[Review] Moonshine un polar bien arrosé

[Review] Moonshine un polar bien arrosé

[Review] Moonshine un polar bien arrosé

Scénario

Dessin

Edition

Summary:
Le lancement réussi d'une nouvelle série

83%

Cette nouvelle série marque le retour d’un duo qui avait frappé très fort avec la série 100 bullets : Brian Azzarello et Eduardo Risso. Que vaut ce nouveau cycle ? Le premier tome de 160 pages qui est sorti le 27 octobre chez Urban comics rassemble les six épisodes de Moonshine.

Un cocktail corsé pour Moonshine

La mafia arrive en campagne

Un mafiosi de New York se réveille avec une sacrée gueule de bois et se demande bien ce qui lui a pris de se picoler alors que, pour la première fois, il est chargé seul d’une mission. Il doit négocier la livraison exclusive d’un alcool de haute qualité dans un bled paumé. Cette mission se révèlera de plus en plus compliquée…

C’est la prohibition vue du côté d’un gangster et en campagne. On retrouve l’ambiance sombre et le polar de 100 Bullets mais dans un genre historique. On s’attend à un récit d’action, de lutte entre des bouseux et des mafieux mais l’histoire évolue peu à peu vers le fantastique. Après un premier épisode de présentation, l’action s’accélère et la tension ne cesse de monter.

Lou, le personnage principal, est une vraie réussite dans ce récit. Il ne cesse d’accumuler les défauts au fil du récit. Sa malchance et sa maladresse constante en deviennent drôle. Le dernier épisode est une explosion finale mais en retard car Lou a encore raté le règlement de comptes. Cet épisode relance le récit par un tueur inconnu et un cliffhanger bien senti.

Un grand cru visuel

Eduardo Risso avait au départ un style proche du Miller de Sin City. Le dessin de Risso se détache peu à peu de cette ombre écrasante. Il utilise moins souvent les contrastes forts entre un aplat noir et un éclat de couleur. Visuellement, il tente beaucoup de choses et réussit mais sans jamais faire brouillon car tout est fluide et en lien avec le récit. De la même manière, la composition des pages est complexe mais la lecture est fluide. Le dessin est encore plus superbe avec les couleurs assurées par Risso lui-même.

Une série avec du mordant

Il faut saluer le travail d’édition d’Urban Comics. Le papier est de très bonne qualité et cela fait ressortir le noir et les beaux clair obscurs. De plus, on trouve à la fin du volume une jolie galerie avec les couvertures originales à la fin et même des éditions limitées de Jock, Lee Bermejo, Franck Miller et Cliff Chiang.

Moonshine est donc un récit classique bien écrit et magnifiquement dessiné. On passe un très agréable moment à le lire et on attend avec impatience la suite. Cela sera-t-elle une série au long cours ou plus courte ? Je préférerai plutôt pour la seconde option car 100 Bullets qui avait démarré comme une mitrailleuse, s’était perdu en route.

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