Le musée du Louvre célèbre Eugène Delacroix

Le musée du Louvre célèbre Eugène Delacroix

Presque un demi-siècle après la rétrospective commémorant le centenaire de la mort d’Eugène Delacroix (1798-1863), le Louvre consacre à nouveau une grande exposition où seront rassemblés, aux cotés des œuvres permanentes signées du maître, des tableaux venant de nombreux musées.

 

Une exposition internationale

Cette exposition est l’occasion de réunir 180 œuvres – dont une majorité de tableaux mais également des estampes et  des dessins d’Eugène Delacroix, retraçant les moments importants de sa vie d’artiste. Outre les chefs-d’œuvre du Louvre, l’exposition présentera également des tableaux issues des collections des musées français (Lille, Bordeaux, Nancy,  Montpellier) mais aussi étrangers provenant des États-Unis, de Grande-Bretagne, d’Allemagne,  du Canada, de Belgique, de Hongrie.

Eugène Delacroix naît le 7 floréal an VI (26 avril 1798) près de Paris, dans une famille bourgeoise de la fin du XVIIIe siècle. Son père est un haut fonctionnaire, ministre pendant la Révolution puis préfet sous le Premier Empire jusqu’à sa mort prématurée en 1805. Sa mère est issue d’une longue lignée d’artiste dont son père, ébéniste de renom apprécié de Louis XV. Formé durant son adolescence dans l’atelier du peintre néoclassique Pierre Guérin, Eugène Delacroix fait la rencontre de Théodore Géricault qui se rendra célèbre en présentant à l’exposition universelle de 1819 le célèbre Radeau de la Méduse.

Grand admirateur de Géricault, Delacroix suit les pas de son aîné en exposant à son tour son premier chef d’œuvre, La Barque de Dante acheté par l’État pour les collections du musée du Luxembourg puis transféré au Louvre.

La Barque de Dante, 1822, Huile sur toile, h/t 189 x 241,5 cm

Viennent ensuite des œuvres comme Les Massacres de Scio faisant écho aux exactions perpétrées en 1822 par les Ottomans lors de la guerre d’indépendance grecque, La Mort de Sardanapale, roi mythique d’Assyrie, ou La liberté guidant le peuple commémorant la révolution des Trois Glorieuses en 1830. Ces œuvres, toutes peintes dans la première décennie de sa carrière, propulsent le jeune peintre comme le principal protagoniste de la nouvelle peinture française.

Scène des massacres de Sci (Chio), 1824, Huile sur toile, h/t 419 x 354 cm

 

La mort de Sardanapale, 1827, Huile sur toile, h/t 392 x 496 cm

L’exposition retrace les trois grandes périodes artistiques qui marquèrent la longue carrière du peintre. La première partie traite de la décennie 1822-1832 est à la fois marquée par l’influence du romantisme et les audaces par lesquels le jeune peintre conquiert la célébrité. La seconde partie de 1835 à 1855, est caractérisée par la peinture de grand décor mural où le monumental et le décoratif conviennent parfaitement aux palais parisiens : le palais Bourbon, le Luxembourg, l’Hôtel de Ville et bien sûr le Louvre avec les décors peints de la galerie d’Apollon. Au faîte de sa renommé une rétrospective lui est consacrée lors de l’Exposition universelle de 1855 à Paris. La  dernière partie s’attache enfin aux dernières années, jusqu’à sa mort en 1863. Plus difficiles à appréhender, ces œuvres tardives, qui ont parfois déroutées ses contemporains, sont marquées par la prégnance du thème de la mémoire et une ouverture au paysage.

L’un des grands mérites d’Eugène Delacroix fut d’ailleurs sa capacité à se renouveler sans cesse dépassant les clivages notamment celui entre romantisme et classicisme. La production picturale de Delacroix inspirée et novatrice s’appréhende comme un écho aux grands phénomènes artistiques de son temps se répercutant ainsi dans les œuvres de Manet, Cézanne ou Courbet.

 

INFORMATIONS PRATIQUES

Du 29 mars au 23 juillet

Hall Napoléon, Musée du Louvre.

Horaires : de 9h à 18h, sauf le mardi. Nocturne mercredi et vendredi jusqu’à 22h. Tarif unique d’entrée au musée : 15 €

 

A VOIR AUSSIMUSÉE DELACROIX Une lutte moderne. De Delacroix à nos jours

En lien avec la rétrospective présentée au musée du Louvre, le musée Delacroix consacre une exposition aux peintures murales faites par l’artiste pour l’église Saint-Sulpice, récemment restaurée par la Ville de Paris.

Les peintures de la chapelle des Saints-Anges de l’église Sainte-Sulpice furent achevée deux ans avant la mort de l’artiste en 1861. Le visiteur pourra contempler au plafond Saint-Michel terrassant le dragon, à sa droite Héliodore chassée du Temple et sa gauche un autre thème biblique, La lutte de Jacob avec l’ange.

Héliodore chassé du Temple, 1853-1863, Peinture à l’huile et à la cire sur plâtre, h/t 700 x 475 cm, détail

 

11 avril – 23 juillet 2018

Musée National Eugène Delacroix

6 Rue de Furstenberg, 75006 Paris

Horaire : de 9h30 à 17h30, fermé le mardi

 

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