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Critique de « Kaboul Kitchen », nouvelle série « création originale » Canal+!
Proposer de l’alcool et montrer des filles en bikini le bord d’une piscine en plein centre de Kaboul, capitale de l’Islam, ça vous tente ? L’idée peut paraître folle, et c’est bien là tout l’intérêt de cette nouvelle série « création originale », proposée par Canal+ le lundi soir : « Kaboul Kitchen » !
Voici le pitch :
Afghanistan 2005. Georges Bush est président des États-Unis, Jacques Chirac est président de la France et Jackie, patron du resto « Kaboul Kitchen ». Tous les expats y viennent faire la fête. Quand sa fille débarque, Jacky ne la reconnaît pas. Et pour cause il ne l’a pas vue depuis 20 ans ! Elle est venue faire de l’humanitaire. Lui est là pour faire du fric !
Les trois premiers épisodes de la série ont été diffusés lundi dernier. Difficile d’y échapper, pour tout abonné de Canal+ (un trailer passé en boucle à chaque « entre deux programmes » sur la chaîne depuis plus d’un mois). Alors on se dit : « pourquoi pas ? » Après tout, les créations originales de Canal+ ont jusque-là connu un succès certain et non immérité (Borgia, Braquo, Engrenages…). En partant de ce constat, décider de regarder « Kaboul Kitchen » ne constitue pas un risque démesuré. Et puis, quel concept intriguant !
Alors oui ! J’ai regardé « Kaboul Kitchen » ! Et bien m’en a pris. Dès le début du premier épisode, on est directement plongés dans le « Kaboul Kitchen », heure de pleine bourre. Il y a foule, alcool à profusion et piscine qui ne demande qu’à être bien remuée. Le « Kaboul Kitchen », c’est avant tout cela, un bar où les expats’ se retrouvent en pagaille pour profiter du seul endroit de la ville où l’alcool est toléré. « C’est cher, ça pue, mais il n’y a pas de meilleur endroit à 1000 km à la ronde », diront certains.
Le plus fou dans tout cela, c’est que les scénaristes (Allan Mauduit et Jean-Patrick Benes) se sont inspirés d’une histoire vraie. Celle de Marc Victor, créateur de « l’Atmosphère », authentique restaurant français installé à Kaboul. Et même si « Kaboul Kitchen » joue dans la surenchère, tout n’est pas si dénué de vérité. Dans « l’Atmosphère », on a aussi une piscine, des expats’, des alertes attentats et un vestiaire où laisser ses armes.
Qu’en est-il du casting ?
Gilbert Melki et Simon Abkarian.
On ne s’arrêtera pas sur tous les personnages, mais sur ceux qui méritent qu’on s’y attarde. Commençons par Gilbert Melki ( « la vérité si je mens 3 », actuellement au cinéma), qui tient ici le rôle principal, celui du patron du « Kaboul Kitchen ». Dans le rôle de l’occidental expatrié depuis de nombreuses années, Gilbert Melki ne nous étonne pas. Cela pourrait sembler négatif, dit ainsi. Eh bien détrompez-vous. Cela ne nous étonne pas car le rôle lui colle tout simplement parfaitement. Celui du « gars » qui a tout vu, tout connu, qui est infiniment sûr de lui et qui a tendance à prendre la population de son pays hôte pour des simples d’esprit, bernables à souhait. Dans son restaurant (voir plus), c’est lui le patron et personne n’oserait prétendre le contraire (si ce n’est sa fille fraîchement arrivée de Paris). Une interprétation pleine de malice absolument remarquable.
Que dire ensuite de Simon Abkarian (qui prête sa voix actuellement à l’un des personnages de « Zarafa ») dans le rôle du galonné afghan ? Ce dernier est davantage une caricature, ne nous mentons pas. Qu’à cela ne tienne, Simon Abkarian est à l’aise comme jamais en général imbus de sa personne. Sa fermeté n’a d’égal que son sens de l’humour. Il est, après ces trois premiers épisodes, encore entouré de mystères. Il est pour l’instant difficile de discerner s’il est un « gentil mauvais » ou bien un «mauvais gentil ». Simon Abkarian en fait quoi qu’il en soit un personnage indispensable à la série pour le moment.
Pour ce qui est du reste du casting, vous serez certainement enchantés par les membres du service du restaurant. « Habib », interprété par Fayçal Azizi, est serveur au « Kaboul Kitchen », mais il est avant tout le maître des répliques cultes : « On est complètement complets », « ça craint du cul patron » ou encore « je serai vigilant comme la tourterelle » !
Voilà pour ce qui est du casting. Et mon avis général sur les trois premiers épisodes de la série ?
Chaque épisode dure environ 25 minutes, et ces 25 minutes passent bien vite à mon goût. On ne s’ennuie pas. On sourit, on se « marre » bien même, mais on ne s’ennuie pas. Pas le temps pour ça. Grâce à un casting profilé à la perfection et un scénario original et plein d’humour, « Kaboul Kictchen » est parvenu à marier « militaires », « humour » et « religion » dans une série qui se veut pour le moment très bonne.
Qui a dit que les français n’étaient pas capables de faire de bonnes séries ?
Merci qui ? Merci Canal+ !
Rendez-vous lundi soir !
L. Lewis





En plein dedans et je suis d’accord dans l’ensemble ! Attendons de voir la suite du coup
Un bon début en somme.
ça « craint du cul » de devoir attendre la suite.
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