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La passion d’Augustine : la musique pour prière

Quand l’éducation au Québec, dans les années 1960, dans un couvent, est mise à mal par le gouvernement en quête de réforme et de rentabilité. C’est un petit couvent sur le bord du Richelieu. On y accueille des jeunes filles. On les instruit et on les éduque. Ce couvent est particulier car il a à sa tête Augustine, la mère supérieure – Simone, dans le civil, jouée par Céline Bonnier, passionnée de musique, résiliente et qui l’enseigne.

Son enseignement déjà reconnu et couronné par une médaille d’argent au concours régional se voit fragilisé et remis en question par une nouvelle arrivante dans la hiérarchie, qui avait été jusque là bienveillante. La nouvelle générale, au service des nouvelles règles gouvernementales visant à rendre public l’enseignement, est moins sensible à la musique et a clairement le couvent dans son viseur. Alors Augustine va se battre, se battre pour son couvent, se battre pour qu’il puisse continuer d’exister, pour que la musique puisse continuer d’y être enseignée. Elle utilisera tous les moyens, les journalistes par l’intermédiaire de la presse, de la radio, les politiques par l’intermédiaire de la femme d’un député, les tracts pendant les messes. Rien n’y fera. Le petit couvent, son couvent est destiné à disparaitre.

la passion d'augustine critique

La mise en image de la remise en question, de l’introspection des soeurs de ce couvent relève d’une grande sensibilité. Mieux que des mots, mieux que des phrases, l’évolution de leurs sentiments nous est offerte par des plans d’une sobriété majestueuse, portée par une musique – Bach, Chopin, …qui nous emmène au cœur de leur désarroi.

La nièce d’Augustine, interprétée par Lysandre Ménard, qui va rejoindre le couvent, préfigure un message d’espoir tourné vers le futur, tout en permettant de faire entrer le concret d’une vie réelle dans un couvent aseptisé et régi par les règles du système religieux.

Quand Augustine redeviendra Simone, parce qu’elle aura choisi ses priorités, parce qu’elle aura choisi sa vie, quand Simone sera reconnue, on ne pourra qu’applaudir devant son courage, devant sa ténacité, devant le long chemin parcouru jusqu’à elle-même. Comme dans les grands combats, on y verra la difficile quête de la confiance en soi, le long combat contre les institutions, contre les systèmes créés par les autres, contre les dogmes, contre la hiérarchie, contre les idées reçues, pour au final aboutir à l’émergence de soi et ce à quoi on croit.

Une réalisation très fine qui fait de La Passion d’Augustine – prix du public Angoulême, La Baule 2015 et des Rencontres cinématographiques Cannes 2015 -un film d’une grande cohésion, une photographie qui remplit les yeux et les coeurs, une musique omniprésente et porteuse, et des actrices plus que justes.

 

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