Biennale des antiquaires

Biennale des antiquaires

Du 11 au 21 septembre, la nef du Grand Palais accueille la Biennale des antiquaires. Un lieu prestigieux pour une manifestation qui l’est tout autant. Just Focus était invité hier à l’inauguration.

Moquette douce et moelleuse, fontaine à l’entrée, ambiance « jardin de Versailles », la Biennale est une exposition/vente des plus exceptionnelles et improbables qui soient. Cette année, ce sont plus de 80 antiquaires et joailliers réunis sous la splendide verrière du Grand Palais qui viennent rivaliser en présentant des objets et d’œuvres d’arts, sélectionnés avec soin parmi les plus rares. Au-delà du luxueux marché que représente cet événement, la Biennale est aussi l’occasion de contempler des pièces que vous ne verrez jamais dans les musées.

Chaque galerie possède des collections surprenantes de tableaux, dessins, meubles, sculptures, livres, manuscrits, bijoux associés à des grands noms de l’histoire de l’Art. C’est un ravissement pour les yeux, connaisseurs ou non, et on peut s’amuser au fil des allées à relever les pièces de maîtres : Picasso, Brueghel, Gericault, Botticelli, Magritte, Klein, Warhol, SoulageLettre de Baudelaire, édition original de Descartes, gravures de Goya… Mais aussi art premier, antiquités grecques, romaines, égyptiennes, chinoises, statuettes olmèques ou mayas, armures japonaises… Enfin rivières de diamants chez Cartier, Boucheron, Dior, Van Cleef & Arpels, Chanel, Piaget, Bulgari

      

      

En parcourant les allées, on saute d’un siècle à l’autre, on s’arrête avec émerveillement et on prend le temps d’échanger avec les antiquaires qui sont des puits de connaissance sans fond. Ainsi, on découvre un cabinet de curiosité exposant maquettes navales, pipe en écume, instruments astronomiques et pipes à opium. On parle avec un autre de cette édition 1520/1530 du Testament de François Villon. Bien que la cible de cette manifestation soit une clientèle aisée, les curieux et amateurs d’art pourront profiter des lieux pour se cultiver au contact de ces érudits qui restent accessibles et toujours loquaces lorsqu’il s’agit de parler culture.

Lors de l’inauguration, les grands points d’affluences restent les joailliers où l’ont retrouve les visiteurs les plus fortunés, vêtus de vêtements de haute couture, qui se pressent devant les vitrines scintillantes de Van Cleef & Arpels ou de Wallace Chan. Mais les échanges et les discussions les plus passionnantes ont lieues en marge de cette exubérance. On entend parfois le prix d’une oeuvre (à 5 ou 6 chiffres en général) prononcé discrètement et on soupire lorsque l’on voit une petite pastille rouge disposée à côté d’un tableau, signe d’une vente en cours ou de l’intérêt d’un acheteur.

  

On notera aussi la présence des maîtres d’art, venu présenter et proposer leur savoir faire dans le but de restaurer et conserver les achats qui seront fait lors de cette rencontre internationale du marché de l’art.

Bien que l’entrée à cet événement coûte relativement chère (il faut compter 30 €), je recommande aux amateurs d’œuvres d’art d’y aller pour s’enrichir et rêver devant ces pièces de musée inaccessibles. Mais attention, vous n’avez qu’une semaine pour en profiter. Vous pouvez aussi envisager d’y aller en nocturnes le jeudi 11, mardi 16 et jeudi 18 septembre !

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