Critique « Primaire » de Hélène Angel : la tête la première à l’école primaire

Critique « Primaire » de Hélène Angel : la tête la première à l’école primaire

Critique « Primaire » de Hélène Angel : la tête la première à l’école primaire

Casting

Scénario

Réalisation

Summary:
"Primaire" est une immersion émouvante et réaliste dans le monde de l'école, portée par une des meilleures actrices de sa génération.

70%

Bien

Ecrit et réalisé par Hélène Angel que nous avons rencontré lors d’une projection, « Primaire » plonge son spectateur dans la vie d’une classe de CM2 et son enseignante dévouée, accueillant un enfant en difficulté. Porté à l’écran par Sara Forestier et Vincent Elbaz, le quatrième film de la réalisatrice peu connue du grand public s’avère fort en émotions et de réalisme.

 

Le casting : un défi réussi éclairé par une étoile du cinéma français

Pour réaliser ce film aux allures de documentaire, la réalisatrice de 49 ans s’est intégrée dans des classes d’écoles primaires 2 années durant. Le réalisme ressortant des situations hors et dans la classe sont pour la plupart des moments vécus. Avec une classe d’une vingtaine d’enfants de 10 ans de moyenne à diriger dans une fiction, il est évidemment délicat de découvrir, auditionner et choisir ceux qui seront les plus convaincants. Dans cet exercice, Hélène Angel et Julie Navarro (la directrice de casting) ont réussi avec brio ce que peu de films ont pu faire. Les enfants choisis pour former la classe sont justes, et peuvent autant bouleverser que choquer. Pour le reste, la double césarisée a su apporter son énergie qu’on lui connait depuis L’esquive, pour insuffler la dévotion et l’engagement de son personnage. Perdue entre l’abandon du petit Sacha qu’elle prend en charge et son rôle de mère oubliant sa vie privée au profit de sa classe, Florence va découvrir l’importance de l’estime de soi

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Pour les enfants comme pour les adultes, tout rôle ou situation n’auront pas été de composition. Beaucoup d’enfants ont été castés pour leur naturel. Le bémol de Primaire dans cette catégorie vient de Vincent Elbaz. Performance en deçà de son talent ou personnage pas assez développé, celui qu’on a connu dans Le péril jeune n’apporte pas ce qu’on peut attendre de lui, ou ce qu’il peut faire de mieux.

 

Une mise en scène intimiste

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« L’école est une représentation de la société ». 

C’est ce qu’a voulu montrer la réalisatrice au sein d’une école grenobloise qui n’échappe pas aux malheurs ni aux violences faites sur les enfants ou entre eux. Abandons, insultes, discriminations, moqueries, etc… La représentation de cette société d’aujourd’hui a le bénéfice d’être intelligemment racontée en une histoire qui pose les bonnes questions. On reprochera cependant à la réalisatrice discrète de se perdre un peu après la première moitié. Entre l’histoire de Sacha à qui tout le monde ne veut pas venir en aide et la position de Florence par rapport à ses élèves et à son fils, on ignore à un moment quel est le vrai fil conducteur de film.

Elle voulait raconter une histoire rappelant certaines des plus belles années de sa vie, Hélène Angel réussit un joli coup avec ce long-métrage touchant et attachant. L’envergure de Sara Forestier n’en cache pas pour autant la forêt de jeunes talents de Primaire. Le corps enseignant devrait apprécier cette belle illustration de leur quotidien, les parents et les enfants aussi. Réponse en salles le 4 janvier.

 

Bande-annonce de « Primaire »

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