Mermaid Project 5 : Fin de cycle, mais pas fin de série !

Mermaid Project 5 : Fin de cycle, mais pas fin de série !

L’épisode 5 de Mermaid Project vient de paraître chez Dargaud et marque la conclusion du premier cycle d’une série d’anticipation, d’action et d’espionnage classique mais efficace.

A l’instar des épisodes précédents, le quatrième s’achevait en laissant au lecteur un petit goût d’impatience et une grosse envie de découvrir enfin le dénouement de cette aventure pleine de péripéties et de rebondissements. Et l’on n’est pas déçu. Si le rythme s’était toutefois considérablement ralenti dans la seconde moité du précédent album, l’épisode 5 repart sur les bases plus habituelles du récit d’action. Le scénario n’est cependant pas particulièrement innovant. Au contraire, on peut même le trouver convenu par rapport aux propositions de départ. Et la conclusion, qui ne surprendra malheureusement personne, est somme toute trop conventionnelle, et peut-être un peu trop gentille en regard de ce qu’on a lu pendant quatre albums. On aurait notamment souhaité que les scénaristes prennent plus de risques avec certains personnages.

Il n’en reste pas moins que dans l’ensemble, Mermaid Project se situe tout à fait dans la pure tradition de la bande-dessinée franco-belge d’aventure telle qu’on pouvait la trouver autrefois dans le Journal de Spirou ou Pilote (moins dans le Journal Tintin). C’est d’autant plus vrai que le dessin de Fred Simon est toujours aussi irréprochable, capable de convaincre autant les amateurs de ligne claire que les aficionados du style comique ou ceux du style réaliste. On est cependant déçu, et ce depuis l’épisode 4 (cf. la longue traversée à la nage), par une mise en couleur beaucoup plus fade que celle des trois premiers tomes, aux teintes plus marquées et aux couleurs plus vives. Ici, l’emploi permanent d’un « filtre gris » ternit beaucoup trop le rendu chromatique.

Mermaid Project constitue donc une bonne série d’aventure qui, si on lit les cinq albums d’affilée, ne laisse aucun répit au lecteur. Et malgré ses quelques défauts scénaristiques, on ne décroche pas un seul instant de ce récit très bien structuré (le défaut majeur étant la situation chronologique de cette histoire aux alentours de 2050. Il aurait été plus plausible qu’elle se déroule vers 2110). Si elle n’est pas incontournable, elle a le mérite de savoir capter l’attention et de ne pas vous lâcher avant d’en connaître la fin. Un bon divertissement.

A noter que la première édition de cet ultime épisode du premier cycle permet de découvrir les trois premières planches en noir et blanc du prochain, annoncée en deux albums de 62 planches.

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