[Critique] Mike Carey présente Hellblazer : le retour de John Constantine

[Critique] Mike Carey présente Hellblazer : le retour de John Constantine

[Critique] Mike Carey présente Hellblazer : le retour de John Constantine

Scenario

Dessins

Edition

Summary:
3 scénaristes pour les aventures d'un magicien underground unique !

77%

La suite d'une saga unique...

Après la publication des volumes scénarisés par Garth Ennis et par Brian Azzarello, Urban Comics poursuit la traduction en français d’Hellblazer avec un troisième scénariste. Mike Carrey présente Hellblazer est sorti le 12 octobre chez Urban Comics. Ces récits sont centrés sur un magicien très punk, John Constantine.

 

A la fin du dernier volume, ce magicien de la crise est décédé mais la mort ne dure jamais très longtemps dans les comics.

 

Retour à la maison

Carrey décide de le faire revenir dans le monde des vivants et dans sa ville natale. Ce retour ne sera pas le triomphe de l’enfant prodige. En effet, méprisé par sa sœur, Constantine va à la fois chercher à résoudre des enquêtes mystiques et se reconnecter avec sa famille, en particulier sa nièce qui a disparu.

Si vous avez vu le film avec Keanu Reeves ou la série Constantine, vous risquez d’être fortement perturbé en ouvrant les premières pages de ce volume. On est très loin d’un film d’action mystique ou d’une série banale mais le lecteur est plongé dans une ambiance lourde. Le récit prend bien plus la forme d’un polar anglais que d’un récit épique de combats entre super-héros. On peut saluer le choix de Carrey de ne pas mettre en avant le gore pour privilégier l’ambiance et le message social.

Constantine n’est pas le Docteur Strange. Il n’a pas de costume moulant mais il porte un simple imperméable marron et une cigarette aux lèvres à chaque case. Ce n’est pas un super-héros naïf mais un homme banal et donc complexe qui tente d’améliorer la vie des autres sans grande illusion sur sa marge de manœuvre.

Carrey choisit aussi de faire de ses récits une œuvre politique car il dénonce la situation des classes populaires exclues qui se noient dans la drogue et la dépression. Plus loin, il s’attaque aux élites par le biais d’un groupe secret de mystique.

Ce volume rassemble différents récits et comme souvent dans les comics chaque histoire est illustrée par différents artistes. Malgré des changements de style graphique (trait et organisation des cases : carreau ou dispersé) le ton demeure et on trouve une certaine unité car le meêm dessinateur réalise une même intrigue. Ces dessinateurs servent à merveille le récit sombre de Carrey. Steve Dillon (Preacher) fait à nouveau des merveilles par des couleurs ternes et de brusques éclats de couleur. Il a un trait classique et réaliste. Cependant, derrière un découpage assez franco-belge avec des case géométriques et peu de mouvement, Dillon réussit à nous plonger avec effroi dans une aventure originale. Marcello Frusin a un plus simplifié mais aussi plus fluide. Il apporte une touche plus drôle et moins sinistre. Il y a aussi beaucoup d’humour : Constantine en prend plein la tête littéralement et a une sacrée originalité dans l’insulte.

 

Hellblazear est certes une œuvre pour un public averti mais quel succès ! Les histoires sont complexes et originales. La première histoire voit par exemple Constantine lutte contre une accro aux souvenirs X. Envie d’en découvrir plus ? N’hésitez pas à consulter les sorties du mois d’octobre d’Urban Comics.

Laissez votre commentaire