Critique « Power Rangers » de Dean Israelite : Très formaté mais plein de bonnes intentions

Critique « Power Rangers » de Dean Israelite : Très formaté mais plein de bonnes intentions

Critique « Power Rangers » de Dean Israelite : Très formaté mais plein de bonnes intentions

Réalisation

Scénario

Personnages

Effets spéciaux

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Reboot bien plus « dark » et se voulant plus mature que ses prédécesseurs, le nouveau Power Rangers est sorti ce mercredi dans les salles obscures. Une origin story divertissante mais sans grande saveur, malgré des efforts visibles pour satisfaire le plus grand nombre.

Un gain flagrant de maturité

Le désir de rendre le propos plus adulte se ressent durant l’immense majorité du film. Les adolescents sont montrés plein de dilemmes et de complexes, luttant contre leurs problèmes du quotidien et leurs déboires familiaux. Cependant, malgré la volonté palpable de rendre le film mature, les personnages restent assez stéréotypés, ce qui est paradoxal puisque les deux premiers tiers du films sont consacrés à leur développement personnel. Cela tient à une certaine difficulté de dosage entre le ton léger du film et les scènes se voulant plus sérieuses. Toutefois, on ne peut que saluer la volonté de rendre les Power Rangers aussi matures. Cette nouvelle bande de Rangers est d’ailleurs particulièrement attachante. Leur union très hasardeuse fait légèrement forcée mais elle a le mérite de prendre son temps, évitant ainsi le cliché de beaucoup de films de super-héros : la précipitation. Mention spéciale à RJ Cyler (ranger bleu) qui est à la fois le personnage le plus curieux mais également celui pour lequel on a le plus d’affection.

Power Rangers

Power Rangers a le mérite d’être esthétisé et bien réalisé. La surenchère est au rendez-vous, notamment durant la bataille finale qui nous gratifie d’un déluge d’effets spéciaux. Le comique de situation est omniprésent mais le film s’autorise quand même quelques scènes plus posées pour présenter les difficultés des nos héros. Les dialogues offrent un dynamisme assez bienvenu à l’histoire, permettant à celle-ci de ne pas trop stagner. 

Une dernière partie bourrée d’hommages

Le reboot d’une série aussi emblématique peut difficilement se concevoir sans une farandole d’hommages, plus ou moins discernables en fonction de votre connaissance de l’univers. La dernière partie du film troque l’univers sombre du début contre des scènes délicieusement kitsch rendant hommage à tous ceux ayant grandi avec les Power Rangers. Entre les caméos, le placement du thème musical « Go go Power Rangers » et l’annonce de la venue d’un nouveau personnage, toute la dernière partie du film est faite pour brosser les fans dans le sens du poil. 

Power Rangers est un blockbuster sans grande saveur mais bourré de bonnes intentions. Bien qu’il soit divertissant, les néophytes risquent de ne pas y trouver leur compte. Toutefois, les fans de la première heure devraient être plus que ravis de retrouver les héros de leur enfance. 

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