OCTOBRRR – Chill & Cult : découvrez « Hannibal » de Ridley Scott sur Netflix

OCTOBRRR – Chill & Cult : découvrez « Hannibal » de Ridley Scott sur Netflix

OCTOBRRR – Chill & Cult : découvrez « Hannibal » de Ridley Scott sur Netflix

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Acteurs

Summary:
Si certains repas du docteur nous feront détourner le regard sous le coup des haut-le-coeur, d'autres scènes sauront ravir nos pupilles ; "Hannibal" selon Ridley Scott est bien digne de son prédécesseur, par sa violence esthétique et son suspens bien dosé. Un classique à (re)découvrir dès maintenant sur Netflix.

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Chair fraîche et culte

Suite mal aimée du très célèbre Silence des Agneaux, Hannibal est peu à peu tombé dans les oubliettes de la série des Hannibal Lecter ; pourtant derrière la figure du célèbre professeur cannibale se trouve une réalisation digne des meilleurs Ridley Scott, un scénario qui tient la route et une image en certains aspects bien meilleure que celle de son prédécesseur. En ce mois d’Halloween, (re)découvrez le deuxième opus de la célèbre tétralogie dès maintenant sur Netflix.

La chronologie est parfaitement respectée : 10 ans après son évasion de l’asile de Baltimore (et donc 10 ans exactement après la sortie du Silence des Agneaux), le psychiatre Hannibal Lecter s’installe dans la tranquillité de Florence ; c’était cependant sans compter sur l’agent Clarice Starling, avec laquelle le professeur a noué un lien tout particulier, qui va tout faire pour retrouver le fugitif et mettre fin à la légende cannibale. S’en suit une chasse à l’homme angoissante et rythmée, où les intérêts de chacun des personnages croisent mes délires sanglants d’Hannibal dans un décor digne d’une pièce de Shakespeare. 

Hannibal a pourtant une longue histoire derrière lui : après le refus de Jodie Foster (qui incarnait Clarice dans Le Silence des Agneaux et a su donner au personnage une aura si magnétique qu’il était difficile de voir quelqu’un reprendre le rôle) de reprendre son personnage, et les doutes d’Anthony Hopkins, le film est finalement repris par le grand Ridley Scott, qui un an après Gladiator reprend goût aux sombres caractères humains. Et c’est finalement Julianne Moore (Still Alice) qui reprendra le célèbre rôle de l’agent Starling, en formant un incroyable duo avec Hopkins.

Aussi déroutant que son prédécesseur, Hannibal n’a de cesse de jouer avec les ambiguïtés du genre, en mêlant le policier à l’horrifique tout en brouillant les pistes ; mais ne vous y trompez pas, si Hannibal se pare de somptueux décors et de musique envoutante, il n’en reste pas moins un film digne d’un soir d’Halloween, dans une violence anatomique et toujours plus esthétique. Si certains repas du docteur nous feront détourner le regard sous le coup des haut-le-coeur, d’autres scènes sauront ravir nos pupilles par leurs lumières travaillées. Les liens entre Clarice et Hannibal se précisent et s’affirment toujours plus au fur et à mesure des échanges entre les deux personnages, par lettres, appels ou tours de manège. Véritables prétextes à des scènes de jeux pour Lecter (peut-être un peu moins pour Starling), ces rapports instaurent à eux-seuls d’incroyables mises en scène tournoyantes, entre une naïveté espiègle et une angoisse vertigineuse. Si le jeu psychologique perd de son charisme (les entretiens entre les deux personnages dans Le Silence des Agneaux resteront toujours inégalables), la mise en scène elle se renforce par ce jeu de chasse incessant. 

Ce qui fait bien le charme de cet opus, c’est la présence de ses personnages phares, qui éclaire le scénario et donne au tout cette ambiance si particulière fidèle aux romans de Thomas Harris. Les jeux d’Anthony Hopkins et de Gary Oldman (méconnaissable dans son rôle de « méchant ») permettent à Hannibal de se hisser au niveau des très bons films de Ridley Scott, et assure la continuité de la tétralogie dans de très bonnes conditions. 

Souvent relégué comme simple suite non aboutie du Silence des Agneaux, Hannibal a pourtant de belles qualités qui en font le film idéal pour votre soirée d’Halloween ; le drame horrifique se joue entre deux airs de Hans Zimmer et deux décors gothiques, toujours entraînant et rythmé, jusqu’à l’acmé final qui sonne decrescendo la fin d’un cycle. Un classique à (re)découvrir sans plus attendre sur Netflix.

 

Bande-annonce Hannibal de Ridley Scott :

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