Avant Ocean’s 8 : retour sur la saga de Steven Soderbergh

Avant Ocean’s 8 : retour sur la saga de Steven Soderbergh

A l’occasion de la sortie de Ocean’s 8, réalisé par Gary Ross (Hunger Games), retour sur la saga originelle de Steven Soderbergh. Le spin-off féminin porté par Sandra Bullock, Cate Blanchett, Anne Hathaway, Rihanna et Helena Bonham Carter sort ce mercredi.

 

Une saga qui a la classe

Soderbergh a réalisé une saga en trois opus pour mettre en scène les tribulations d’une bande de braqueurs de haute volée. Le cinéaste a cherché à revenir à cette classe à l’ancienne initiée à la grande époque par des acteurs comme Steve McQueen, Robert Redford ou Paul Newman. Ici, pas de méchant mais des cambrioleurs au grand cœur qui sont les héros du film. On est de retour à l’époque de L’Arnaque où les vilains avaient le sens du respect et où la société ne l’avait plus. Soderbergh veut rendre hommage à ces films de casses, où les casseurs étaient nos amis, puisque Ocean’s 11 est un remake de L’ Inconnu de Las Vegas de Lewis Milestone. Pour cela, il réunit une équipe renversante composée des plus grands acteurs de l’époque et dominé par le trio Brad Pitt, George Clooney et Matt Damon. Un trio de tête accompagné d’acteurs de haute pointure comme Andy Garcia, Julia Roberts, Don Cheadle ou encore Casey Affleck. Steven Soderbergh ira même jusqu’à chercher Vincent Cassel pour interpréter l’antagoniste de son second opus.

Trois opus et puis s’en va

Soderbergh est quand même parvenu à étirer ses Ocean’s sur trois épisodes. Malgré un Ocean’s 13 très peu apprécié, les deux premiers opus sont instantanément devenus cultes. Grâce à son casting quatre étoiles, Soderbergh a gagné le respect du spectateur avant même que le film débute. C’est le principe du casting chorale toujours très performant auprès du public. Ce n’est bien évidemment pas la seule raison de ce succès : Soderbergh met en place une mise en scène relevée et très efficace. Dans la logique d’être toujours très classe, la mise en scène est léchée, précise, la photographie toujours très lumineuse, presque clinquante. Avec l’utilisation du split screen, Soderbergh donne constamment du mouvement, comme si les Ocean’s ne devaient jamais s’arrêter. Et il en va ainsi. Finalement l’histoire n’est pas des plus originales mais pourtant, grâce à cette fluidité débordante, jamais les Ocean’s ne pataugent. Ils restent toujours classes, toujours passionnants, une danse romanesque dans un environnement moderne. Ces figures de cinéma interprètent des figures du braquage, des personnages sûrs d’eux, charismatiques, et innovants : une équipe qu’on pourrait suivre au bout du monde tant l’alchimie fonctionne à la perfection. Ces personnages ont tous leurs capacités et le petit détail qui les distingue des autres. Brad Pitt ne peut, par exemple, pas s’empêcher de sans arrêt s’empiffrer. Bref Soderbergh a pensé à tout.

Le remake féminin

 

Faire un remake féminin ce n’est pas une mauvaise idée en soit mais la production aurait pu commencer à donner la réalisation à une femme. Quitte à jouer sur la case féministe, autant aller au bout de la logique. Mais bon, Hollywood et la logique ne font pas la paire. Bref. Brad Pitt et George Clooney sont remplacés par Cate Blanchett et Sandra Bullock, mais l’histoire va-t-elle vraiment être innovante ? On doute quand même de la spontanéité de ce projet et on y voit davantage une approche commerciale qu’une véritable conception artistique.

En salles ce mercredi, on verra comment Gary Ross va succéder au grand Steven Soderbergh.

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