Quelle curieuse idée de rebooter une franchise comme Spiderman dix ans seulement après le premier épisode de la saga de Sam Raimi. Certaines mauvaises langues diront que c’est pour se faire un max de pognon. Ce serait mal connaitre les producteurs hollywoodiens qui privilégient l’art …ouais bon ok, c’est pour le fric.
Alors reste à savoir comment faire un œuf au plat original avec comme base, un œuf ! « Il faut le sublimer » dirait le jury lambda d’un top-master chef presque parfait ! Autrement dit, il faut changer un peu l’emballage et le tour est joué.
Les studios Marvel ont choisit de confier ce reboot à un jeune réalisateur talentueux auteur de la seule comédie romantique (500) jours ensemble, Marc Webb (La tentation du jeu de mot du nom de famille est trop forte et soucieux de ne pas faire comme tout le monde, je ronge mon frein). Celui–ci adapte le scénario de Steve Kloves (scénariste des Harry Potter) exposant une version quelque peu différente de la version Raimi et en propose une variante moins second degré et plus adulescente.
Andrew Garfield, remarquable dans Boy A (John Crowley) et The social network (David Fincher) incarne un Peter Parker moins tête à claque et plus romantique avec son menton prognathe et son coté rebel without a cause. On comprend alors qu’il séduise aisément Gwen Stacy, jeune camarade qui sera vite mise dans la confidence de sa double identité.
Webb remonte jusqu’à la disparition mystérieuse de ses parents alors qu’il était enfant et la relation particulière qui le lie au professeur Connors (Rhys Ifans), ancien ami de Parker Senior et futur super méchant/Lézard.
Exit Mary Jane, exit les métaphores (très réussies) des super-pouvoirs et de la puberté, Nolan et Batman étant passés par là , The amazing Spiderman se recentre sur une intrigue plus réaliste et plus proche des dernières années du comics. Ainsi, selon les puristes, dont je ne suis pas, le jeune Peter Parker se fabrique enfin un bracelet tisseur et ne sort plus sa toile de ses poignets, ce qui était une HERESIE ! (toute raison gardée…)
Le film passe heureusement rapidement sur la genèse de Spiderman, car encore très frais dans l’esprit des spectateurs, et se concentre sur le combat contre le super vilain Le Lézard/ Dr Connors. Webb, malgré quelques bonnes idées (notamment les passages du tisseur en vue subjectives rares mais très impressionnantes) ne parvient pas à retrouver la dextérité et le coté épique de Raimi dans les scènes d’actions, mais livre un film divertissant et doué d’un casting parfait.
Il ne reste plus aux studios Marvel et Sony qu’à trouver un accord concernant les droits d’exploitations pour intégrer l’homme araignée aux Avengers, comme c’est le cas dans les comics, ce qui laisse entrevoir une nouvelle décennie de super héros au cinéma.
Ps : Quand Spiderman va sur internet, il surfe sur Marc Webb…(désolé)
Philistin Mignou






J’ai vue le film recemment, c’est une tuerie !
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