[Critique] Justice League Anthologie : un best-of de super-héros !

[Critique] Justice League Anthologie : un best-of de super-héros !

[Critique] Justice League Anthologie : un best-of de super-héros !

Scénario

Dessins

Edition

Summary:
Un bon début pour le néophyte !

77%

A offrir ou s'offrir !

Profitant de la sortie le 15 novembre du film Justice League, Urban Comics propose depuis le 27 octobre, au travers de Justice League Anthologie, de faire découvrir certains des épisodes de la plus puissante équipe des super-héros de DC Comics.

 

 

Un best-of de dessinateurs !

 

Comme son nom l’indique, cet album rassemble divers épisodes de la Justice League, le groupe de héros les plus puissants de DC Comics. Les équipes créatives changent donc à chaque épisode et on retrouve les plus grands auteurs des comics. Avoir des épisodes isolés est-ce un problème ou un atout ? Pour certains, cela apporte l’avantage de lire un éventail est très large de périodes car les épisodes vont de 1960 à 2017. Lire ce volume devient un jeu car il suppose des lectures différentes en fonction des individus : on peut picorer en lisant selon l’humeur des épisodes au hasard ou le lire en une seule fois par ordre chronologique mais ce n’est pas forcément la meilleure méthode. Pour d’autres, cette mosaïque de style apporte un effet kaléidoscopique qui peut perturber le lecteur quand il change d’épisode. Quelle que soit l’opinion, ce volume est un bon début pour un néophyte pour découvrir les différents courants qui ont parcouru cette maison d’édition. Changer si vite de style de dessin permet en priorité de juger l’évolution du dessin mais il est difficile de juger les scénarii car ce sont des épisodes épars au milieu d’un arc. Il est amusant de voir que la modernisation du dessin n’est pas linéaire. Certains artistes sont de vrais précurseurs – George Pérez – alors que d’autres paraissent très classique même très tardivement – Jim Aparo. On voit progressivement apparaître une réflexion sur la composition générale de la page car ce n’est plus une suite de case comme au début.

 

Urban comics a-t-elle fait un bon choix d’épisode ? Ce sont souvent des épisodes anniversaires, un épisode bouche-trou entre deux histoires ou qui introduisent un nouvel cycle d’histoire. L’histoire est parfois très convenue.

 

Le volume débute en 1960 et on ressent le plaisir d’un archéologue qui découvre une trace ancienne du passé. C’est parfois naïf – un poisson doré parle à Aquaman ! Il est amusant de voir d’où partent les comics modernes. Les héros expliquent beaucoup ce qu’ils font, justifient par leurs textes leurs actes au lieu de le montrer. A l’époque, la manière de dessiner offre un parallèle proche avec le cinéma américain classique car ce sont surtout des plans américains ou large et peu de gros plans. Dès le deuxième épisode, on est frappé par les changements : Dick Dillin apporte bien plus de mouvement en faisant sortir l’action hors des cases. Une mise en pages apparaît avec des cases rectangulaire et verticales ou illustration sur une pleine page. Le dessin commence à imaginer des procéder spécifique sans lien avec le cinéma. Dans le 3e épisode, George Pérez est brillant. Il s’émancipe de la grille traditionnelle et l’organisation de la page devient encore plus complexe avec une pleine page et des cases plus petites. On est frappé par l’encrage bien plus varié et précis. Les couleurs sont plus variées. La justice League bascule parfois dans l’ironie par Keith Giffen et J.M. DeMatteis avec par exemple des moqueries sur le merchandising autour des super-héros. Cela pose le problème de ces anthologies car on a souvent l’impression d’avoir un très bon apéritif mais cela ne comble pas l’appétit

 

Il faut souligner enfin le beau travail d’édition d’édition d’Urban Comics. On trouve de très bonnes introductions avant les différents chapitres pour replacer dans la chronologie générale des comics et de DC. Chaque épisode débute par un petit résumé de l’évolution des personnages, du contexte des personnages de la ligue et une biographie des auteurs. Ces textes bien écrits donnent parfois envie ce qu’on ne trouve pas dans l’anthologie.

 

Cette anthologie nous permet de rendre disponible des numéros introuvables. Cependant, cela risque de vous coûter très cher ensuite car cela donne envie d’en lire beaucoup plus ! En attendant découvrez notre avis sur le tome 2 de Justice League Rebirth !

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