Critique « California Dreams » de Mike Ott : bienvenue dans le rêve hollywoodien

Critique « California Dreams » de Mike Ott : bienvenue dans le rêve hollywoodien

Critique « California Dreams » de Mike Ott : bienvenue dans le rêve hollywoodien

Réalisation

Dialogues

Summary:
California Dreams est une intéressante plongée parmi les artistes rêvant d'Hollywood et de ses projecteurs. Brouillant les frontières entre documentaire et fiction, cette oeuvre chaude et esthétisée plaira sans nul doutes à ceux qui rêvent de travailler dans le domaine si fermé du cinéma.

75%

Très bon

Quand le documentaire se confond avec la fiction ! Soyez les bienvenus dans l’atypique California Dreams. En concours parmi les films américains du Champs-Elysées Film Festival, cette œuvre filmique brouille les frontières entre les reportages et les films scénarisés. Esthétiquement parfait, California Dreams parlera à quiconque rêve de bosser dans le Show-Business Hollywodien. 

 

Une esthétique chaude et millimétrée 

California Dreams frappe avant tout par la beauté de ses plans. Leur composition travaillée au millimètre marque, tant ceux-ci enferment les protagonistes dans un cadre précis. Ainsi, ceux-ci semblent évoluer dans des décors de théâtre, à la différence prêt que les décors prennent ici place dans les vastes plaines californiennes. Outre ses cadres très précis, le réalisateur Mike Ott s’accapare les couleurs chaudes du Sud de la Californie, pour nous retranscrire des plans chaleureux et contrastés
California Dreams - 2

Documentaire ou fiction ? 

Vendu comme un documentaire, California Dreams brouille pourtant les pistes entre le reportage et la fiction. Si toutes les phases de castings, d’auditions et de répétitions au théâtre font très reportage, les épisodes suivant les protagonistes font eux très scénarisés. Chaque personnage est montré comme un personnage et pas comme une réelle personne suivie par un reportage. 

Cette volonté des brouiller les pistes de la part du réalisateur Mike Ott fait de California Dreams un objet indescriptible et fascinant. Indescriptible y compris pour le réalisateur d’ailleurs, qui admet lui-même ne pas savoir comme qualifier son objet filmique. Ni film, ni reportage, Ott définit son œuvre comme un « sujet ». Un exercice de style aussi intéressant que prometteur. Peut-être serait-il bon que d’autres réalisateurs hollywoodiens s’inspirent de cette idée pour nous offrir des œuvres d’un genre aussi hybride qu’original, brouillant la réalité et la fiction. 

California Dreams - 3

Des personnages colorés pour des échanges intéressants

Comme en témoigne la photo ci-dessus, California Dreams nous présentent des profils atypiques mais mus par le même désir : celui de travailler dans le milieu du cinéma. Qu’il s’agisse de l’acting ou du scénario, chaque personne présentée tente sa chance dans ce domaine faisant beaucoup d’envieux. Malheureusement, Hollywood et le grand écran ne sont réservés qu’à de rares élus, ce que cette œuvre tend à nous rappeler. Mais qu’importe, chaque protagoniste continue son petit bonhomme de chemin et suit ses rêves malgré les embûches sur la route du show-business. 

Chaque dialogue nous présente ces profils hors-normes et nous perd encore plus à la frontière du film et du reportage. Cela tient au fait que chaque dialogue semble scénarisé, mais que ceux-ci ne se déroulent que sur un plan unique. Explication : au lieu de nous faire profiter des dialogues à la façon d’un film, avec des cuts et autres changement de plans, les échanges verbaux sont ici sur le même plan fixe (ou aux mouvements très léger). Ces échangent ne deviennent alors intéressant que de par le panache ou l’attitude des personnes présentes à l’écran. 

Beaucoup de choses seraient encore à dire sur cette œuvre, mais mieux vaut vous laisser la découvrir par vous-même et profiter de cette intéressant format. Que vous soyez fans des plans millimétrés, d’expériences cinématographiques originales ou tout simplement du sujet qu’est Hollywood, vous devriez trouver votre compte avec California Dreams, actuellement en compétition aux Champs-Elysées Film festival. 

2 Comments on this Post

  1. Marc-Antoine Serou

    Je tiens juste à signaler que le directeur de la photographie n’est autre que Michael Gioulakis (It Follows, Split), un des directeur de la photographie les plus brillants de sa génération, avec qui j’ai eu l’honneur de travailler sur plusieurs projets 🙂

    Répondre
    • Robin Uzan

      Bien que je n’ai pas mentionné ce fait, je l’avais effectivement appris avant de rédiger cet article. Ce fût probablement une expérience fascinante pour vous de travailler avec un tel professionnel !

      Répondre

Leave a Comment