L’art à Bali

L’art à Bali

Chef-d’œuvre de la nature, Bali offre inlassablement et depuis des siècles des spectacles éblouissants à qui la parcoure.

Le beau appelant le beau, l’art appelant l’art, il était normal qu’au sein d’une telle splendeur, la vie balinaise en fût imprégnée dans ses moindres recoins et sous de multiples formes. Théâtre, danses, musiques, peintures, sculptures, joyaux d’architecture peuplent, en harmonie avec la majesté du cadre naturel, le quotidien des balinais où l’esthétique et le spirituel supplantent bien souvent la matérialité de l’existence.

 

Le Wayang Kulit, marionnettes de cuir et savoir sacré

Le théâtre de marionnettes, le Wayang Kulit,  est l’une des formes les plus anciennes d’expression artistique à Bali. Le Dalang, homme de grand savoir, est le seul maître de ce théâtre d’ombres. Il met en scène et anime seul les figurines de cuir élaborées avec art par ses soins. Porteur de morale et de sacré, le Wayang Kulit, au-delà du divertissement très couru  qu’il procure à tous les niveaux de la société, dispense avec joie de vivre et truculence les enseignements spirituels de la culture hindouiste et s’est vu inscrire par l’UNESCO au rang des Chef-d’Oeuvres du Patrimoine Oral et Immatériel de l’Humanité.

 

Ubud, centre artistique et culturel

Si l’art est indissociable de la vie balinaise, il tient une place particulièrement prépondérante à Ubud, village intérieur niché entre montagnes et mer au nord est de Denpasar, où se concentrent musées d’œuvres d’art, palais et jardins à l’architecture recherchée et raffinée et où danses et musiques habitent l’espace encore plus qu’ailleurs. Le musée Neka expose plus d’un siècle d’œuvres, pures splendeurs, qui donnent, tout comme celles du musée Agung Rai et celles du musée Puri Lukisan, la mesure de la densité et de la profondeur de la culture et de l’imaginaire balinais. Chaque soir, dans les rues ou dans l’enceinte de l’un des somptueux palais, la magie des spectacles de musique et de danse se renouvelle et élève les âmes entre terre et ciel, proche des dieux.

 

Musique

Omniprésentes dans la vie balinaise, la musique et la danse accompagnent et animent les cérémonies, rites, danses et représentations théâtrales qui rythment au quotidien la vie balinaise.

Transmise oralement aux enfants dès le plus jeune âge, la musique se joue au sein des « gamelans », orchestres d’instruments de percussions très variés, souvent en bronze, sur lesquelles viennent parfois se superposer des sons d’instruments à cordes et à vent tels que cithares et flûtes en bambous. Il se dénombre à Bali pas moins de vingt-cinq types d’instruments à percussion, les gamelans, qui ont donné leur nom à l’orchestre et parmi lesquels figurent des tambours à son fixe et des instruments mélodiques tels que des métallophones, cymbales, xylophones qui se jouent à plusieurs et qui sont fabriqués de sorte à s’accorder entre eux afin de créer des ensembles complexes aux tons et rythmes singuliers qui font écho à ceux de la nature. Apparus à Bali au treizième siècle sous l’influence de l’empire de Java, les gamelans ont traversé les siècles et la qualité de leur musicalité n’a pas échappée à bon nombre de compositeurs occidentaux dont Claude Debussy, Eric Sati et bien d’autres depuis qui en ont enrichi leurs propres compositions.

 

Danses traditionnelles de Bali

 

La danse du Legong

C’est au son des gamelans que se jouent les différentes formes de théâtres de danses Balinaises. La plus représentée est sûrement celle du Legong, danse d’un grand raffinement qui met en scène souvent de très jeunes danseuses parées de somptueux costumes d’or et de soie. Par une gestuelle très gracieuse et très codée, elles racontent une histoire à l’issue heureuse où les forces du mal succombent à la puissance de l’amour et du bien.

 

La danse du Barong

La danse du Barong, remarquable par ses costumes et ses masques, exprime l’universel  conflit entre les forces du bien et du mal. Le bien, incarné par le Barong, animal mythique à tête de lion, et le mal, personnifié par la sorcière Rangda, s’opposent dans une lutte sans fin dont ni l’un ni l’autre jamais ne triomphe et qui s’achève souvent sur les  danseurs exorcisant l’éternel duel par la transe.

 

Île des dieux

Minuscule émergence au cœur de l’océan indien, Bali semble bien être l’enfant prodigue de ces dieux dont on l’a dit issue, et touchée par la grâce, la vie qu’elle y engendre, plus vraiment terrestre, plane en apesanteur dans l’univers inspiré et magique de l’imaginaire et du beau.

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