Critique « Macao » (tome 2) de Glénat : la face cachée des casinos

Critique « Macao » (tome 2) de Glénat : la face cachée des casinos

Critique « Macao » (tome 2) de Glénat : la face cachée des casinos

Scénario

Dessins

Edition

Summary:
La suite et fin d'un voyage dangereux.

63%

Pas mal !

Après notre chronique du premier tome de cette série, voici venu le temps du dénouement avec le second et dernier tome de la série Macao publié par Glénat depuis fin août.

Coincé dans le luxe

L’Envol du Phénix marque la suite de cette série dont le scénario est de Willy Duraffourq et Philippe Thirault (Le Signe, Rimbaud), les dessins de Federico Nardo (Le Vent des Khazars, Lépante, Un loup est un loup) et les couleurs d’Aretha Battitstutta. Léon Chung, journaliste à la carrière bloquée doit écrire la biographie de Kwan Tao, propriétaire d’un casino, le Crown of Macao, car il souhaite se lancer en politique. Dans le premier tome, Léon a découvert la face sombre et mortelle de ce milieu ainsi que la personnalité complexe de Tao, riche propriétaire mais aussi chef d’un clan mafieux.Il se retrouve piégé dans l’hôtel alors que son ami est mort et que sa copine a disparu. Cela se complique encore car Léon, choyé par Tao sans que l’on comprenne bien pourquoi, est jalousé par le fils de ce mafieux.

Derrière les dés, la mort et la violence

Ce tome commence quand, profitant de l’amitié d’un garde, Leon parvient à se rendre dans l’appartement mis à sac de sa maîtresse. Voulant signaler cette disparition, il se retrouve confronté à des flics choqués qu’il ose porter plainte contre Tao. Le seul policier honnête du commissariat lui propose de collaborer ensemble pour faire tomber ce mafieux. Journaliste, biographe, prisonnier, notre héros devient alors l’agent infiltré de la police dans le Crown of Macao. Sans vouloir tout spoiler, l’album se clôt par un rebondissement inattendu et bien senti.

Un casino aux découvertes sans fin

Ce tome permet de continuer à explorer de nouvelles parties de cet immeuble gigantesque : dans ce volume, des thermes romains et une piste de courses de lévriers. Léon n’est cependant plus du tout subjugué par ce luxe. Il est devenu en quelques semaines un habitué qui ne voit plus que les aspects sombres tels que la prostitution qui est omniprésente.

Une relation biographe - patron tendue

Une autre mafia

On retrouve dans ce nouveau volume les stéréotypes du polar asiatique mais par un trait et une mise en page franco-belges classiques. Au-delà de l’action, il y aussi un élément journalistique sur la prostitution et le crime organisé à Macao. La mafia y est présentée d’une manière totalement différente de la branche italienne ou de la branche américaine. Il y a certes de la violence mais les relations entre les clans sont régulées par un Grand conseil de famille qui vote les décisions importantes. Il n’y a pas d’anarchie mais une démocratie. Cependant, cela n’empêche pas les règlements de comptes et les tentatives de meurtre entre eux.

L’Envol du Phénix clôt en beauté ce cycle entre reportage sur la mafia et récit d’action. Inutile d’acheter Le Monde, lisez plutôt Macao en attendant de voir où Philippe Thirault nous emmènera dans sa prochaine BD…

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