Icônes américaines au Grand Palais

Icônes américaines au Grand Palais

L’exposition Icônes américaines a ouvert ses portes le 8 avril dans la galerie Sud-Est du Grand Palais jusqu’au 22 juin. Une réunion de chefs-d’oeuvre du San Francisco Museum of Modern Art (SFMOMA) et de la collection Fisher exceptionnelle en France.

Ce ne sont pas moins de 49 œuvres présentées dans cette exposition, provenant toute d’une des plus importants fonds de la fin du 20ème siècle. Il s’agit de pièces emblématiques de l’art contemporain issue du SFMOMA et de la collection de Donald et Doris Fisher, les fondateurs de la marque de vêtement GAP. Fondé en 1935, le SFMOMA est le plus ancien musée d’Art moderne des Etats-Unis après celui de New York. Il est fermé depuis 2013 pour travaux d’extension, permettant ainsi à son fond de voyager jusqu’à nous.

Parmi les artistes représentés, on peut compter de grands noms comme Alexander Calder, Andy Warhol, Roy Lichtenstein, mais aussi d’autres, peut être moins connus du grand public dont les créations interpellent et viennent aujourd’hui se confronter au public français. 14 artistes, un dialogue et un échange particulier dans un parcours intimiste et épuré. Pas de thématique, mais une succession d’alcôves réunissant les œuvres d’un ou deux artistes à chaque fois (3 à 7 œuvres par artistes) et permettant des interrogations sur l’évolution de l’art à la fin du 20ème siècle.

Le visiteur est accueilli par les mobiles de Alexander Calder. Une belle mise en bouche dans un espace sobre. S’enchaînent ensuite peintures, sculptures, installations rares et singulières. Ellsworth Kelly illustre le développement de l’abstraction. On navigue ensuite entre minimalisme, pop-art et conceptualisme représenté par Carl André, Dan Flavin, Donald Judd ou encore Sol Lewitt. On retrouve les œuvres de Richard Diebenkorn, Brice Marden, Agnes Martin et Cy Twombly pour définir l’abstraction picturale. Les tableaux de Chuck Close répondent aux images de Roy Lichtenstein de façon évidente dans une démarche graphique troublante. Philip Guston quant à lui vient compléter cette exposition face aux toiles de Richard Diebenkorn, répondant de façon pertinente à la démarche propre de l’art minimale et de l’abstraction. La pièce du fond de la Galerie est consacrée à Warhol : une mise en valeur non négligeable du chef de file du pop-art avec la présente non négligeable de la Red Liz, des Two Jackies ou encore de Tunafish Disaster ou du Silver Marlon.

Cette exposition, très courte puisqu’il ne vous faudra même pas une heure pour en faire le tour, est un aperçu intéressant, complexe et résumé de l’art contemporain américain des années 60 à nos jours. Elle s’attache d’avantage à présenter quelques artistes avec leur singularité et leur force créatrice, mettant en lumière leurs préoccupations plus qu’un courant artistique en particulier. Succincte donc, mais riche de par sa rareté et son côté exceptionnel.

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