Critique «The Battleship Island» de Ryoo Seung-wan : une leçon de cinéma et d’histoire

Critique «The Battleship Island» de Ryoo Seung-wan : une leçon de cinéma et d’histoire

Critique «The Battleship Island» de Ryoo Seung-wan : une leçon de cinéma et d’histoire

Réalisation

Casting

Bande original

Summary:
En pleine Seconde Guerre Mondiale, l'île minière d'Hashima participe grandement à l'effort de guerre japonais. C'est ici que seront amenés à se rencontrer plusieurs prisonniers coréens qui ensemble mettront en place un plan d'évasion de cette île.

90%

A couper le souffle

Le thème de la Seconde Guerre Mondiale a souvent été abordé au cinéma. A l’exception de rares films comme Lettre d’Iwo Jima, on a l’habitude d’en voir un aspect très occidental. C’est alors qu’il y a quelques mois, une perle venue de l’autre bout du monde, nous apporte un tout nouveau point de vue. Présenté pour la première fois en France au Festival du Film Coréen à Paris, petit point sur The Battleship Island.

Destins liés sur une île infernale

On pourrait considérer ce film comme un parfait mélange du récent Dunkerque et de La Vie est Belle. D’un coté, la multiplication de personnages et de destins différents mais liés, le tout au coeur de la Seconde Guerre Mondiale. D’un autre côté, la relation forte d’un père et sa très jeune fille sur cette île infernale. Le père faisant tout pour protéger l’innocence de sa fille, ces derniers ajoutent un aspect plus léger au film. En effet, entre un ancien yakuza coréen, un soldat infiltré ou encore une fille de réconfort, la présence de ce duo apporte la touche de joie nous empêchant de fondre en larmes tout au long du film. Tous ces personnages permettent à la fois de garder un rythme intense sans phase de transition trop longue mais également de laisser chaque spectateur trouver celui auquel il s’identifiera et s’attachera le plus. 

Réalisation, musique et jeu d’acteur : une adéquation idéale

The Battleship Island s’ouvre sur une scène en noir et blanc où l’on voit un ascenseur rempli de prisonniers coréens envoyés dans la mine. On comprend dès cet instant que la réalisation est parfaitement au service du propos difficile de ce film. En alternant entre scènes de tortures ou de bombardements et scènes conviviales et musicales, on a l’impression que le réalisateur joue avec nos émotions, qu’il ne nous laisse pas tranquille un instant pour nous garder constamment au coeur de l’action. Le tout est soutenu par un travail sonore qui sait très bien s’adapter à chaque situation, nous donnant envie de danser quand ils dansent de fuir quand ils fuient et de nous battre aux cotés des protagonistes. 

Bien évidemment, cet ensemble ne serait pas si bon sans un casting excellent. Avec Hwang Jeong-min dans le rôle du père et musicien attachant et parfois très drôle, avec lequel le réalisateur avait déjà collaboré sur son film Vétéran en 2015. Les excellents So Ji-sub et Song Joong-ki jouant tout deux leur rôle de leader à la perfection, chacun dans un style qui leur est propre. Mais par dessus tout, la prestation impressionnante de la très jeune Kim Su-an dans son rôle de petite fille qui se retrouve dans un monde qu’elle ne connait et ne comprend pas.

Impossible donc de rester indifférent face à The Battleship Island. Un film qui vous laissera avec une envie de sourire, de pleurer et de le revoir à la fois, ne ratez pas ça.

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