Outcast, quand l’auteur de The Walking Dead la joue Poltergeist.

Outcast, quand l’auteur de The Walking Dead la joue Poltergeist.

Note

Outcast, quand l’auteur de The Walking Dead la joue Poltergeist.

Histoire

Dessin

Summary:
Robert Kirkman réussit avec brio son incursion dans l'horreur.

75%

Bon

Robert Kirkman est un auteur très prolifique. Il n’est pas que l’auteur de The Walking Dead. On a pu lire plusieurs de ses créations chez les éditions Delcourt qui ont été bien inspirés en publiant ses oeuvres. L’auteur est capable de s’adapter à n’importe quel registre comme vous pourrez le constater avec sa nouvelle oeuvre, Oucast.

Kyle vit seul dans sa maison familiale, perdu dans la campagne, où il a grandit. Ses contacts avec le monde exterieur se limitent à sa sœur qui essaie de le sortir de son taudis. Mais tout ne va pas bien dans la vie de Kyle. Sa mère le battait et un jour, il lui a rendu les coups. Il a aussi une fille mais il a coupé tout les ponts avec son ex qui en a la garde. Il y aurait une histoire de maltraitance… Mais si on écoute Kyle, elles auraient été possédées. Contacté par le révérend, il devra l’aider à exorciser un jeune garçon possédé. À partir de ce moment Kyle va commencer à chercher la vérité. Et tout le monde ne veut pas que ces vérités se sachent.

outcast-cinemax-603x394

Robert Kirkman a délaissé ses zombies de « Walking dead » pour attaquer les esprits et les démons qui prennent possession des corps de pauvres mortels. Le scénario se tient et l’on a envie de connaître la suite, et vite. Cependant, je trouve que l’histoire aurait pu être plus condensée, moins diluée. La narration n’est pas assez fluide et pêche en certains endroits.

Paul Azaceta à un superbe trait. Ses volutes de fumées ressemblent à des grands coups de pinceaux, les paysages sont impressionnants. Ou même encore toute les dégoulinures de salive, de sang ou d’eau bénite parfaitement réalisées, donnent un excellent rendu. Le seul bémol  serait à voir du côté de certaines expressions de visage des personnages. Autant il retranscrit parfaitement le sourire du possédé ou la douleur, mais pour ce qui est des simples discussions ou des moments sans souffrance, les visages sont assez stoïques.

En résumé, on pourrait que ce premier tome est un genre de « Constantine » mais avec moins d’expérience dans le combat contre les forces du mal. Possession est le premier volume et on peut penser qu’il y a assez de matières pour en faire plusieurs ouvrages. Il est précisé en quatrième de couverture « pour lecteurs avertis », ça n’est pas spécialement gore, juste un peu sombre. Évitez de l’offrir à vos jeunes frères et soeurs. La série devrait être adaptée en série télévisée. Peut-on s’attendre à un succès aussi large que pour The Walking Dead? Seul l’avenir nous le dira.

Laissez votre commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.