[Critique] Astérix et la Transitalique : un album sur le podium

[Critique] Astérix et la Transitalique : un album sur le podium

[Critique] Astérix et la Transitalique : un album sur le podium

Scénario

Dessin

Edition

Summary:
Un Astérix à la hauteur de la légende

67%

A recommander !

Le grand évènement BD de la rentrée est la sortie d’un nouvel album d’Astérix & Obélix le 19 octobre. Derrière le rouleau compresseur éditorial, ce nouvel album est-il à la hauteur des anciennes aventures de nos gaulois préférés ?

 

 

C’est le troisième album qui n’est pas réalisé par le survivant du duo créateur Albert Uderzo. Désormais c’est le duo Jean-Yves Ferri (Le retour à la terre, De Gaulle à la plage) pour le scénario et Didier Conrad (Les Innommables, Tigresse Blanche) pour les dessins qui assurent une louable relève. Après un album de rodage – Astérix chez les Pictes -, le duo a pris un rythme de croisière et assure de bons albums dans la tradition.

Lactus Bifidus, un sénateur romain chargé de l’entretien des voies romaines est accusé de corruption. Sur un coup de tête il se défend en proposant une course à travers l’Italie. Bien entendu les deux intrépides gaulois décident de participer à la course pour humilier les romains.

 

Arrête ton char Obélix !

On a la joie de retrouver les grands classiques de ce monument de la BD : les jeux de mots sur les noms (Pocatalitix, Toutunafer, Tiramisus…), les bagarres d’Obélix et la repartie d’Astérix. La course est une belle excuse pour faire partir les deux gaulois à l’étranger. Ces voyages assurent souvent les meilleurs albums d’Astérix. Le dépaysement et le jeu sur les stéréotypes d’un pays étranger sont jouissifs. Rien ne vaut la caricature du français à l’étranger qui ne cesse de penser que c’est mieux chez lui alors que cette fois-ci le duo est en Italie, au cœur de l’empire romain. Les différentes étapes donnent l’occasion de visiter les différentes parties de l’Italie – Venexia qui deviendra Venise par exemple est encore un vaste marais peuplé de moustiques accros aux touristes. Le lecteur rigole des anachronismes mais apprend aussi des éléments historiques sur la division de la péninsule et le garum, la moutarde des romains.

On ne s’ennuie jamais dans cet album très rythmé et l’on sourit très souvent notamment par le jeu sur les accents par les onomatopées. Cet album permet de découvrir de nouveaux peuples : la civilisation de Koushan pour l’Afrique subsaharienne ou les Sarmates pour les Russes.

Les dessins sont finement réalisés. Ils sont très fidèles au style original et on n’est jamais dépaysé. Cependant, Conrad ne peut pas exprimer un style personnel au risque de choquer les lecteurs les plus fanatiques.

L’édition est irréprochable avec un album cartonné dans la tradition franco-belge.

 

En conclusion, Astérix et la Transitalique est un bon album qui est largement au niveau de la série. On pourrait cependant souhaiter que le scénariste sorte de la zone de confort traditionnelle pour proposer des albums plus polémiques. Pourquoi ne pas faire un album contre le racisme ou sur la crise des migrants ?

Fan de l’univers ? N’oubliez pas que l’adaptation du dessin animé Les 12 travaux d’Astérix est paru en album !

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