amour de sa vie : Elektra. Interprétée par Jennifer Garner, Elektra est une tueuse, ninja, mercenaire, également entraînée par Stick. Elle est créée en 1981 par le grand Frank Miller, qui a signé de nombreuses histoires du diable rouge. Elektra Natchios est la fille d’un ambassadeur grec. Comme dans la série Daredevil et The Defenders, Elektra fut corrompue par l’organisation de La Main quand elle tenta de les infiltrés. Elle a également travaillé pour l’HYDRA ou le SHIELD. Et dernièrement elle était membre des Thunderbolts. Comme dans le film, Elektra est bien tuée par un Bullseye envoyé par Le Caïd. On pourra au moins laissé ça à Mark Steven Johnson, c’est que son adaptation de Daredevil demeure très fidèle au personnage de comics.


Outre un Foggy Nelson, ami et collègue de Matt Murdock, interprété par l’excellent Jon Favreau, réalisateur des deux premiers Iron Man, il reste encore à présenter Bullseye. C’est en 1976 que ce personnage débarque sous les crayons de John Romita Sr et Bob Brown. L’homme qui s’appellera plus tard Le Tireur (Leonard ou Lester, identité réelle partiellement inconnue) était un formidable lanceur au Baseball. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il s’engagea dans l’armée et prenait un plaisir cruel à tuer ses ennemis. Bullseye n’a pas réellement de pouvoir mais sa capacité est surhumaine : il peut tuer un individu avec n’importe quel objet, est le meilleur viseur de l’univers Marvel (devant Œil de Faucon), a des capacités physiques remarquables et des techniques de combat affûtées. Enfin, son squelette (colonne vertébrale) a été partiellement recréée à base d’adamantium à la suite d’un violent combat contre Daredevil, qui l’avait laissé paralysé. Il a pris la place de Clint Barton dans la peau de Œil de Faucon au près de Norman Osborn dans l’arc Dark Avengers. Ce nemesis de Daredevil est interprété par l’excellent Colin Farrell pour les besoins du film. L’acteur irlandais caricature légèrement, mais s’avère très crédible grâce à son regard de malade mental. 

Bref une adaptation relativement ratée, mais qui reste très fidèle aux personnages de papier. Bulleseye demeure un bon nemesis à l’homme sans peur, qui affronte un Caïd parfaitement campé par Michael Clarke Duncan. Le combat final du haut de la tour de verre est superbe, rapide, précis, et permet une conclusion propre à ce film bancal. Daredevil n’est pas le pire film de super héros, loin de là, mais demeure une série B, ne parvenant pas à être plus qu’un film d’action lambda. Il faut dire que Daredevil a aussi pris un petit coup de vieux, notamment dans ses effets spéciaux.

2015 : la résurrection de l’Homme sans peur

Drew Goddard est un scénariste émérite et le récent réalisateur de La Cabane dans les bois, et du prochain Sale temps à l’Hotel el Royal. Daredevil n’est pas de retour sur grand écran, mais fait bien sa résurrection sur le petit. Marvel Télévision et Netfix dépoussièrent le personnage pour lui donner un nouveau visage : celui de Charlie Cox. L’acteur offre un Daredevil plus fragile, tout aussi froid, mais avec d’avantage de faiblesses. Moins imposant que Ben Affleck, il interprète un Daredevil plus humain, plus proche de son entourage et du spectateur. Charlie Cox offre un très bon Daredevil, qui sait encore donner des coups de tatanes bien placés.


La réalisation du show est relativement léchée, offrant quelques scènes d’action renversantes à coup de plans séquences parfaitement exécutés. Mais la grande force de cette première saison c’est bien évidemment l’antagoniste : Le Caïd. Vincent d’Onofrio est parfait dans le rôle, et interprète un Caïd plus ambigu, plus intéressant et surtout plus profond que la version cinéma. Cette fois ce n’est pas juste une brute à la tête de la mafia, mais a une femme, une sensibilité musicale et culinaire, un intérêt pour l’art. Ce n’est pas le chef mafieux violent mais bien un membre de la société haute, cultivé et raffiné. Ce qui crée de véritable rupture quand le personnage s’énerve et devient une véritable machine à tuer, violente, sans concession et surtout extrêmement brutale. Bref c’est le méchant qui fait un bon héros et il n’y a pas à dire : Vincent d’Onofrio fait un excellent Caïd.

Les personnages secondaires sont malheureusement plus ennuyeux à l’image du Foggy moins drôle que celui de Jon Favreau ou de l’éternelle Claire Temple, présente dans toutes les séries, mais toujours aussi ennuyeuse, et ce n’est certainement pas à cause du talent de Rosario Dawson. Mais viens la saison 2, et certainement la meilleure apparition des séries Marvel : un Punisher sous coke dans la peau de Jon Bernthal. Le personnage n’en fait qu’à sa tête et offre de superbes affrontements entre deux anti-héros au top. Cette saison 2 permet une véritable dualité entre les deux supers héros. Le Punisher va permettre à Daredevil de mettre un pied du mauvais côté de la ligne, grande intrigue de cette troisième saison. Les deux personnages ne semblent finalement pas si différents. 

Le show centré sur Daredevil est incontestablement le plus réussi des séries Netflix Marvel. Tandis que Iron Fist et Luke Cage mordent la poussière, l’Homme sans peur fait son petit chemin avec une saison 3 qui semble faire l’unanimité. Mais à quand un retour sur grand écran ?

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